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’’LA VERTU EST AU MILIEU’’

 ’’LA VERTU EST AU MILIEU’’
’’LA VERTU EST AU MILIEU’’

Loin de tout endoctrinement Ould Maham exhorte dans une nouvelle publication, que je vous conseille vivement de lire, la jeunesse de son pays, à s’armer de la foi en ALLAH, qui est le seul rempart assuré aux germes de perplexité ou de contestation qui pourraient conduire à l’hérésie, sinon à l’incroyance. DaD.

Que ceux de nos jeunes qui sont éblouis par le mouvement d’irréligion comprennent ce qui suit :

La fois en ALLAH est d’abord, comme en témoigne les chefs de file de l’athéisme, un besoin humain avant d’être une affaire de connaissance. C’est – dit Albert Camus – un  sentier raboteux, et pénible qu’il serait difficile de pratiquer, sans l’aide de la religion, de l’amour, ou de l’art.

La foi en ALLAH ne peut en aucun cas être comprise comme un thème rationnel, et ce n’est pas la raison qui puisse guider jusqu’à elle. Comment donc cet entendement qui est en soi limité, et descriptible saurait-il appréhender l’infini sans limites et l’indescriptible absolu. Et c’est d’ici que c’est établie la première règle de la foi, celle de l’existence d’un monde invisible. Seule la religion offre une promesse pour l’au-delà, et c’est cette promesse qui donne son plein sens à la vie, qui se traduit dans un enchaînement de phénomènes aboutissant à un résultat déterminé, qui à son tour s’occupe de lui donner un terme appelé destinée qui le  circonscrit dans le temps. Toute conception autre que la religion renvoi dans le meilleur des cas, à un effort vain, et sans objet, ou vers une destinée nihiliste, et frustrante.

 Tolstoï  s’extasie et écrit : ‘’Il y aurait belle et bien un jour de résurrection au cours duquel nous nous retrouverions debout entre les mains de celui qui sait tout(ALLAH). Et c’est à cet instant seulement, que nous comprendrions tout ce que nous n’avons pas jusqu’ici compris.’’ La religion a hissé très haut le socle des principes moraux en ordonnant les sanctions répressives non seulement ici-bas, comme c’est le cas avec la base réglementaire, mais l’a renforcé par des sanctions dans l’au-delà.une initiative répressive qui surpasse sans le rejeté le blocage subjectif  dont l’homme est prémuni. 

 ’’LA VERTU EST AU MILIEU’’
’’LA VERTU EST AU MILIEU’’

Intenter un procès à la religion à partir de la vision, qu’on a du comportement de ses adhérents ou de leur pratique, ou même du concept, ou de l’essence qu’ils se font d’elle, est une formule où il y a une grande par d’injustice, et d’arbitraire. La foi, qui est du début à la fin, une expérience personnelle, d’un point de vue conjoint entre mystiques et adeptes de la gnose, peut s’enrichir de l’expérience de l’autre dans sa progression vers Dieu, sans pour autant faire de cette expérience un fondement et un pivot, lesquels sont considérés comme la finalité de la seule foi. Et partant, la foi reste une expérience personnelle, et une œuvre sans cesse renouvelée dans notre cheminement vers Dieu.

Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim

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Santé

Voici le DG de l’unique hôpital de la capitale Nouakchott non affecté dans le dernier mouvement

Dr El Moustapha Ould Abdallah
Dr El Moustapha Ould Abdallah avec le Pr Nouira Yassine

Voici le DG  de l’unique hôpital de la capitale Nouakchott non affecté dans le dernier mouvement

Les différents départements des hôpitaux et centres hospitaliers de la capitale Nouakchott avaient connu dernièrement d’importants changements.

En effet, tous leurs Directeurs Généraux et leurs Adjoints avaient été limogés sinon affectés à la tête de nouvelles structures hospitalières.

Mais une exception confirme cette règle. En effet, ce séisme intervenu au lendemain d’une visite effectuée par le président Ould Ghazouani au Centre Hospitalier National et quelques semaines auparavant, au Centre Hospitalier Cheikh Zayed, n’a pas été élargi au Centre Hospitalier de l’Amitié d’Arafat.

Ce qui a conduit les observateurs et les analystes à rendre un vibrant hommage au gigantesque travail abattu par le patron de l’hôpital « Sadagha », en l’occurrence Dr El Moustapha Ould Abdallah.

Son maintien dans ses fonctions est perçu comme une marque de distinction particulière faite sans tambours ni trompettes, par les autorités supérieures du pays à l’homme, en récompense à ses efforts inlassables pour hisser cette structure vers la perfection conformément au projet de société « Taahoudaty » du Chef de l’État.

Dr El Moustapha Ould Abdallah est bien apprécié tant par le personnel de l’hôpital, les patients que par leurs accompagnateurs, en raison de sa serviabilité et son attention illimitées, son ouverture d’esprit et de cœur, son sérieux, son engagement et sa ferme volonté à mettre tout ce monde dans d’excellentes conditions.

traduit par Rapide info

source: Tidjikja info

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La CVE/V-R exige l’officialisation des langues négro-mauritaniennes

La CVE/V-R exige l’officialisation des langues négro-mauritaniennes

La Coalition Vivre Ensemble Vérité et Réconciliation (CVE/V-R) a réitéré dans un communiqué, le l’exigence de la réhabilitation de l’Institut et l’officialisation des langues pulaar, sooninke et wolof pour qu’elles trouvent pleinement leur place non seulement dans le système éducatif mais aussi dans tous les domaines de la vie nationale.

La Coalition Vivre Ensemble / Vérité – Réconciliation – qui s’exprime à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la langue maternelle (21 février 2020) – tient à rappeler l’Etat mauritanien à ses responsabilités quant à la place réservée aux langues négro-africaines et aux cultures qu’elles véhiculent dans l’espace public national.

« Ces langues sont exclues de la sphère scolaire depuis l’arrêt arbitraire de leur expérimentation en 1999 dans l’enseignement fondamental et la transformation de l’Institut des Langues Nationales en un département folklorique de l’Université de Nouakchott, indique la CVE / V – R ».

« L’Etat a par ailleurs, dans le cadre de la libéralisation des ondes, refusé à leurs locuteurs toute possibilité d’ouvrir des stations privées de radio ou de télévision. Ces langues, en effet, feraient désordre dans le paysage audiovisuel mauritanien entièrement dévolu à la promotion de l’arabité du pays. »

« L’Assemblée nationale, qui vient d’instituer une traduction systématique entre les langues nationales pulaar, sooninke et wolof et la langue arabe, dispose d’une chaîne de télévision dont ces langues demeurent encore exclues. Cela en dit long sur la volonté du parlement de promouvoir l’usage des langues nationales, surtout quand l’on sait que la traduction n’est pas assurée entre ces dernières. »

« L’Etat mauritanien se doit donc de se départir de cette volonté inavouée d’assimilation qui sous-tend ses fondements et qui confine tous les citoyens non arabes du pays au rang de citoyens de seconde zone. Il est impératif que ceux qui nous gouvernent fassent de la reconnaissance du droit à la diversité culturelle une réalité concrète, palpable, seul gage d’une Mauritanie une et plurielle conformément à ses engagements nationaux et internationaux. »

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Les maladies de la mère et de l’enfant prépondérantes dans le plan d’action 2020 du ministère de la santé

Les travaux du 13e congrès de la Société mauritanienne de Pédiatrie ont débuté, vendredi à Nouakchott.

Les maladies de la mère et de l'enfant prépondérantes dans le plan d'action 2020 du ministère de la santé
Les maladies de la mère et de l’enfant prépondérantes dans le plan d’action 2020 du ministère de la santé

Le congrès se tient à un moment où la Mauritanie vit des réformes, des programmes et chantiers de travail riches et variés dans tous les domaines, dans le cadre de l’exécution du programme Taahouday «Mes engagements » du Président de la République, M. Mohamed Cheikh El Ghazouani.

Le programme du congrès prévoit l’examen d’un certain nombre de sujets : la tuberculose chez les enfants, problématique des enfants autistes, prise en charge du nouveau-né, la gastrologie chez les enfants et les cardiopathies héréditaires.

Supervisant l’évènement, le ministre de la santé, Dr. Mohamed Nedhirou Ould Ahmed, a souligné que les maladies maternelles et infantiles occupent une bonne place dans le plan d’action du secteur de la santé pour l’année 2020.

Il a ajouté que le ministère de la santé accorde un intérêt particulier à la formation continue des staffs médicaux et que le présent congrès s’inscrit dans le cadre de cette optique, notant que la priorité sera ultérieurement accordée à ce genre de rencontres compte-tenu de leur apport en matière de renforcement de compétences techniques des ressources humaines.

Dr. Hamed a enfin précisé que les recommandations sanctionnant le congrès seront prises en compte par son département dans son plan quinquennal, dont les consultations débuteront dans les six premiers mois de 2020.

Pour sa part, le président de la Société mauritanienne de Pédiatrie, Pr. Isselmou Ould Khalifa, a précisé que le congrès constitue une tribune annuelle pour les spécialistes pour exposer leurs recherches et conclusions scientifiques.

Il a enfin précisé que le congrès verra cette année la participation des gynécologues et cardiologues pour animer des ateliers traitants des maladies en liaison avec la santé de la mère et de l’enfant afin d’assurer la santé et le bonheur de tous les membres de notre société.

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Tourisme culturel

La Mauritanie a la chance d’avoir l’arabe : langue du Coran et creuset de la civilisation arabo-persane. Contrairement à nos voisins, la France a trouvé chez nous une langue parlée et écrite par des gens dont les ancêtres étaient  des colons en Espagne durant 8 siècles.

Tourisme culturel
Tourisme culturel

Si le monde a eu accès à la culture grecque, c’est grâce aux arabophones comme Averroès (Ibn Ruschd). Il a appris le grec pour exploiter et enrichir les écrits d’Aristote qui ont profité aux romains. C’est donc en allant vers l’autre que l’on peut avoir sa science.

L’Histoire nous a apporté le français. Nous en avons fait un outil de travail sans nous préoccuper de son aspect colonial. En fait le français n’est pas une exclusivité française: 45 prix Nobel le parlent, ainsi que tous nos voisins. Dans ce monde globalisé la notion du colon a disparu.

Le festival des villes anciennes aurait boosté le tourisme culturel, s’il ne s’était pas mué en show. C’est pourquoi il n’a pas drainé les foules de touristes espérées par ses organisateurs. Nous devons nous inspirer des idées adoptées par les géants du tourisme (France, Espagne, USA, Italie, chine). Il s’agit d’offrir au visiteur une exclusivité qu’il ne trouvera pas ailleurs. Si ces grandes destinations ont la tour Eiffel,Alambra,Time square,La muraille nous avons Tergit, Richat, Benamira ,Arguin.

Tourisme culturel
Tourisme culturel

Nous avons  une spécificité qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde: tous nos ménages sont des mini motels potentiels. Notre hospitalité légendaire nous permet d’accueillir plus de visiteurs que les grands pays. Cette capacité d’accueil,mise à la disposition de notre patrimoine, est un atout pour être choisis. Nous communiquerons mieux pour que notre culture serve de vecteur d’attractivité au tourisme culturel.

Tout en apportant des fonds pour le pays hôte, les touristes enrichissent sa culture : manger avec la cuillère au lieu de le faire avec les doigts. Ou s’habiller simple au lieu de porter des mètres carrés de tissu aussi inutiles qu’encombrants. Ils amènent le changement de nos mentalités, frein du développement: le gavage des filles, le mépris du sport et l’abus non de pas l’alcool mais des viandes rouges nuisibles pour la santé. Manger au restaurant ou séjourner dans une auberge. Il y a peu ces habitudes étaient mal vues chez nous. Aujourd’hui ces comportements favorisent un tourisme intérieur créateur d’emplois.

La Mauritanie gagnerait à développer un tourisme culturel durable: en 1995, 135 touristes inauguraient le premier vol Paris-Atar. Entre 2004 et 2009 25000 touristes ont visité l’Adrar. Les raisons de cet afflux soudain: Marketing des agences? Peur du Maghreb? Amour du désert Il est difficile d’ignorer l’aspect universel qu’offre notre culture et l’attrait qu’elle exerce sur le touriste occidental. Nous aurons tort de laisser filer l’opportunité d’avoir une bonne part des deux milliards de touristes qui iront à travers le monde en 2030 et la fortune qu’ils dépenseront.

Elbouss

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Réaction algérienne à l’ouverture du Consulat Général ivoirien à Laâyoune

Réaction algérienne à l’ouverture du Consulat Général ivoirien à Laâyoune: Alger montre clairement qu’elle est bien partie prenante au conflit artificiel du Sahara marocain.

Réaction algérienne à l’ouverture du Consulat Général ivoirien à Laâyoune
Réaction algérienne à l’ouverture du Consulat Général ivoirien à Laâyoune

Le Ministère algérien des Affaires Etrangères ne s’est pas fait prier pour rappeler, le 20 février 2020, son Ambassadeur en poste à Abidjan et ce, en réaction morbide à l’ouverture, le 18 février 2020, par la Côte d’Ivoire d’une représentation consulaire à Laâyoune, chef-lieu du Sahara marocain.

Ce nouvel acte d’escalade anti-marocain orchestrée par les responsables algériens a reçu une réponse idoine aux allégations mensongères diffusées par Alger et celles de la presse de caniveau à sa solde par le Ministre ivoirien de l’Intégration Africaine, Monsieur Ally Coulibaly.

En effet, Monsieur Coulibaly a indiqué que l’ouverture d’un Consulat de Côte d’Ivoire à Laâyoune est conforme aux intérêts et valeurs de son pays et que celui-ci a pris une décision qu’il assume pleinement car elle fait partie de sa souveraineté et qu’elle est conforme à ses intérêts et à ses valeurs tout en réfutant toute forme de leçon de morale venant de qui que ce soit. « En Politique Etrangère, comme dans d’autres domaines, nous veillons à ne pas donner de leçons morales, et nous ne voulons pas non plus qu’on nous dise ce que nous devons faire ou ne devions pas faire », a-t-il affirmé.

La décision prise par le Gouvernement ivoirien d’ouvrir un Consulat Général s’inscrit en droite ligne dans le sens de l’Histoire et dans la continuité de position constante de la Côte d’Ivoire sur la marocanité du Sahara a souligné Monsieur Colibaly.

Le rappel de l’Ambassadeur algérien en Côte d’Ivoire « pour consultations » trahit surtout les allégations des responsables algériens, mainte fois répétées, revendiquant seulement le titre de « pays observateur » dans le conflit au Sahara marocain.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle colère de son voisin de l’Est fait l’affaire du Maroc en lui apportant en effet de nouveaux arguments pour pointer le rôle majeur d’Alger sur le dossier du Sahara marocain sur la scène internationale à savoir la responsabilité de l’Algérie sur ce dossier en finançant, abritant, armant et soutenant diplomatiquement le polisario.

De quel droit et du haut de quelle logique Alger, qui se gargarise à tout bout de champ du prétendu respect de la souveraineté des États et du principe supposé de non-ingérence, s’autorise-t-elle à fourrer son « NIF » (nez) dans une décision ivoirienne souveraine, qui plus est découlant de son intime conviction de la marocanité du Sahara ?

Tout simplement, les autorités algériennes sont de plus en plus désarçonnées par le rush diplomatique africain vers les provinces sahariennes marocaines, entamé à la mi-décembre 2019 par le gouvernement des Iles Comores et qui s’est poursuivi avec la Gambie, le Gabon, la Centrafrique, Sao Tomé-et-Principe et, prochainement, avec le Burkina Faso.

Avec cette démarche cavalière, il apparaît à l’évidence qu’Alger est l’unique partie prenante au conflit inventé de toutes pièces autour du Sahara marocain. C’est en effet la seule capitale au monde à protester contre l’ouverture de représentations consulaires dans les provinces sahariennes marocaines, Laâyoune et Dakhla. 

Ni l’ONU, ni le Conseil de Sécurité, ni aucune organisation régionale ou continentale, en Europe ou en Afrique, en Asie ou en Amérique Latine, n’ont trouvé à redire sur cette nouvelle dynamique diplomatique au Sahara marocain. 

Le régime algérien a pourtant mieux à faire que de perdre son temps à aller dans le sens contraire de l’histoire et de l’avenir. Désavoué par son propre peuple, dont les manifestations anti-régime bouclent ce vendredi, 21 février 2020, leur première année, ce régime en rupture de ban tente de faire diversion en réinventant le disque pourtant usé de l’ennemi Maroc.

Au final, la stratégie d’ouverture de représentations diplomatiques au Sahara marocain a révélé au grand jour le rôle majeur de l’Algérie dans ce dossier.

Quelle belle réponse cinglante du berger ivoirien à la bergère algérienne au point d’en faire tomber la jupette du Président algérien T.bone !

Farid Mnebhi.

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Sur cette photo il y’a 12 Ministres/ sur 28 issus de nos composantes nationales. Où est l’Apartheid ?

Sidi Mohamed Ould Maham
Sidi Mohamed Ould Maham

Sidi Mohamed Ould Maham

Honte à Birame !
Le front de tout bon patriote suerait de honte à entendre un député de l’assemblée nationale et du haut d’une tribune internationale attaquer son pays et le montrer de régime d’apartheid. Ne pas le dénoncer équivaut à un crime, surtout quand l’honnêteté, le patriotisme, et la franchise avec soi-même recommandent à l’honorable député d’exprimer ses convictions – si tant est qu’elles sont ses convictions – et d’en ténoriser du haut de la tribune de l’assemblée nationale mauritanienne, avant toute autre tribune, les tympans du monde entier, en crachant des salves de vérité amère à la figure des persécuteurs de ceux qui l’ont plébiscité, rien qu’en souvenir de leur loyauté et de leur dévouement.
J’aimerai vraiment me dire que tout ce que j’ai vu est faux.
Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim

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Ghazouani est en train de prendre rendez-vous avec l’histoire

La visite de deux jours de Nasser Bourita en Mauritanie est une visite « pas comme les autres » selon l’expert en géopolitique El Moussaoui El Ajlaoui qui évoque un début quasi historique de rapprochement politico-économique et sécuritaire entre les deux pays, et qui devrait déboucher sur un axe s’étendant jusqu’au Sénégal.

Ghazouani est en train de prendre rendez-vous avec l’histoire
Ghazouani est en train de prendre rendez-vous avec l’histoire

« C’est une visite vraiment différente des précédentes qui s’inscrit dans un nouveau contexte et une orientation inédite au niveau de la politique extérieure de la Mauritanie, notamment vis-à-vis du Maroc », avance le géopoliticien qui estime que ce rapprochement devrait permettre de tourner définitivement la page des relations bilatérales faites de hauts et de bas depuis la signature de l’accord de bon voisinage en 1970, soit un an après la reconnaissance marocaine de la Mauritanie.

Un dauphin qui renie son parrain anti-marocain

« A l’occasion du voyage ministériel de Nasser Bourita en Mauritanie, beaucoup de messages positifs ont été envoyés en direction du Royaume, où on a notamment assisté à deux changements importants.

« Le premier a été politique car on a vu que le nouveau président mauritanien prenait ses distances avec son prédécesseur alors qu’il a été son dauphin et que Abdelaziz comptait beaucoup sur sa coopération.

« En désignant comme dauphin Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, l’ancien président Abdelaziz pensait qu’il pourrait l’utiliser à sa guise, comme l’avait fait Poutine avec Medvedev, mais il s’est lourdement trompé car un bateau ne peut pas être dirigé par deux pilotes.

« A elle-seule, cette prise de distance constitue un message fort sachant qu’on ne peut pas vraiment qualifier d’idylliques les rapports politiques qu’avait le précédent président avec le Maroc », souligne El Ajlaoui en faisant allusion au processus, en cours, de limogeages d’anciens fidèles de Abdelaziz et de réhabilitation de ses opposants.

Ainsi, on vient d’apprendre que le mandat d’arrêt déposé à Interpol par les autorités mauritaniennes contre l’opposant Mohamed O. Bouamatou qui était réfugié au Maroc a été annulé le 19 février.

Bourita reçu à tous les étages du pouvoir mauritanien

« Au niveau politique, il y a indéniablement un rapprochement plus qu’inédit car Bourita a successivement été reçu par le Chef de l’Etat mauritanien, son Premier ministre et enfin par son homologue des AE.

« Ces trois rencontres montrent donc une nouvelle approche avec des relations pacifiées et saines et in fine un nouveau départ entre les deux pays.

« Il convient cependant de rappeler que le rapprochement actuel a commencé avec l’arrivée, en 2018, du ministre des Affaires étrangères Ismail Ould Cheikh Ahmed qui a complètement changé la donne.

« En effet, au niveau du dossier du Sahara, c’était la première fois qu’un ministre déclarait publiquement que la Mauritanie était favorable à une solution permettant de satisfaire toutes les parties et pas, comme auparavant, le ‘peuple sahraoui en priorité ».

Le gazoduc Maghreb-Europe, base de l’axe Rabat-Nouakchott-Dakar

« Le 2e changement qui risque d’impacter les relations économiques avec le Maroc concerne la découverte récente d’un champ pétrolifère et gazier à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal.

« Au regard de l’importance des découvertes, il est fort probable que les premières exportations vers l’Europe commenceront à partir de 2022.

« Sachant que le Maroc dispose déjà d’une infrastructure permettant d’exporter le gaz et le pétrole vers le vieux continent, on s’achemine vers la constitution d’un nouvel axe commercial Dakar-Nouakchott-Rabat.

« En effet, il serait bien plus rentable pour la Mauritanie et le Sénégal d’utiliser le gazoduc Maghreb-Europe plutôt que d’envoyer ces énergies fossiles par bateau ou en construisant de nouvelles installations très coûteuses.

« A partir de là, on peut donc en déduire que la géopolitique du nord-ouest africain est en voie de transformation et de migration vers un nouvel espace économique et référent constitué des trois pays.

Contenir la menace terroriste en Mauritanie avec l’aide du Maroc

« Hormis les volets politiques et économiques, il faut noter l’autre rapprochement important avec la multiplication récente de visites réciproques de responsables sécuritaires et militaires de haut niveau.

« Des rencontres nécessaires pour se concerter et faire face à des attaques terroristes qui ne cessent de se multiplier aux frontières mauritaniennes.

« Ainsi, il y a moins de 15 jours, le groupe Etat islamique du grand Sahara dirigé par un ancien du polisario, Adnane Abou Walid al-Sahraoui, a attaqué un camp militaire algérien aux frontières du Mali et de l’Algérie à côté de Badji Mokhtar, ville proche du camp ‘Dakhla’ du polisario.

« En outre, une deuxième attaque, qui a également eu lieu près de la frontière mauritanienne, était dirigée contre un camp militaire malien dans la ville de Nema au sud-est de la Mauritanie.

« Ces attaques qui font tâche d’huile, fruit d’une coopération entre l’EI et le front Al Nosra, constituent une grande menace pour la région ainsi que pour la stabilité de la Mauritanie.

« Les Mauritaniens ont donc compris la nécessité de tisser des liens sécuritaires avec le Maroc en adoptant une approche commune pour contenir le risque terroriste qui menace leur régime mais aussi leurs intérêts économiques comme les futures exportations de gaz par l’axe Dakar-Nouakchott-Rabat.

« En termes de rapports bilatéraux, le président El Ghazaouani a donc enclenché un vrai changement que notre diplomatie se doit de saisir.

« C’est en effet une occasion historique de renforcer une fois pour toutes nos relations en essayant toutefois de ne pas créer de nouvelles failles qui pourraient tout remettre en question », recommande El Ajlaoui.

D’ordinaire plus circonspect, le géopoliticien se veut très optimiste en se basant sur le fait que El Ghazaouani serait en train de se débarrasser progressivement des tenants de l’ex-régime qui étaient beaucoup plus proches de l’Algérie que du Royaume.

La carte marocaine jugée plus lucrative que celles de l’Algérie ou de la Cedeao

Interrogé sur la réaction de l’Algérie, dont le président Tebboune multiplie les interventions sur la scène internationale, notre interlocuteur pense que ce pays n’a plus les moyens d’instrumentaliser la carte mauritanienne.

« Au regard de leur situation économique sinistrée, les Mauritaniens ont compris que les largesses financières de l’ère Bouteflika étaient bel et bien révolues et qu’ils avaient plus intérêt à se rapprocher du Maroc que d’un régime à bout de souffle financièrement.

« De plus, sachant que la Cedeao vit plusieurs problèmes avec notamment la fermeture des frontières terrestres du Nigéria (première force économique d’Afrique) avec ses 4 voisins (Bénin, Niger, Tchad et Cameroun), l’axe Maroc-Mauritanie-Sénégal est le seul qui pourrait avoir un vrai impact au niveau socio- économique.

« Comme la Mauritanie et le Sénégal ont vraiment besoin d’un nouvel espace pour développer leurs marchés et leur économie, la carte du Maroc devient par conséquent de plus en plus incontournable.

« Au final, il faut remonter à 1970, année de signature de l’accord de bon voisinage entre les deux pays pour retrouver une pareille unité », conclut Al Ajlaoui qui ajoute qu’après les hauts et les bas des relations bilatérales, le nouveau président mauritanien est en train de prendre rendez-vous avec l’histoire…

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