La force militaire régionale du G5 Sahel a repris début octobre ses opérations militaires après plusieurs mois d’arrêt, selon un communiqué publié jeudi par des médias, indiquant qu’une “importante saisie d’armes” a été opérée dans le Nord du Niger.

Lancée en 2015 et réactivée en 2017, la Force conjointe du G5 Sahel, comprenant des troupes de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, devait compter 5.000 hommes et lutter contre le terrorisme dans les zones frontalières entre ces pays.

Cette opération, menée du 1er au 10 octobre par le bataillon nigérien de Madama, dans le Nord du pays, est la première depuis plusieurs mois.

C’est aussi la première depuis la prise de fonctions fin juillet du nouveau commandant nigérien de la force, le général Oumarou Namata Gazama.

Selon le communiqué, elle a permis la découverte de “fusils mitrailleurs, d’armes de poing, de roquettes antichars, de grenades et plusieurs caisses à munitions de petits calibres, ainsi que d’appareils d’observation”.
Par ailleurs, plus de 900 civils sont morts depuis janvier 2019 à cause des violences au Mali, selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies au Mali (OCHA/Mali), cité jeudi par des médias locaux.

L’organisation a aussi dénombré, pour cette période, 311.000 personnes déplacées ou réfugiés, 276.000 enfants privés d’éducation et 920 écoles fermées à cause de l’insécurité dans le pays, notamment au nord et au centre du pays.

L’OCHA a indiqué avoir également enregistré en octobre 310.000 réfugiés maliens au Burkina Faso, au Niger et en Mauritanie.

elmoudjahid.com

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