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Mauritanie, la brouille est consommée entre Aziz et Ghazouani

La cérémonie du 59 ème anniversaire de l’indépendance organisée jeudi 28 novembre a été l’occasion de rendre publiques les prémices d’une rupture entre l’ancien président Mohamed Ould Abdelaziz et son successeur Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, dont la dégradation des rapports alimentait toutes les discussions.

Le divorce ne pouvait avoir meilleure scène. Les soupçons qui alimentent les discussions en Mauritanie depuis quelques jours d’une rupture entre le nouveau président et son prédécesseur ont laissé place à une cassure spectaculaire lors de la levée des couleurs à la fête de l’indépendance célébrée cette année à Akjoujt (260 kilomètres à l’est de la capitale Nouakchott).

Alors qu’il y était officiellement convié à titre d’ancien chef de l’Etat comme le consacre la tradition, Mohamed Ould Abdelaziz a préféré bouder l’événement, le premier du genre organisé par son « ami de 40 ans », Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui lui a succédé au pouvoir il y a un peu plus de trois mois seulement.

La place qui lui a été réservée sur la tribune officielle est restée vide, contrairement a celles de Mohamed Khouna Ould Haidalla et Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, seuls autres anciens présidents encore en vie.

La rupture entre les deux anciens généraux, coauteurs de plusieurs putschs dont celui qui avait installé initialement Aziz au pouvoir en 2008, a commencé avec le retour de ce dernier en Mauritanie, après un long séjour à l’étranger entamé dès les premières heures qui ont suivi l’investiture de Ghazouani le premier août dernier.

Dès son arrivée au pays, l’ex chef d’Etat a convoqué et présidé une réunion extraordinaire du comité provisoire de gestion du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UPR). Réunion au cours de laquelle il a déclaré formellement qu’il est l’unique référence de cette formation politique qu’il a fondée dès les premières années de son règne (2008 – 2019).

Cette déclaration n’a pas été du goût de Ghazouani qui a, à son tour, convoqué le même comité de gestion pour lui signifier que c’est lui la seule et unique référence du parti tout en lui recommandant de ménager son ex-ami et complice.

Suite à ce rappel à l’ordre, la quasi-totalité des députés de la majorité ont tourné le dos à Aziz et adhéré solennellement à la position du Président de la République.

Mais c’était sous-estimer l’entêtement du président qui a immédiatement convoqué les chefs des sections des jeunes et des femmes au sein de l’UPR. Il leur a affirmé qu’il persiste à se considérer comme chef du parti au pouvoir quitte à ce qu’il reste seul.

L’UPR devait initialement organiser un congrès pour élire sa nouvelle direction avant les élections présidentielles, mais a fini par le reporter sine die.

C’est pourquoi l’ex président se l’approprie toujours puisque c’est lui qui avait nommé son actuel comité de gestion. D’autant plus qu’il considère – et il l’a martelé haut et fort – que la Constitution mauritanienne interdit à tout président en service d’adhérer à une quelconque formation politique.

« L’homme a régné avec une main de fer trop longtemps pour accepter de redevenir un citoyen ordinaire comme tous les autres », a expliqué Sidi Yahya Ould Cheikh, analyste politique à Nouakchott.

« Mais il s’est bien trompé en oubliant que la classe politique mauritanienne est spécialisée dans le retournement de veste à chaque fois qu’un nouveau dirigeant prenne les rennes du pays », a-t-il confié à APA jeudi à Nouakchott.

Pour l’analyste politique, la question qui se pose maintenant est jusqu’où Ould Abdel Aziz ira dans sa provocation de son ex-ami et son test de sa patience.

« Personnellement, je pense qu’il risque de se tromper une seconde fois s’il continue à croire que Ould Ghazouani tolérera infiniment ses agissements contre-constructifs », a conclu Ould Cheikh.

Dans une mesure considérée par les observateurs comme une suite logique de la rupture entre les deux hommes, Ould Ghazouani a limogé mercredi 27 novembre le commandant du bataillon de la sécurité présidentielle et l’a remplacé par l’un de ses proches officiers.

Mondafrique

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Le bilan positif des cinq premiers mois du président Ghazouani

Cinq mois après son élection contestée, le 22 juin 2019, le président Mohamed Ould Ghazouani a largement posé les jalons d’un changement démocratique en Mauritanie. On en veut pour preuve la libération de prisonniers, l’ouverture des médias officiels à l’opposition, l’initiation d’un dialogue national ou encore la promotion de la bonne gouvernance.

Un premier bilan plutôt positif

Les cinq premiers mois du Général Mohamed Ould Ghazouani à la tête de l’Etat mauritanien sont couronnés de succès. C’est un avis unanimement partagé par les observateurs et les acteurs politiques nationaux. Parmi eux l’ancien candidat à la présidentielle Sidi Mohamed Ould Boubacar qui a salué « la libération des prisonniers arrêtés après les élections présidentielles de juin dernier et la réhabilitation du citoyen Mohamedou Ould Salahi en lui permettant de disposer d’un passeport mauritanien après de nombreuses années de privations ». Il félicite également le nouveau président pour l’invitation des dirigeants de l’opposition à assister au festival des villes anciennes tenu dans la ville historique de Chinguitti. Sans oublier l’ouverture des médias officiels à l’opposition, qui n’avait plus droit à la parole sous Mohamed Ould Abdel Aziz.

« Nous exprimons notre engagement à soutenir toute décision du gouvernement allant dans le sens du changement »

A l’actif du nouveau chef de l’Etat mauritanien, nous pouvons citer aussi le dialogue initié avec tous les partis politiques, surtout ceux de l’opposition. Il a accordé une audience aux principaux ténors de cette opposition dont Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et le député de l’IRA Biram Dah Abeid, arrivé deuxième lors de la présidentielle du 22 juin 2019. Ces hommes politiques étaient devenus persona grata au palais présidentiel, depuis plusieurs années. Ils ont témoigné y avoir trouvé un locataire bienveillant et à l’écoute de ses invités. Le député Biram Dah Abeid dira d’ailleurs de Ghazouani, qu’il fait preuve d’«ouverture, de pondération et de modération». Le président mauritanien leur a donné toutes les assurances qu’ils ne seront plus marginalisés comme avant. ‏« ‏Pour notre part, nous exprimons notre engagement à soutenir énergiquement toute décision du gouvernement allant dans le sens du changement voulu par la majorité des Mauritaniens et notre volonté de lutter fermement contre toute tentative de retour, en arrière, aux années d’autoritarisme, de prévarication et d’injustice », a indiqué Mohamedou Ould Salahi dans une récente tribune.

Le retour au pays de tous les exilés

Si le pouvoir a en grande partie apaisée le climat politique par de grandes décisions, l’opposition pense qu’il y a encore énormément de travail à faire, notamment dans le domaine de la protection des droits et des libertés. Elle demande par exemple de mettre fin urgemment aux poursuites à caractère politique contre Mohamed Ould Bouamatou, Moustapha Limam Chavi, ou encore les artistes Awlad Leblad, afin qu’ils rentrent d’exil. Cette doléance aurait été bien reçue par Mohamed Ould Ghazouani. Une amnistie générale se préparerait.

iciLome

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Le DREN de Nouakchott Sud reçoit une délégation de partenaires

Le Directeur régional de l’Éducation nationale de la Nouakchott-Sud, M. Mohamed Saleck Ould Taleb a reçu dans son bureau au courant de la semaine une délégation de partenaires dans le domaine du projet de la promotion de l’Éducation.

La délégation composée des représentants des Fondations et organisations Réal Madrid, de Manos Unidas et de l’Ong SOS PAIRS Éducateurs.

Cette délégation a été conduite par le président de l’ONG Pairs Éducateurs, M. Sy Djibril. Les partenaires de la DREN Nouakchott Sud ont financé la réhabilitation des écoles fondamentales Ould Meyaba, Seddoum et le collège El Mina 3. En plus de la construction d’un terrain de basket-ball dans le collège El Mina 3. Pour ce qui est de l’exécution et le suivi des travaux, ils ont été assurés par SOS PAIRS Éducateurs,dit-on.

Au cours de cet entretien, les différentes parties ont abordé les questions relatives aux travaux de réhabilitation des deux écoles et du collège. Le DREN Mohamed Saleck Ould Taleb s’est réjoui du niveau des efforts consentis dans le cadre de la promotion de l’enseignement et pour l’amélioration des conditions dans lesquelles apprennent les élèves.

Les travaux ont concerné le renouvellement des portes, des fenêtres, des portails, des clôtures et la peinture classes et des bureaux du collège El Mina 3 et des deux écoles.

La bonne collaboration de la part des autorités et des responsables de l’Éducation nationale et de l’enseignement pour l’exécution et la réalisation de ce projet au service des élèves de cette zone a été saluée par les partenaires.

Les délégations s’étaient rendues dans les trois établissements scolaires bénéficiaires de ce projet pour s’enquérir de l’état d’avancement et la qualité des travaux réalisés.

Selon nos informations, les travaux avaient commencé en août dernier et prendront fin dans les prochains jours.

Synthèse A.SIDI

Tawary

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Santé

Un mémorandum d’entente de prise en charge des enfants autistes voit le jour

La prise en charge des enfants autistes a fait l’objet d’un mémorandum d’ente. Signé levendredi 29 novembre. Et ce, entre le ministère de la Femme et l’organisation mondiale de la gouvernance locale (OLG).

La prise en charge des enfants autistes est devenue une nécessité. Naziha Laabidi, ministre de la Femme, de la famille, de l’enfance, souligne dans une déclaration à la TAP « que ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une stratégie nationale multisectorielle pour le développement de la petite enfance. En outre, ce programme prévoit la formation de formateurs pour leur apprendre à communiquer avec les enfants autistes. Outre l’échange d’expériences dans ce domaine entre toutes les parties concernées. »

Elle ajoute, par ailleurs, que » la prise en charge par l’Etat des frais d’inscription des enfants (entre 3 et 5 ans) issus de familles démunies dans les jardins d’enfants a permis d’en faire bénéficier un plus grand nombre d’enfants ». Ce nombre a atteint 10 mille enfants pris en charge par l’Etat contre 850 en 2016″.

De son côté, Ahlem Arfaoui, présidente de l’OLG, rappelle que ce mémorandum d’entente met l’accent sur trois initiatives. A savoir, la mise en oeuvre regroupe 36 filiales à travers le monde. Cela commencera par la Tunisie, puis la Jordanie et la Mauritanie.

A cette occasion, elle a également souligné que le coup d’envoi débutera depuis Bizerte, en ce samedi à travers une journée de sensibilisation ciblant les gouvernorats du Nord- Ouest.

Egalement, sont prévues des sessions de formation au profit des cadres des ministères de la Femme et de l’Education dans les domaines de la communication et l’encadrement des enfants autistes.

De ce fait, 60 cadres travaillant dans les ministères de la Femme et de l’Education seront formés dans le domaine de la prise en charge des enfants autistes.

Rappelons que l’autisme est défini comme un trouble du développement dû à un dysfonctionnement neurologique.

Par
Nadia Dejoui –

Economiste Maghrebin

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Sport

Coupe de la Confédération africaine (1re journée) : le programme

Programme des rencontres de la 1re journée de la phase de poules de la Coupe de la Confédération africaine de football, prévues dimanche (heures tunisiennes) :

Groupe A :
Enugu Rangers (Nigeria) – Pyramids FC (Egypte) (14h00)
FC Nouadhibou (Mauritanie) – Al-Masry (Egypte) (20h00)

Groupe B :
Motema Pembe (RD Congo) – Zanaco FC (Zambie) (14h00)
RSB Berkane (Maroc) – ESAE FC (Bénin) (17h00)

Groupe C :
Al-Nasr (Libye) – Djoliba FC (Mali)
(17h00)
Bidvest Wits (Afrique du Sud) – Horoya AC (Guinée) (17h00)

Groupe D :
San Pedro FC (Côte d’Ivoire) – Paradou AC (Algérie) (17h00)
Hassania Agadir (Maroc) – Enyimba (Nigeria) (20h00)

NB : les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale.

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International

Tchad : l’opposition exige un débat parlementaire avant l’envoi des troupes au Sahel

Alors que la Constitution du pays prévoit que l’Assemblée nationale n’est consultée que si l’intervention des troupes à l’extérieur dépasse quatre mois, pouvoir et opposition ne cessent, ces derniers temps, d’afficher des positions divergentes sur l’éventuel envoi des contingents pour appuyer la force régionale.

« Si nous ne déployons pas nos troupes dans des pays africains frères, il ne faut pas que les Tchadiens s’étonnent qu’un jour nous soyons, à notre tour, attaqués », a estimé Jean-Bernard Padaré, membre du MPS, le parti au pouvoir. « Pour sécuriser les Tchadiens, il vaut mieux aller combattre les djihadistes là où ils sont en ce moment », a-t-il souligné.

Bien que le régime soit favorable au déploiement des troupes au Sahel, une grande partie de l’opposition qui soutient aussi l’effort du pays dans la lutte contre le terrorisme veut a priori que la question soit examinée à l’Assemblée nationale. Elle défend cette position par le désir de connaître du coût humain et financier de l’opération.

« Est-ce que le président Idriss Déby Itno peut décider, seul, du sort des Tchadiens qu’il peut envoyer sur n’importe quel front en Afrique ? », s’est interrogé, par exemple, Saleh Kebzabo, le président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau. « Cette manière de faire doit cesser. Le Tchad ne doit pas être le pays fournisseur d’hommes ici ou là sans demander d’autorisation. Quand on envoie les enfants d’autrui au front, il faut quand même être informé des conditions. Est-ce qu’ils vont être payés, par qui et comment ? », a-t-il poursuivi.

Une fois l’envoi des troupes tchadiennes approuvé, les militaires seront dépêchés dans la zone des trois frontières, Burkina Faso, Mali et Niger. Ce qui viendrait à point nommé puisque lors de la récente visite à N’Djamena de la ministre française des Armées, Florence Parly, les deux parties avaient évoqué l’engagement du Tchad pour la sécurité au Sahel.

Le Tchad est un partenaire historique de la France et joue un rôle prépondérant dans la lutte contre le terrorisme dans cette région. Quant à la capitale tchadienne, elle accueille le poste de commandement de l’opération Barkhane qui s’étend au Niger, au Mali, au Burkina Faso et à la Mauritanie.

Après le succès de l’opération Serval en 2013, les troupes françaises sont engagées depuis 2014 dans la montée en puissance des armées du G5 Sahel qu’elles accompagnent dans la lutte contre la menace terroriste. Leur effectif dans la bande sahélo-saharienne est estimé à quatre mille cinq cents militaires.

Nestor N’Gampoula
adiac-congo

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L’armée française doit-elle quitter le Mali ?

La mort de treize soldats français au Mali doit-elle remettre en cause l’opération Barkhane, lancée il y a cinq ans par François Hollande pour combattre les djihadistes du Sahel ? Le moment de deuil et de recueillement provoqué par ce drame n’est sans doute pas le plus opportun pour ouvrir une polémique sur l’engagement français, comme a tenté de le faire Jean-Luc Mélenchon, aussitôt qualifié d’irresponsable par l’ancien premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve. Il n’en reste pas moins nécessaire de dresser un bilan de l’action militaire conduite par la France et d’en évaluer aussi bien les succès que les échecs.

L’opération Barkhane, qui fait suite aux opérations Serval au Mali et Epervier au Tchad, est menée en partenariat avec les cinq Etats du Sahel – Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad – membres du G5 Sahel. Les militaires français, qui étaient 3.000 au commencement, sont aujourd’hui, depuis le début de 2018, au nombre de 4.500. Ils ont été d’abord accueillis avec reconnaissance par les gouvernements africains et acclamés avec chaleur par les populations de la région. Le temps passant, l’approbation est devenue moins unanime. Elle a même parfois tourné à l’hostilité des opinions locales alors même que les Etats concernés ne sont pas toujours au rendez-vous.

La présence française en Afrique est justifiée à la fois par l’histoire, qui a créé des liens entre les deux rives de la Méditerranée, même si ces liens résultent de la colonisation, et par l’intérêt stratégique de l’Europe, qui serait mise en danger si des Etats djihadistes s’installaient en terrain conquis dans cette partie du continent africain. Il n’est donc pas question de renoncer. La lourde perte que vient de subir l’armée française, la plus lourde depuis l’attentat de Beyrouth contre le Drakkar en 1983, ne doit pas changer le travail de fond mené au Sahel, indique-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. L’engagement français reste au cœur de la bataille.

« Sans une présence militaire, a déclaré le premier ministre, Edouard Philippe, à l’Assemblée nationale, nous ne pouvons pas garantir le travail indispensable de stabilisation politique et économique ». Florence Parly, ministre des armées, l’a répété : « Nous combattons auprès de nos partenaires maliens, nigériens, burkinabés ». « Notre détermination à lutter contre le terrorisme au Sahel est intacte », a affirmé le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Mais cette détermination ne suffit pas, elle doit aussi s’appuyer sur un renforcement du dispositif mis en place dans la région, en collaboration avec les pays victimes du terrorisme islamiste, sans exclure des inflexions politiques ou militaires.

Ainsi Jean-Yves Le Drian demande-t-il « encore plus d’action politique ». Il précise : « Plus d’action politique au Mali pour que les engagements pris soient respectés et qu’il y ait une volonté commune affichée contre le terrorisme ». Et « plus d’action politique, plus de pression politique aussi au Burkina Faso, où il importe que les autorités puissent rassembler la nation contre les risques ». Enfin, « plus de politique aussi pour faire en sorte que la mise en oeuvre de la Force conjointe du G5 soit concrétisée ». Cet appel à l’unité lancé par le ministre français des affaires étrangères en dit long sur les difficultés de mener une action commune. « Cela avance, a-t-il souligné, mais cela met parfois un peu de temps ».

Quelle que soit la fermeté qu’elles ont choisi d’afficher, les autorités françaises devront tirer les leçons de la tragédie. « Un travail en profondeur sera demandé pour regarder les modalités de nos interventions », a déclaré le président de la République, ajoutant : « Toutes les options sont ouvertes ». Parmi ces options, il a bien sûr celle d’une aide de l’Union européenne. Pour le moment, les Français sont seuls, à l’exception d’une poignée d’aviateurs britanniques et de soldats estoniens. L’Europe de la défense reste à construire. Elle progresse pourtant. Plusieurs pays d’Europe viennent de donner leur accord pour une coalition de forces spéciales au Sahel baptisée Takuba. « Il est juste de partager le fardeau entre Européens », a déclaré le ministre tchèque des affaires étrangères, Tomas Petricek.

En attendant, il ne serait pas inutile de faire comprendre aux opinions publiques ce que font exactement les troupes françaises dans la région, comment s’articulent les différentes missions étrangères au Sahel, dont celle des Nations unies au Mali, et en quoi consiste vraiment la politique européenne sur le continent africain.

Boulevard Extérieur

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L’UMA au coeur de la rencontre entre Kaïs Saïed et Taïeb Baccouche

L’objectif de la rencontre entre le président de la République, Kais Saied, et le secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe, Taieb Baccouche, a pour but de débattre sur l’Union du Maghreb Arabe.

A l’issue de cette rencontre Taïeb Baccouche a indiqué que la rencontre avec le président de la République a permis d’évaluer durant les trois dernières années les travaux de l’Union. Ainsi que les difficultés qui ont émaillé son parcours durant toutes ces années.

Donner une nouvelle dynamique aux efforts d’intégration, pour renforcer la coopération entre les cinq pays, à différents niveaux politique, économiques. Ce sont autant de défis à relever pour les prochaines décennies.

Par ailleurs, l’Union représente 80 millions d’habitants maghrébins de cinq pays ( la Tunisie, l’Algérie, la Libye, le Maroc, et la Mauritanie). N’est-il pas le moment opportun de croire en une relance économique solidaire?

لقاء رئيس الجمهورية مع الأمين العام لاتحاد المغرب العربي

استقبل رئيس الجمهورية قيس سعيّد يوم الجمعة 29 نوفمبر 2019 بقصر قرطاج السيد الطيب البكوش، الأمين العام لاتحاد المغرب العربي.وعقب اللقاء صرّح السيد الطيب البكوش أنّه قدم لرئيس الجمهورية عرضا حول أعمال الأمانة العامة لاتحاد المغرب العربي خلال السنوات الثلاث الأخيرة.وأضاف أن اللقاء تناول الصعوبات المتعلقة بتفعيل آليات الإتحاد وتحقيق الأهداف التي أُحدث من أجلها.© Présidence Tunisie رئاسة الجمهورية التونسية

Posted by ‎Présidence Tunisie رئاسة الجمهورية التونسية‎ on Friday, November 29, 2019

De ce fait, les pays maghrébins devraient renforcer leur coopération. Pourquoi pas la mise en place d’infrastructures intramaghrébines de transport et de communication. Et ce, dans le but d’investir des projets sur le long terme.

E.M avec TAP

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Tchad : des journalistes outillés dans la lutte contre la propagande terroriste

MEDIA – L’Unité de Fusion et de Liaison (UFL) organise du 30 novembre au 1er décembre à N’Djamena une formation à l’attention des journalistes sur le thème : « La lutte contre la propagande terroriste et le discours radical » des pays membres de l’UFL dont le Tchad fait partie.

Renforcer les capacités des journalistes et communicateurs dans la lutte contre le discours radical et prévenir la propagande du terrorisme dans la région sahélo-saharienne est le souci qui a conduit l’UFL à organiser ladite formation. « L’UFL à travers sa cellule de communication est guidée par le souci de restaurer la paix et la stabilité dans une région marquée par la persistance et l’extension de la menace terroriste et de l’extrémisme violent », affirme le représentant de l’Unité de Fusion et de Liaison, Seidou Djibo Karima.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues d’un atelier de formation sur « la contribution des médias dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent » tenue en février 2018 à Niamey au Niger.

Il se veut un cadre idéal d’échange d’expérience, de bonnes pratiques surtout, de servir d’un outil de sensibilisation des journalistes et communicateurs en leur dotant des enseignements liés au bon comportement et aux diffusions des informations relatives au discours radical et à la propagande de l’extrémisme violent. « L’atelier permettra également de dénoncer les discours radicaux à travers des campagnes de sensibilisation et d’élaborer des contres discours, mais aussi d’éclaircir le public sur les agissement des partisans du discours radical et son impact dévastateur », renchérit-il.

Il n’a pas perdu de vue le rôle important que peut jouer le journaliste dans l’éradication de cette nouvelle menace : « En tant qu’acteur incontournables à l’action préventive de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme permettant ainsi aux populations de vivre dans la coexistence pacifique et l’acceptation des autres ».

Seidou Djibo Karima de justifier la tenue de cet atelier de formation au Tchad par : « Une telle rencontre à N’Djamena qui regroupe des journalistes et spécialistes des questions sécuritaires d’une dizaine de pays de la région sahélo-saharienne est un encouragement aux efforts et à la lutte impeccable que mène le Tchad dans le cadre de la prévention de l’extrémisme violent du terrorisme. »

Pour le point focal par intérim de l’UFL Tchad, Abbas Abakar Abbas, cet atelier est l’une des réponses adéquates qu’apportent les hommes fanatiques dans la lutte contre la propagande terroriste. C’est une dizaine de journalistes des médias privés et publics, venus du Niger, Nigeria, Mauritanie, Lybie, Burkina Faso, Algérie, Mali, du Tchad… qui seront désormais mieux outiller en matière de lutte contre le discours radical et la propagande terroriste.

Nguena Oundoum Cynthia

Tchadinfos

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La commission des finances de l’assemblée nationale examine le budget du ministère de la fonction publique

La commission financière de l’Assemblée Nationale a consacré sa réunion du vendredi, sous la présidence de M. Camara Ali Gueladio, son président, à la discussion du budget du ministère de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration dans le projet de loi de finances initiale de l’année 2020.

Lors de ladite réunion, la commission a suivi un exposé du ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, M. Camara Saloum Mohamed, dans lequel il a présenté les différents chapitres du budget de son département et ses domaines de dépense.

Le budget du ministre de la défense dans le projet de loi de finances indiquée se chiffre à 1.660.36683 MRU.