Bolivie : après la démission de Morales, des violences à La Paz et El Alto

Bolivie : après la démission de Morales, des violences à La Paz et El Alto
Bolivie : après la démission de Morales, des violences à La Paz et El Alto

Bolivie : plusieurs personnalités ont déclaré que leurs maisons avaient été incendiées, images à l’appui pour certaines.

Des troubles ont éclaté dans la nuit de dimanche à lundi 11 novembre à La Paz et à El Alto, une ville proche de la capitale bolivienne, à la suite de la démission du président Evo Morales.

A La Paz, des dizaines de manifestants « sont entrés dans nos installations et sont en train d’incendier les autobus », a déclaré sur Twitter le service municipal de transport public de La Paz. Les médias ont montré que quinze véhicules étaient en flammes dans le centre d’entretien des autobus.

Le dirigeant d’un collectif de citoyens, Waldo Albarracin, recteur de l’université d’Etat de La Paz et qui a oeuvré aux demandes de démission de Evo Morales, a déclaré que sa maison avait été incendiée et détruite par « une foule » de membres du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti d’Evo Morales. Il a diffusé sur son compte Twitter une vidéo de sa résidence en flammes.


Une présentatrice de la chaîne Television Universitaria, Casimira Lema, a elle aussi déclaré que sa maison avait été incendiée.

Le domicile d’un ancien ministre, Juan Ramon Quintana, a été pillé par des inconnus qui ont emporté tous ses documents, selon ses déclarations à la télévision.

De plus, plusieurs dizaines de personnes semaient la peur au cours de la nuit dans le quartier aisé d’Achumani, dans le sud de La Paz. Dans ce quartier se trouve le siège d’un quotidien critique envers Evo Morales, « Pagina Siete ». Sur la porte de ce journal, on pouvait lire un avertissement disant :« Devant la vague de terreur qui s’est déchaînée dans la ville de La Paz, le quotidien

Pagina Siete suspend ses activités par sécurité. »

Des patrouilles dans les rues

Egalement à La Paz, le siège de l’ambassade du Venezuela à La Paz a été occupé par des manifestants cagoulés à la suite de la démission du président Morales, fidèle allié de Caracas.

« Equipés de dynamite, des manifestants cagoulés avec des boucliers ont pris l’ambassade du Venezuela en Bolivie. Nous allons bien et sommes à l’abri, mais ils veulent faire un massacre. Aidez-nous à dénoncer cette barbarie », a déclaré l’ambassadrice vénézuélienne Crisbeylee Gonzalez à l’agence de presse officielle ABI.

Au milieu de la nuit, des patrouilles de l’armée ont commencé à parcourir les rues de La Paz et d’El Alto. En revanche, les policiers, dont de nombreuses unités s’étaient mutinées ces derniers jours contre le président Maduro, n’effectuaient pas de patrouilles, sans que leur absence actuelle ne soit expliquée par leur commandement.

avec msn et nouvelobs

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