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Mauritanie : Ould Ghazouani booste le budget 2020 des médias publics

C’est une bonne nouvelle pour les médias publics mauritaniens qui sont parmi les grands gagnants du budget 2020. C’est ainsi que l’imprimerie nationale vient en tête avec une hausse de plus de 270 pour cent par rapport à 2019 soit plus de 33 millions de nouvelle monnaie suivies de la télévision nationale et de la société de Télédiffusion.

C’est une bonne nouvelle pour les médias publics mauritaniens qui sont parmi les grands gagnants du budget 2020. C’est ainsi que l’imprimerie nationale vient en tête avec une hausse de plus de 270 pour cent par rapport à 2019 soit plus de 33 millions de nouvelle monnaie suivies de la télévision nationale et de la société de Télédiffusion.

Cette augmentation traduit la volonté politique de Ould Ghazouani de restructurer un secteur aussi sensible et important dans l’information officielle en rude concurrence avec les médias privés.

Le président Ould Ghazouani avait promis d’accompagner les chantiers de sa réforme avec des moyens financiers. A 100 jours après son investiture c’est une réalité. Tous les secteurs prioritaires dont l’agriculture et l’Elevage, la santé et le social ont subi une hausse de leur budget 2020.

Le secteur de l’information ne fait pas exception. Et c’est l’imprimerie nationale sous perfusion depuis des années qui va sortir d’une longue maladie avec un budget qui passe de 9 millions à plus de 33 millions soit une hausse de 270 pour cent par rapport à 2019. De l’oxygène pour le quotidien national qui devra faire face à ses salariés et à la parution régulière du canard national.

Deux des autres grandes gagnantes de cette hausse c’est la télévision nationale dont le budget passe de plus de 64 millions à plus de 90 millions soit 40 pour cent par rapport à 2019 et la société de Télédiffusion de 34 à plus de 65 millions soit 88 pour cent par rapport à 2019. La radio nationale et l’agence mauritanienne d’information bénéficient également de cette manne financière.

Incontestablement c’est une bouffée d’oxygène pour les médias publics dont le rôle important dans l’information officielle n’est plus à démontrer.

Plus de moyens ne veut pas dire plus de liberté d’expression. Pour les observateurs cette réforme gagnerait plus à faire de ces médias des outils de communication et d’information au service de tous les citoyens mauritaniens en ouvrant plus ses programmes aux langues nationales (pulaar, sooninke et ouolof) et à l’opposition mauritanienne. Des médias au service du développement et non que hauts parleurs du pouvoir..

Cherif Kane

Kassataya