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Les partenaires du G5 haussent à 2 milliards d’euros l’aide financière pour la lutte contre le terrorisme

Lors d’une réunion ce jeudi à Nouakchott, en Mauritanie, les partenaires du G5 Sahel se sont plus engagés pour la mise en œuvre de projets de développement destinés à endiguer les violences jihadistes dans cette région du sud du Sahara en portant à 2,4 milliards d’euros leur aide.

Pour plus d’une quarantaine de projets, « les partenaires du G5 Sahel ont fait des annonces de financement pour un montant total de 2,4 milliards d’euros, correspondant à 127 % de l’objectif de mobilisation initial », précise l’organisation régionale dans un communiqué publié à l’issue d’une conférence.

L’UE a ajouté 122 millions d’euros « d’argent frais », portant sa participation à 800 millions d’euros, selon le commissaire à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica.

Outre son premier engagement de 280 millions d’euros, Paris a également promis une rallonge de 220 millions. « La France (…) investira 500 millions au profit des priorités » du G5 Sahel, a souligné le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Outre son premier engagement de 280 millions d’euros, Paris a également promis une rallonge de 220 millions. « La France (…) investira 500 millions au profit des priorités » du G5 Sahel, a souligné le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Pour sa part, l’Arabie saoudite a également annoncé une aide de 100 millions de dollars pour le PIP et de 50 millions de dollars pour la force conjointe antijihadiste du G5 Sahel. Le chef de l’Etat Nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel qui s’est réjoui de la décision a affirmé que ces engagements pris par des partenaires couvrent largement les besoins globaux du programme d’investissement prioritaire.

Parmi les projets pour limiter le fléau du terrorisme, les pays concernés envisagent de construire des écoles, des centres de soins, donner l’accès à l’eau.

Ainsi les gouvernements espèrent fidéliser des populations déshéritées susceptibles sinon de céder aux sirènes jihadistes. En prélude à la rencontre de Nouakchott, à laquelle ont pris part la Mauritanie, le Mali, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger, les 5 pays concernés, le G5 avait estimé à 1,9 milliard d’euros les fonds nécessaires pour financer son Programme d’Investissements prioritaires (PIP) pour la période2019-2021, qui vise en particulier les régions frontalières où les jihadistes tirent parti des carences des Etats pour s’implanter. Cependant, les cinq pays membres de l’organisation, prendront en leur propre charge 13% des besoins. « La sécurité avait pris le dessus sur le développement au sein du G5 Sahel », relevait récemment une source diplomatique française, en référence à la force conjointe réactivée en 2017. Le président Nigérien a en outre indiqué que leur » souhait, c’est d’asseoir vigoureusement le second pilier stratégique et décisif d’une action commune, le développement économique et social du G5 Sahel », a affirmé M. Issoufou.

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