L’Atelier régional : Le PNUD et l’Alliance Sahel face aux défis sécuritaires de la zone des « trois frontières »

L’Atelier régional : Le PNUD et l’Alliance Sahel face aux défis sécuritaires de la zone des « trois frontières »
L’Atelier régional : Le PNUD et l’Alliance Sahel face aux défis sécuritaires de la zone des « trois frontières »

L’Atelier régional sur les dynamiques des politiques de Décentralisation et Gouvernance, facteurs de paix, de stabilité et de prévention des conflits au sahel a débuté ses travaux, en début de matinée, à l’Hôtel Radisson. Trois (3) jours durant les participants venus du Burkina Faso, de la République du Mali, de la République Islamique de Mauritanie et de la République du Tchad ainsi que les représentants des partenaires techniques et financiers plancheront sur la situation d’insécurité qui prévaut dans la région du Sahel, plus particulièrement dans le Liptako-Gourma ou la zone des « trois frontières ».

Au vu de la persistance et de la complexiste des défis sécuritaires dans cet espace, l’objectif principal assigné à cette rencontre est de formuler des propositions d’actions concrètes et concertées à travers un plan de réponses à court et moyen terme visant à faire de la décentralisation et de la gouvernance locale, des instruments de lutte contre la pauvreté, la promotion de la paix, la prévention des conflits et de cohésion sociale dans la zone du Liptako-Gourma. Pour le PNUD, partenaire stratégique de cet atelier, il s’agit surtout de contribuer à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies qui met un accent sur le renforcement de « la paix partout dans le monde dans le cadre d’une liberté plus grande ».

Procédant à l’ouverture des travaux de l’atelier, le Ministre nigérien, Délégué auprès du Ministre d’État en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, M. Alkache ALHADA a fait remarquer que : « La recrudescence des actes terroristes à laquelle nous assistons ces derniers temps a un fort lien avec les effets néfastes du changement climatique, l’ignorance, et le faible niveau de développement des zones touchées par le phénomène de l’insécurité ». « Aussi, face à cette tendance à l’exacerbation de la crise à laquelle est confrontée le Sahel, une réaction concertée faisant appel à toutes les parties prenantes, et la bonne conjugaison de nos efforts, de nos moyens et de nos intelligences s’impose » a-t-il ajouté.

Auparavant, représentant du PNUD a mis cette rencontre à profit pour rappeler le plan stratégique de son institution sur la période 2018-2021. Lequel plan est axé sur l’accompagnement des pays dans l’instauration d’un développement durable en élimant la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions. A cet effet, poursuit-il, une des solutions ciblées consiste à mettre en place une gouvernance plus efficace, plus inclusive et plus responsable d’où l’importance de l’appui du PNUD aux fonctions de Gouvernance de base, à la création de services locaux, à l’instauration de l’Etat de droit, au renfoncement des capacités de lutte contre la corruption et à l’accès à la Justice.

Parlant du thème de l’atelier, le représentant du PNUD, a souligné le déficit de Gouvernance dans la région du Sahel comme un facteur pouvant ébranler la cohésion sociale et exacerber les crises multiples qui y sévissent. C’est pourquoi, dit-il, « la complexité des défis et l’urgence de répondre aux priorités des pays et des populations appellent des approches innovantes dans les modalités de mise en œuvre pour un meilleur impact des investissements ». Il a mentionné les « Accelerator Labs » comme une des réponses du PNUD à ces défis.

Abondant dans le même sens, le représentant de la coopération Allemande M. Ronald Meyer a tout d’abord rappelé le contexte de création de « l’Alliance Sahel » en 2017 par la Chancelière Mme Merkel, le Président Macron et la Haute Représentante de l’UE, Mme Mogherini. Le but : « mobiliser les différents acteurs en faveur du Sahel pour plus de rapidité, de flexibilité et une meilleure coordination de leurs interventions ». Selon lui, cet atelier régional est donc une opportunité d’entrer dans un dialogue politique entre « l’Alliance Sahel » et les acteurs des pays membres du G5 Sahel autour des thèmes de la décentralisation, la gouvernance et l’accès aux services sociaux de base. « Notre vision est que la population du Sahel devient porteuse de son propre développement. Les collectivités territoriales constituent le niveau gouvernemental le plus proche et le plus accessible au citoyen et à la citoyenne » a conclu M. Ronald Meyer.

La cérémonie d’ouverture cette rencontre de haut niveau a enregistré la présence de Mme Kané Aichatou BOULAMA, Ministre de tutelle de Conseil de Ministres de l’Autorité de Développement de la région de Liptako – Gourma, Mme Maïzoumbou Hapsatou Djibrilla, Ministre Déléguée chargée de la Décentralisation. En marge de l’atelier, une visite terrain dans la Commune rurale de Youri (Département de Kollo, Région de Tillaberi) avec les médias suivie d’un point de presse sont prévus vendredi 22 Novembre 2019.

Abdoulaye. A. Abdourahamane

niameysoir.com

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