Situation environnementale en Inchiri : Aucun risque n’est à écarter

Situation environnementale en Inchiri : Aucun risque n’est à écarter
Situation environnementale en Inchiri : Aucun risque n’est à écarter

L’installation d’une délégation de l’environnement et du développement durable en Inchiri est particulièrement pertinente en raison, notamment, de la nécessité de suivre les exploitations minières pour s’assurer qu’elles n’entrainent pas des conséquences nuisibles pour l’environnement et pour la santé des populations.

A cette fin, les pouvoirs publics ont imposé aux sociétés minières des cahiers de charges comportant l’obligation de prise de mesures et de précautions pour la protection de l’environnement.

En coordination avec les autorités administratives, la délégation veille au respect scrupuleux des dispositions du cahier de charges. Ainsi obligation est faite à ces entreprises de fournir des rapports trimestriels détaillés sur leurs activités.

Créée depuis 2009, elle a supplanté le service environnement pour être érigée en délégation pourvue de moyens supplémentaires pour mieux répondre à ses missions, notamment d’exécution et de suivi des programmes environnementaux et de veille pour se saisir de tout risque éventuel qui menace l’environnement.

La problématique de l’environnement en Inchiri se situe actuellement au niveau de quatre aspects :

  • Les risques liés à l’exploitation minière
  • Les risques liés à l’exploitation sauvage des carrières de gravier
  • L’exploitation traditionnelle de sites aurifères par les orpailleurs
  • L’utilisation de plastic d’emballage
    L’exploitation minière des mines de cuivre et d’or, souvent associés à des métaux connexes, est génératrice de pollution en raison des produits toxiques (Cyanure, mercure…) utilisés dans le traitement des minerais.

C’est pourquoi un suivi rigoureux est effectué sur la base des rapports trimestriels et des visites de contrôle pour s’assurer que toutes les mesures de précaution ont été prises pour éviter tout épanchement ou évaporation de produits toxiques.

Le chef service suivi et exécution des programmes environnementaux au niveau de la délégation, M. Oumar Mohamed Saleck affirme que jusqu’à présent, les services concernés n’ont constaté aucune entorse majeure aux dispositions du cahier des charges et assure que les employés de ces sociétés disposent des équipements de sécurité et de protection requis. Il convient cependant de faire remarquer que la délégation ne dispose pas de laboratoire d’analyses ni d’outils de mesure de toxicité.

Les seules analyses effectuées sont celles entreprises au terme de missions du ministère. Celles-ci procèdent aux prélèvements d’échantillons et les soumettent aux analyses.
S’agissant de l’exploitation de carrières de graviers, la plupart de la vingtaine de sites dans la wilaya est située dans les oueds. Leur exploitation sauvage par de profondes excavations dans les lits des oueds perturbe sensiblement le déversement naturel des cours d’eau, crée des déficits d’eau pour les agriculteurs et génère des smogs de poussière qui affectent les populations avoisinantes.

Pour ce qui est de l’orpaillage traditionnel, il été constaté que les opérateurs dans cette filière procèdent à de vastes opération d’abattage d’arbres. Pour les seuls derniers mois de cette année une quantité de 425 sternes a été recensée équivalant à une charge de cinq remorques. Ces coupes de bois intensives affectent sensiblement le couvert végétal. Un groupe de 15 contrevenants ont été interpelés, les quantités de bois saisies et des amendes de 100 000 à 500 000 MRO leur ont été infligées. Cela reste naturelle peu dissuasif pour des personnes qui espèrent tirer d’énormes profits.

Le quatrième risque environnemental est lié à l’utilisation des plastics d’emballage. Les contrôles routiers de la Gendarmerie nationale ont permis la saisie de 40.000 caisses de sachets plastiques pour les seuls mois écoulés. Trente personnes impliquées dans ce trafic se sont vues imposer des amendes de 5 000 à 20 000 MRO et les cargaisons ont été confisquées.

De son côté la délégation procède régulièrement à des campagnes inopinées de contrôle des commerces pour la saisie de quantités de plastic.

Globalement, la situation environnementale en Inchiri est sous contrôle mais la prudence reste de rigueur.