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L’enfer se rapproche de nous

Tous ces moyens n’ont pas réussi à éteindre le feu qui persiste tout au long de nos frontières longues de 3000 km que nous partageons avec le Mali, le Niger et la Mauritanie. Des frontières que nos vaillants soldats, à qui nous devons une fière chandelle, surveillent comme le lait sur le feu.

Loin des yeux…La campagne électorale bat son plein dans notre pays. Les cinq candidats sillonnent le pays pour présenter leurs programmes.

Tous les thèmes sont évoqués. Réforme de la Constitution, lutte contre la corruption, logements, salaires, enfin il serait plus court d’énoncer ce qui n’a pas été abordé. Dans le même temps, les marches populaires se suivent. Des marcheurs sont pour l’élection, d’autres n’en veulent pas. Ainsi s’égrène notre quotidien. C’est l’actualité dominante actuellement. Elle le restera jusqu’au 12 décembre prochain, jour de l’élection du président de la République. Pourtant, des événements graves qui nous concernent de très près sont passés à la trappe. Les conflits qui ont lieu chez nos voisins, loin de s’éteindre, sont en train de s’aggraver. Tous les plans internationaux avancés depuis des années pour venir à bout de ces conflits s’avèrent inefficaces. La région du Sahel est toujours infestée de terroristes et de grands criminels où la contrebande et la drogue règnent dans cette région devenue de non-droit. Au Mali, des populations se sont senties obligées de s’armer pour assurer leur propre sécurité vu que leur gouvernement peine à les défendre contre les incursions criminelles. Ce qui complique davantage une situation déjà très complexe. La France s’enlise avec ses 4500 militaires de l’opération « Barkhane ». Elle a perdu 41 soldats depuis le début de son intervention, en 2013. Elle vient d’en perdre 13 autres lundi dernier dans un accident d’hélicoptère. La force conjointe du G5 qui devait comprendre des militaires de cinq pays de la région bute sur des problèmes de financement et d’organisation. A cela s’ajoutent les 13 000 militaires de l’ONU (Minusma) en présence au Mali. Ceci sans compter les militaires européens envoyés pour former l’armée malienne. Tous ces moyens n’ont pas réussi à éteindre le feu qui persiste tout au long de nos frontières longues de 3000 km que nous partageons avec le Mali, le Niger et la Mauritanie. Des frontières que nos vaillants soldats, à qui nous devons une fière chandelle, surveillent comme le lait sur le feu. Un peu plus au Nord-Est, ce sont près de 1000 km que nous partageons avec la Libye où là aussi le feu fait rage. Les deux puissances (Etats-Unis- Russie) y ont récemment débarqué. Le champ de bataille ressemble par sa composante à celui de la Syrie. Plus le temps passe et plus l’enfer se rapproche de nous. Les marches nous cachent tout !

Zouhir MEBARKI

L’Expression dz