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Le bilan positif des cinq premiers mois du président Ghazouani

Cinq mois après son élection contestée, le 22 juin 2019, le président Mohamed Ould Ghazouani a largement posé les jalons d’un changement démocratique en Mauritanie. On en veut pour preuve la libération de prisonniers, l’ouverture des médias officiels à l’opposition, l’initiation d’un dialogue national ou encore la promotion de la bonne gouvernance.

Cinq mois après son élection contestée, le 22 juin 2019, le président Mohamed Ould Ghazouani a largement posé les jalons d’un changement démocratique en Mauritanie. On en veut pour preuve la libération de prisonniers, l’ouverture des médias officiels à l’opposition, l’initiation d’un dialogue national ou encore la promotion de la bonne gouvernance.

Un premier bilan plutôt positif

Les cinq premiers mois du Général Mohamed Ould Ghazouani à la tête de l’Etat mauritanien sont couronnés de succès. C’est un avis unanimement partagé par les observateurs et les acteurs politiques nationaux. Parmi eux l’ancien candidat à la présidentielle Sidi Mohamed Ould Boubacar qui a salué « la libération des prisonniers arrêtés après les élections présidentielles de juin dernier et la réhabilitation du citoyen Mohamedou Ould Salahi en lui permettant de disposer d’un passeport mauritanien après de nombreuses années de privations ». Il félicite également le nouveau président pour l’invitation des dirigeants de l’opposition à assister au festival des villes anciennes tenu dans la ville historique de Chinguitti. Sans oublier l’ouverture des médias officiels à l’opposition, qui n’avait plus droit à la parole sous Mohamed Ould Abdel Aziz.

« Nous exprimons notre engagement à soutenir toute décision du gouvernement allant dans le sens du changement »

A l’actif du nouveau chef de l’Etat mauritanien, nous pouvons citer aussi le dialogue initié avec tous les partis politiques, surtout ceux de l’opposition. Il a accordé une audience aux principaux ténors de cette opposition dont Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et le député de l’IRA Biram Dah Abeid, arrivé deuxième lors de la présidentielle du 22 juin 2019. Ces hommes politiques étaient devenus persona grata au palais présidentiel, depuis plusieurs années. Ils ont témoigné y avoir trouvé un locataire bienveillant et à l’écoute de ses invités. Le député Biram Dah Abeid dira d’ailleurs de Ghazouani, qu’il fait preuve d’«ouverture, de pondération et de modération». Le président mauritanien leur a donné toutes les assurances qu’ils ne seront plus marginalisés comme avant. ‏« ‏Pour notre part, nous exprimons notre engagement à soutenir énergiquement toute décision du gouvernement allant dans le sens du changement voulu par la majorité des Mauritaniens et notre volonté de lutter fermement contre toute tentative de retour, en arrière, aux années d’autoritarisme, de prévarication et d’injustice », a indiqué Mohamedou Ould Salahi dans une récente tribune.

Le retour au pays de tous les exilés

Si le pouvoir a en grande partie apaisée le climat politique par de grandes décisions, l’opposition pense qu’il y a encore énormément de travail à faire, notamment dans le domaine de la protection des droits et des libertés. Elle demande par exemple de mettre fin urgemment aux poursuites à caractère politique contre Mohamed Ould Bouamatou, Moustapha Limam Chavi, ou encore les artistes Awlad Leblad, afin qu’ils rentrent d’exil. Cette doléance aurait été bien reçue par Mohamed Ould Ghazouani. Une amnistie générale se préparerait.

iciLome