Destitution de Trump : le président américain refuse de témoigner au Congrès

Destitution de Donald Trump : durant les auditions publiques, un témoin-clé renforce l'accusation
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Le président Donald Trump a refusé de se rendre au Congrès afin de témoigner dans la cadre de l’enquête dont il fait l’objet en vue d’une procédure de destitution.

Le bras de fer continue entre Donald Trump et les démocrates du Congrès. Convoqué pour participer à une audition devant les élus de la chambre des représentants, le président américain a décliné l’invitation dimanche 1er décembre. Il dénonce une enquête « injuste » en évoquant la procédure de destitution lancée par les démocrates à son encontre.

Cette semaine marque le début d’une nouvelle étape dans le long chemin de la destitution, à savoir le débat juridique pour déterminer si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation.

La commission judiciaire doit donner le coup d’envoi à cette réflexion mercredi 3 décembre lors d’une audition avec des spécialistes de la Constitution. Elle avait invité Donald Trump à y « participer » soit en personne, soit par l’entremise de ses avocats ou en posant des questions écrites aux témoins. Elle a essuyé un refus.

Trump dénonce une procédure inéquitable

« Concernant l’audition du 4 décembre, on ne peut légitimement attendre que nous y participions, alors que les noms des témoins n’ont pas été rendus publics et qu’il reste douteux que la commission judiciaire offre une procédure équitable », a écrit l’avocat de la Maison-Blanche, Pat Cipollone. « Mais si vous êtes vraiment décidés à superviser une procédure équitable à l’avenir, nous pourrions envisager de prendre part » à la suite de vos travaux, ajoute l’avocat.

Donald Trump est dans la tourmente parce qu’il a demandé à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, un de ses adversaires potentiels à la présidentielle de 2020, dont le fils a longtemps siégé au conseil d’administration d’un groupe gazier de ce pays. Le milliardaire républicain assure avoir été dans son bon droit en soulevant une possible affaire de « corruption » et jure n’avoir exercé aucune pression sur Kiev.

Mais l’opposition démocrate est convaincue qu’il a abusé de ses pouvoirs pour favoriser sa campagne de réélection, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars destinée à ce pays en guerre avec la Russie.

RTL

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