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Des frères et non des ennemis

Conciliant, et rassembleur dans sa nouvelle publication, Ould Maham donne du brillant au paysage politique, qu’il adoucit, et époussette en remplaçant ses vieilles tubercules pernicieuses, par des plus fraîches, dans une nouvelle tentative de le voir tenir à nouveau la route de la cohésion. Un discours ou les idéaux de l’homme de gauche, pétri de culture, ne sont pas en contradiction avec le réalisme de l’homme de terrain, avisé, et prompt à saisir. Avec l’autorité de l’orfèvre en la matière, le voila qui annonce d’entrée de jeu les couleurs. Il nous exhorte à reconnaître le sérieux et la bonne foi de ces précurseurs en qui nous devons voir des frères, et non des antagonistes. Quoique le flageolement, ou l’effondrement dont furent victimes certains d’entre eux aient leur explication dans le fait qu’ils ont contre tout bon sens tenté d’ouvrir devant leur personne la voie de l’éternité au pouvoir. Un texte fort succinct, mais riche en enseignements, dont j’ai tiré à la hâte ceux qui m’ont les plus accroché, qui me semblent être à la base des orientations du Président de la République Monsieur Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, et dont j’ai pris sur moi de soumettre à votre attention. _Le temps n’est plus à l’exclusion. _Tout le monde est le bienvenu. _L’apport de chacun est une pierre qui a sa place qu’aucune autre ne peut prendre dans l’édifice social. _Nos bras sont ouverts et nos cœurs le sont tout autant. _Finies les initiatives isolées. _L’effort se doit d’être collectif. _L’appartenance à tel ou tel courant intellectuel, tout comme la couverture idéologique proclamée des uns et des autres importent peu. _L’important est que chacun sente ce besoin pressant que nous avons de lui, dans notre effort de nous redresser comme un seul corps. _Et mieux encore, qu’il comprenne qu’ensemble nous pourrons désormais accomplir toutes les choses devant lesquelles – pour les avoir abordé individuellement – nous sommes restés trop longtemps en contemplation.  Et comme le laboureur à ses enfants, il nous incite à fouiller, à bêcher le texte à la recherche de ce précieux trésor qu’il a tenu enfoui quelque part sous l’adage de : L’UNION FAIT LA FORCE. Je pense en vous le donnant à lire, qu’il vous apprendra des choses que vous ignoriez justement. DaD.

‘’Tous ceux qui à un moment ou un autre de leur vie ont essayé de présenter un modèle, ou une ébauche, peu importe son type, pour vu que ce projet, ou cette entame aient en vue le redressement de cette nation, sont dignes d’encouragement, d’optimisation, et de soutien, même après qu’ils se soient effondrés, ou simplement après avoir vacillé. La noblesse de l’objectif qu’ils visaient suscite l’admiration, et reste le motif le plus incitatif de voir en eux des frères, et non des adversaires. Ils peuvent appartenir à la classe d’intellectuels organiques, ou à celle d’intellectuels prescripteurs. Ils peuvent militer sous les couleurs de l’islamisme, de la laïcité, être de gauche, ou de droite, prôner le libéralisme ou le socialisme,  se réclamer du nationalisme, ou du mondialisme, pour vu seulement qu’ils comprennent le besoin pressant que nous avons d’eux, et de tous les autres dans le combat que nous livrons en vue de notre redressement. L’expérience nous apprend qu’aucun de ces hommes ne possède à lui seul la force de propulser en avant un projet, d’une telle envergure. Le véritable redressement est dans leur présence, tous, main dans la main, et plus décidés que jamais à réaliser  dans l’harmonie et la complémentarité cette parfaite symbiose tant ambitionnée.’’

 (Je suis tout ouïe)

Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim.