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Sahara marocain: comment la MAE espagnole a mis «chaos» Alger et son appendice polisarien

Lors de sa visite hier mercredi 4 mars à Alger, la MAE espagnole s’est vue mitrailler de questions sur le dossier du Sahara marocain, alors que ce dossier ne figurait pas à l’ordre du jour de son déplacement. Elle a simplement répété ce qu’elle avait affirmé le 24 janvier à Rabat. Décryptage.

Grosse déception à Alger comme à Rabouni, QG du front polisario, au lendemain de la rencontre de la MAE espagnole avec son homologue algérien. Côté Rabouni, le front séparatiste, <a href= »https://elpais.com/espana/2020-03-04/pedro-sanchez-viajara-por-primera-vez-a-argelia-en-abril.html« >comme l’a si bien relevé notre confrère espagnol «El Pais»</a>, s’est alarmé que la cheffe de la diplomatie espagnole, Arancha Gonzalez Laya, n’ait nullement évoqué le terme d’ «autodétermination du Sahara occidental» lors de son point de presse conjoint avec son hôte algérien, Sabri Boukadoum.

Pourtant, le MAE algérien avait multiplié les subterfuges pour tenter de lui soutirer la moindre déclaration qui ferait croire à un changement dans la position de l’État espagnol sur le dossier du Sahara.

Peine perdue! M. Boukadoum, qui s’est subitement découvert la vocation (ratée) de modérateur des questions des journalistes-agents accourus, s’est ramassé! Arracha Gonzalez Laya a simplement réaffirmé ce qu’elle avait (déjà!) affirmé le 24 janvier dernier lors de sa première visite officielle à Rabat.

L’Espagne défend la centralité des Nations unies» et soutient «les efforts du Secrétaire général de l’ONU pour trouver une solution politique dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies», a réitéré la MAE espagnole, devant son hôte algérien qui, après avoir « filé la patate chaude » à son homologue espagnole, a cru nécessaire d’intervenir par la suite pour ressasser la phraséologie éculée de ses maîtres galonnés, en essayant désespérément de plaider pour un «rôle» de l’Union africaine, quand bien même cette dernière avait elle-même affirmé, solennellement, lors du Sommet de Nouakchott (2 juillet 2018), s’être dessaisie du dossier, au profit de l’ONU, qui en est le parrain exclusif.

L’hystérie anti-marocaine des pseudo-«journalistes» rameutés par le ministre Boukadoum ne s’est pourtant pas arrêtée à ce stade de l’absurde. Alors que le débat était censé porter nécessairement sur l’unilatéralisme d’Alger dans sa décision de délimiter «ses» frontières maritimes, objet du déplacement même de la MAE espagnole, mal en a pris à cette dernière de découvrir que l’attention de nos confrères algériens s’était plutôt portée sur l’établissement de la compétence juridique du Maroc sur son espace maritime, y compris le Sahara marocain, voté dernièrement au parlement marocain, Députés et Conseillers compris!

Mais là encore, grosse douche froide pour le MAE Boukaddoum et son bataillon de journaux. Arracha Gonzalez n’a fait que répéter ce qu’elle avait dit le 24 janvier dernier janvier dernier à Rabat, lors de ses entretiens avec son homologue marocain Nasser Bourita, re-précisant que le Maroc avait le droit absolu de délimiter ses frontières maritimes, relevant que la voie du dialogue et de la concertation est en passe de résoudre tout litige pouvant se poser en cas de chevauchement.

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