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Coronavirus: Arrêt maladie pour les grandes entreprises du Béarn.

Plusieurs grandes entreprises du Béarn sont à l’arrêt.
La crise du coronavirus a obligé les patrons à s’adapter. Télé-travail, chômage technique, l’économie locale reste mobilisée.

Safran Helicopter Engines, accès restreint pendant trois jours à Bordes.

Suite à la décision de confinement général prise par l’Etat français, plusieurs décisions ont été prises sur les différents sites du groupe Safran. En Aquitaine, le leader mondial des moteurs d’hélicoptère possède deux sites à Bordes, dans les Pyrénées-Atlantiques et Tarnos, dans les Landes. En Béarn, plus de 2500 salariés sont concernés et dans les Landes, 1500 employés.

Pour contribuer à ralentir la propagation du virus et pour protéger la santé des salariés de l’usine de Bordes, Safran a mis en place des mesures sanitaires sur trois jours, du 18 au 20 mars, avec des opérations de nettoyage et désinfection.
Dès lundi, les salariés concernés par les activités essentielles pour la continuité de l’activité réintègreront le site dans le respect des consignes Coronavirus.
Des mesures qui concernent également l’usine de Mantes-Buchelay dans les Yvelines, spécialisé dans les régulateurs et accessoires, il emploie 300 personnes.

A Tarnos, des personnels réintègrent dès aujourd’hui le site pour assurer des activités essentielles de maintenance et de supports. Rappelons que de nombreux hélicoptères du groupe Safran sont en service au sein de la protection civile en France comme dans plusieurs autres pays européens. La gendarmerie et le transport médical sont également utilisateurs de ces machines.

En général, le télé-travail est de mise sur les trois sites du groupe pour les collaborateurs qui peuvent continuer leur activité à domicile. 

Total, Jean Féger est fermé. 

Le centre scientifique et technique Jean Féger de Pau est fermé pour plusieurs semaines. Une mesure qui concerne également le centre de recherche de Lacq. Avec près de 3000 salariés, Jean Féger est le coeur névralgique de Total pour l’ingénierie pétrolière pour les filiales du groupe sur les cinq continents. 

Aujourd’hui, toutes les mesures et les dispositions ont été prises pour permettre la mise en place du télé-travail. Seule une trentaine de personnes, avec un accès réservé, assure les activités essentielles au fonctionnement de l’entreprise sur place, notamment les services informatiques. Le méga calculateur Pangéa fonctionne et permet la continuité des travaux en cours. 

Depuis début mars, il n’y a plus de départ en mission vers l’étranger, et suite aux mesures de confinement, une dizaine de personnes ont choisi de rentrer en France, elles travaillaient en Mauritanie et Birmanie.

Le site d'Euralis à Lescar. / © Olivier Quéro Euralis
Le site d’Euralis à Lescar. / © Olivier Quéro Euralis

Euralis, le siège de l’entreprise coopérative s’est vidé.

Plusieurs cas de figure existent dans le groupe coopératif Euralis. L’entreprise béarnaise, qui emploie plus de 5000 salariés en France, a suivi les recommandations du gouvernement.  Au siège de Lescar, 400 personnes sont concernées par les mesures de télé-travail, une permanence stratégique continue d’être assurée au sein de l’entreprise. 

L’usine de semence sur le même site fonctionne normalement, elle est en effet considérée comme prioritaire dans le cadre de sa mission de continuité des productions agricoles et alimentaires. Pour l’heure, les semis ne sont pas remis en cause et les coopérateurs, producteurs de maïs, devraient être livrés en semences, à moins que de nouvelles mesures restrictives de circulation ne soient mises en place dans les semaines qui viennent.

Les magasins Point Vert sont ouverts, là où le personnel est volontaire. Les rayons de denrées alimentaires et d’alimentation animale sont approvisionnés. En Bretagne où Euralis possède plusieurs sites, l’activité salade, traiteur et plats cuisinés se poursuit dans le cadre des productions prioritaires.
La filière foie gras ne connaît pas pour l’heure de mesures de chômage technique, tant que les sites peuvent alimenter le marché. Une situation qui pourraît évoluer avec la fermeture généralisée des grands hôtels-restaurants, notamment pour la marque Rougié qui leur est dédiée. 

Toray a arrêté sa production de fibre de carbone.

Chez Toray Carbon Fibers Europe, les sites d’Abidos et de Lacq ont arrêté leurs lignes de production de fibre de carbone entre lundi et mercredi. Environ 300 salariés sont concernés par des mesures de chômage partiel. Une équipe de sécurité continue d’assurer le suivi des machines pour préparer un redémarrage. Le télé-travail a été mis en place chez les administratifs. Pour l’approvisionnement des clients, Toray possède plusieurs semaines de stock afin de répondre à la demande. 

Franceinfo