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Fermeture des mosquées, les pour et les contre/ Par Sidi Mohamed Maham

Avec cette pandémie de Coronavirus qui se propage comme une traînée de poudre à travers le vaste monde, plusieurs gouvernements de pays touchés ont, contraints, adopté entre autres mesures d’interdiction, qui ont touché plusieurs lieux de rassemblement, la fermeture de leurs mosquées.

Cette mesure qui n’a laissé personne indifférent, a ouvert un grand débat sur la question, qui a à son tour dégagé deux groupes distincts. Ceux qui sont encore sous le choc pour être incapables de concevoir sous quelle conjoncture, qu’on puisse une seconde réfléchir à la possibilité de fermer les demeures de Dieu. Et les autres, ceux qui voient dans cette formalité, une impérieuse nécessité pour la sauvegarde des vies humaines contre la transmission de cette maladie infectieuse, d’un sujet malade à un autre encore sain.

Les deux opinions peuvent être défendues à dessein, et selon l’intention de leurs émetteurs respectifs. Exclusivement, et pour des considérations diverses, dont celle de pencher pour le premier avis, en faisant barrière à la fermeture des mosquées sans être contraint d’approcher la nécessité strictement dogmatique qui l’impose, j’invite nos érudits à réfléchir à la possibilité de réviser certains jugements dont ceux qui se rapportent aux rangs, et à la distance entre les prieurs, ainsi que la prépondérance de cumuler les deux prières unies entre elles par le facteur temps, et ce durant toute cette période. Sans oublier l’ajout à certaines obligeances dû aux mosquées un certain caractère coercitif, ou même prohibitif afin de garantir que l’acquittement du culte se fera de façon exceptionnelle, et selon les règles de santé, et de sécurité employées dans les périodes de grandes épidémies, et que dictent des circonstances tout aussi exceptionnelles.

Tout ceci doit se faire selon les règles de la nécessité, surtout que c’est possible, et légitimement faisable, puisqu’il va nous permettre de nous éloigner une fois pour toute de réfléchir à l’avenir à la fermeture des maisons de cultes, et à l’oblitération de la prière en groupe, ou à légiférer à ceux qu’elle unissait de faire défaillance aux mosquées.

Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim