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L’ex-président sollicité devant le parlement pour interrogatoire dans 7 affaires de corruption

Des sources mauritaniennes ont indiqué qu’une commission d’enquête parlementaire s’apprête à convoquer l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à comparaître devant lui et à entendre son avis sur certains des dossiers faisant l’objet d’une enquête.

Et le site Internet Sahara Media a cité des sources informées déclaraant que la commission d’enquete parlementaire enverrait une convocation à Ould Abdel Aziz dans quelques jours, sans préciser de date pour cela.

Selon le site Internet, la comission avait déjà rencontré plusieurs ministres et fonctionnaires sous le règne de Mohamed Ould Abdel Aziz, y compris l’ancien Premier ministre Yahya Ould Hedamine, dans le cadre de la collecte d’avis et de vues concernant les dossiers qui font l’objet d’une enquête.

Cette comission a été formé en février dernier et a été chargé d’enquêter sur 7 dossiers, dont entre autres le revenu du pétrole, les propriétés de l’État qui ont été vendues à Nouakchott, les activités de Poly Hundong-dong, l’accord sur l’éclairage public solaire et le quai à conteneurs du port de l’amitié.

Alors que la comission a lié ses procédures à la période de Mohamed Ould Abdel Aziz (2009-2009), les membres du comité ont confirmé lors d’une conférence de presse que leur travail « se limitait aux 7 dossiers qui devaient faire l’objet d’une enquête conformément à la loi ».

La commission a déclaré que son rôle « s’inscrit dans le cadre de la surveillance et de l’enquête, et qu’il s’agit d’une action parlementaire constitutionnelle qui ne concerne pas un secteur spécifique, ni une date ou des personnes spécifiques ».

Pour sa part, l’actuel président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a souligné, lors de la dernière conférence de presse qu’il ne s’immiscera pas dans les travaux de la commission, par respect au principe de la séparation des pouvoirs .

On s’attend à ce que la comission prépare un rapport qui sera présenté au Parlement au mois de juillet. Sur la base de ce rapport, le Parlement peut former une cour suprême de justice, qui sera le seul organe habilité à enquêter ou à juger le président de la République.

Source: «Sahara Media»