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Terrorisme: l’urgence du coronavirus n’arrête pas l’offensive djihadiste en Afrique

Terrorisme: l’urgence du coronavirus n’arrête pas l’offensive djihadiste en Afrique

Un autre front chaud de l’offensive jihadiste en Afrique est la région du Sahel occidental(Sénégal, Mali, Mauritanie). Si le Niger et le Tchad font partie des pays membres de l’alliance du G5 Sahel (avec le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso), en fait l’action de la force Barkhane dirigée par les Français – qui a récemment augmenté à plus de 5000 unités après l’envoi de nouvelles unités décidé par le président Emmanuel Macron au sommet de Pau le 13 janvier – exclut la zone du lac Tchad, laissant donc à découvert une zone qui semble de plus en plus instable et hors de contrôle.


Une autre région « chaude » est également celle concernant les frontières entre le Mali, le Burkina Faso et la Mauritanie, où la résurgence des attaques djihadistes a entraîné la mort de près de 4 000 personnes l’année dernière. Quant au Burkina Faso, en proie à de fréquentes attaques jihadistes souvent entrecoupées de conflits intracommunautaires, depuis 2015 avec plus de 800 morts et près de 860 000 déplacés.

D’autres affrontements ont également eu lieu cette semaine dans la région de Mopti, au centre du Mali, entre la brigade Masséna du groupe Nusra al Islam wa al musulimin, liée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et aux combattants de l’État islamique au Grand Sahara, branche du groupe djihadiste en Afrique de l’Ouest.