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L’Afrique du Sud réitère son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination : Pretoria recadre Rabat

«L’approche de l’Afrique du Sud sur le Sahara occidental est guidée par la position de l’Union africaine, qui a toujours soutenu l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux décisions pertinentes de l’UA et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations- unies », a soutenu le ministère sud-africain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, dans un communiqué publié lundi. 

Le ministère sud-africain réagissait à un article publié par les médias marocains, qualifié de «rapport trompeur sur le récent débat de l’Afrique du Sud et du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) sur le territoire occupé du Sahara occidental». Pretoria a rappelé, également dans ce contexte, la position de l’Afrique du Sud qui «résonne avec la plupart des pays qui ont connu le colonialisme et l’occupation». «Notre politique étrangère en matière d’occupation, de décolonisation et de violations des droits de l’homme sera toujours fondée sur des principes et non sur l’opportunité», a insisté le ministère.   «Cette déclaration sert à corriger la tentative de caricaturer la position de principe de l’Afrique du Sud sur les questions d’anti-occupation et de décolonisation.  De plus, et sans divulguer les résultats d’une session à huis clos du Conseil de sécurité des Nations-unies, la déclaration corrigera la tentative de présenter les positions de principe de l’Afrique du Sud sur ces questions comme étant ‘’en décalage avec la majorité des nations du monde’’», a ajouté le ministère.    Le ministère sud-africain, a également rappelé que le 9 avril 2020, le Conseil de sécurité des Nations-unies a tenu une vidéoconférence à huis clos pour discuter de la situation au Sahara occidental. «L’objectif de la réunion était d’examiner les développements récents au Sahara occidental et de recevoir un rapport sur les travaux de la Mission des Nations-unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) qui a été créé en 1991 pour surveiller principalement le cessez-le-feu entre les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario et organiser, aussi assurer un référendum libre et équitable sur le territoire», a-t-on indiqué.  L’Afrique du Sud regrette «particulièrement que le Conseil de sécurité n’ait pas été en mesure de faire avancer le processus de paix. C’est regrettable, car le peuple du Sahara occidental continue de subir l’occupation et sa lutte pour son droit à l’autodétermination se prolonge».