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Les 3 infos majeures, hors coronavirus, du vendredi 1er mai

Par CNEWS avec AFP – Mis à jour le 01/05/2020 à 20:44Publié le 01/05/2020 à 20:43

Si l’épidémie de coronavirus et l’état de crise dans laquelle elle a plongé le monde attirent toutes les attentions, l’actualité se poursuit malgré tout aux quatre coins du globe. C’est pourquoi CNEWS a regroupé les informations majeures de la journée, qui ne sont pas liées au Covid-19.

 Policiers percutés à Colombes : le conducteur de la voiture mis en examen et écroué

Accusé d’avoir foncé en voiture sur des policiers lundi à Colombes (Hauts-de-Seine), Youssef T. a été mis en examen et écroué vendredi pour « tentative d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste ».

Selon des sources concordantes, ce Français de 29 ans animé par une idéologie anti-occidentale et ayant fait allégeance au groupe Etat islamique (EI) assume « totalement son acte », qu’il aurait commis seul.

Après la fin de sa garde à vue et son défèrement au parquet vendredi matin, un juge d’instruction a mis en examen Youssef T. dans l’après-midi avant qu’il ne soit placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet national antiterroriste (Pnat).

Lundi 27 avril, vers 17h, au volant d’une BMW, cet homme inconnu des services antiterroristes avait violemment heurté deux motards de la police nationale qui contrôlaient une voiture, les blessant grièvement aux jambes. Un policier municipal avait également été atteint plus légèrement. Les deux motards ont dû être hospitalisés, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Une lettre d’allégeance à l’EI ainsi qu’un couteau ont été retrouvés dans la voiture du suspect et le Pnat s’est saisi des faits mardi 28 avril, après qu’une expertise psychiatrique du suspect a écarté toute abolition ou altération de son discernement.

Selon un communiqué du parquet, le suspect expliquait vouloir se lancer « à corps perdu dans la bataille pour imposer la charia sur l’ensemble de la Terre ».

Selon une source proche de l’enquête, « ce n’est pas un profil de déséquilibré » mais celui de quelqu’un de « très solitaire » qui se considère comme un « guerrier » évitant de cibler les « civils ».

« En l’état, il semble avoir agi seul », selon l’une des sources. L’enquête préliminaire avait aussi été ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste », ce qui laissait entrevoir d’éventuels complices, mais ce chef d’accusation n’a pas été retenu pour l’instant dans l’information judiciaire.

Connu pour des « faits de droit commun anciens », Youssef T. avait fait l’objet d’un rappel à la loi pour outrage à agent en 2014, selon la procureure de Nanterre Catherine Denis. Le parquet antiterroriste a indiqué de l’homme n’était « pas fiché S » pour radicalisation.

 Joe Biden dément les accusations d’agression sexuelle d’une ancienne collaboratrice

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a démenti catégoriquement vendredi l’accusation d’agression sexuelle d’une ancienne collaboratrice qui perturbe fortement son début de campagne face au président Donald Trump.

Ces allégations sur des faits remontant aux années 1990 « ne sont pas vraies », a déclaré dans un communiqué l’ancien vie-président américain. « Cela n’est jamais arrivé », a-t-il ajouté.

Tara Reade, 56 ans, accuse Joe Biden, 77 ans, de l’avoir agressée sexuellement dans un couloir du Congrès américain, lorsqu’il était sénateur en 1993.

Sans véritable « échanges de mots », a-t-elle raconté pour la première fois dans un podcast diffusé le 25 mars, « il m’a mise contre le mur », embrassée et « il m’a pénétrée avec ses doigts ».

Plusieurs anciens collaborateurs de Joe Biden travaillant au Sénat à la même époque qu’elle ont assuré « sans équivoque qu’elle n’était jamais venu vers eux pour en parler, porter plainte ou soulever cette question », a souligné le candidat démocrate.

L’accusation avait été démentie par l’entourage de Joe Biden. Mais depuis plusieurs semaines, elle assombrit sa campagne et le candidat lui-même était enjoint à s’exprimer personnellement.

Joe Biden a aussi pointé qu’il n’existait pas de « trace écrite » d’une plainte déposée par Tara Reade à l’époque des faits.

« Je n’ai jamais demandé à personne de signer un accord de confidentialité », a par ailleurs assuré l’ancien bras droit de Barack Obama, dans un entretien sur la chaîne MSNBC.

Aux Etats-Unis, il arrive que les accusations d’agressions sexuelles donnent lieu à une transaction financière par laquelle les victimes acceptent de garder le silence sur les faits.

Joe Biden, qui mène une campagne en grande partie virtuelle depuis sa maison du Delaware en raison de la pandémie de coronavirus, cherche à sortir d’une séquence potentiellement dommageable pour sa campagne. Il doit retrouver de la visibilité sur d’autres thèmes, comme le choix de sa colistière.

Il a annoncé qu’il choisirait une femme qui deviendrait, en cas de victoire, la première vice-présidente des Etats-Unis.

 Un criminel recherché depuis 10 ans en Italie a été arrêté en France

Un criminel espagnol recherché depuis 10 ans en Italie a été interpellé samedi à l’aéroport de Roissy par la police française, a-t-on appris vendredi 1er mai, auprès de la police judiciaire française.

Juan Testa, 36 ans, «est un criminel espagnol, ancien proxénète connu pour trafic de drogue qui s’était soustrait à la justice italienne», a expliqué à l’AFP Jean-Jacques Colombi, chef de la division des relations internationales de la police judiciaire française.

Avant de prendre la fuite il y a dix ans, l’homme a notamment séquestré et violé une femme qu’il soupçonnait de vouloir témoigner contre lui.

Les services d’enquête l’ont localisé en Asie centrale puis à Taïwan, d’où il a été expulsé.

Arrêté à sa descente d’avion et sous le coup d’un mandat d’arrêt européen, Juan Testa est actuellement en attente d’être remis aux autorités italiennes.

« Il y a eu beaucoup d’intervenants sur cette affaire », souligne Jean-Jacques Colombi, qui salue la « qualité de la coopération franco-italienne » mais aussi « le bon fonctionnement des outils de coopération internationale », tels qu’Europol et Interpol, ayant abouti à cette arrestation.