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Droit de réponse: Éclaircissements

Face à cette situation, j’ai décidé de sortir de ma réserve habituelle que j’ai observée tout au long des années passées pour évoquer certains sujets d’ordres personnels, ce que j’aurais du ne pas faire n’eut été le respect que je voue à bon nombre de ceux qui lisent et commentent ce qui s’écrit sur ma personne et sur certains aspects très personnels de ma vie dans les différentes plates-formes des réseaux sociaux et dans certains sites de la place. Là, je ne peux que remercier, de tout cœur, ceux parmi ces lecteurs qui ont émis des commentaires équilibrés et objectifs.

D’emblée, je tiens à implorer Allah, le Tout-Puissant, pour mettre fin à cette pandémie et nous éviter ainsi qu’à tous les musulmans et à l’Humanité toute entière ses effets néfastes sur la santé. Nous prions également Allah pour accueillir en son Saint et Vaste Paradis nos martyrs décédés de cette pandémie inédite. A nos malades, encore sous traitement, nous souhaitons un prompt rétablissement

Il n’est pas dans mes habitudes de parler de moi-même et encore moins d’émettre des commentaires, de n’importe quel ordre, sur des sujets relevant de considérations personnelles, bien qu’assumant des charges publiques, statut que certains ne manquent pas, par moments, de mettre à profit pour évoquer des sujets sur mon compte, assez souvent personnifiés. En victime expiatoire, j’ai toujours évité de verser dans cette polémique stérile et pour le moins indécente.

Cependant, il m’a été donné de constater récemment une campagne médiatique de dénigrement orchestrée contre ma personne visant, en toute apparence, à nuire à mon image de marque personnelle auprès de l’opinion publique nationale, m’accablant de certaines accusations tout aussi graves que fortuites, sans retenue, mais surtout sans le moindre effort de vérification préalable, ce qui s’apparente vraisemblablement à un acharnement dont j’ignore les mobiles.

Face à cette situation, j’ai décidé de sortir de ma réserve habituelle que j’ai observée tout au long des années passées pour évoquer certains sujets d’ordres personnels, ce que j’aurais du ne pas faire n’eut été le respect que je voue à bon nombre de ceux qui lisent et commentent ce qui s’écrit sur ma personne et sur certains aspects très personnels de ma vie dans les différentes plates-formes des réseaux sociaux et dans certains sites de la place. Là, je ne peux que remercier, de tout cœur, ceux parmi ces lecteurs qui ont émis des commentaires équilibrés et objectifs.

A ces gens bienveillants et à ceux induits en erreur par cette campagne et preuve à tout le monde, je ne peux qu’apporter des éclaircissements sous forme de réponses à deux grandes interrogations:

1- D’où provient ce que je possède ?
2- Où sont passés les biens de la Fédération?

1- D’où provient ce que je possède ?

Certains connaissent plus que d’autres l’origine de mes entrées. A ceux qui ne les connaissent que peu ou pas du tout, je dirai qu’avant d’être Président de la FFRIM, j’étais- et je le suis toujours-homme d’affaires actif dans le domaine de la pêche y possédant une société que j’ai créée il y a 20 ans et à l’épanouissement de laquelle j’ai toujours tenu. Grâce à Allah et au dévouement des employés, cette société compte, depuis quelques années déjà, parmi les plus prospères opérant dans le domaine. Elle allie la propriété et la consignation de navires de pêche. En dehors de cette société, je suis également actionnaire dans d’autres sociétés opérant dans le même domaine.

Ainsi, en prenant la tête de la Fédération, j’étais-Alhamdoulilahi- à l’abri du besoin et ma seule motivation était de répondre à l’appel du devoir national, convaincu que je pouvais-et peux toujours- apporter quelque chose au football de mon pays, étant passionné, depuis l’enfance, par ce sport.

En y accédant, j’étais déjà suffisamment loti en la matière à travers la gestion du club que j’ai créé en 1999 déjà, avec mon ami et frère Aziz Boughourbal et que nous supportons sur nos fonds propres. Il s’agit de FC Nouadhibou, qui compte, à l’heure actuelle, parmi les meilleurs clubs du pays. En cela, je n’étais mu que par l’amour sans limites que je voue au football.

Depuis que je préside aux destinées de la Fédération avec l’équipe dirigeante qui m’accompagne, j’ai refusé, dès le premier jour, de percevoir un salaire, des émoluments, ou tout autre avantage bien que la loi me l’autorise et que partout ailleurs dans le monde, mes collègues présidents de fédérations perçoivent en es qualité des salaires importants et des avantages non moins importants.

Je n’ai jamais accepté de faire de même, car Allah, grâce à sa bonté, m’a mis à l’abri du besoin pour ne pas y verser.

Par ailleurs, je vous fais ici l’économie de ne pas vous importuner avec ce que je dépense de mon bien personnel en venant en aide à des personnes physiques ou morales évoluant dans le domaine.

Grande alors est ma surprise de ne pas concéder à un homme d’affaires comme moi de posséder une maison et une voiture, tout comme je suis autant surpris qu’il soit accusé de faire usage des biens de la Fédération à ses fins personnelles, alors qu’Allah sait qu’aucun centime de la Fédération ne m’est jamais au grand jamais revenu.

2- Où sont passés les fonds de la Fédération?

Avant de répondre à cette interrogation, je me permets de citer les sources de financement de la Fédération, qui sont de trois ordres: L’Etat, dont l’apport se résume en la prise en charge des équipes nationales comme tel est le cas dans tous les pays du monde, car l’équipe nationale est un symbole de chaque pays et un de ses outils de sa souveraineté, la FIFA et les ristournes des sponsors et des droits TV via la CAF.

Ces trois sources sont presque les mêmes pour toutes les fédérations du monde. Le soutien qu’alloue la FIFA est le même pour toutes les fédérations que ce soit la Mauritanie, la France, l’Argentine, le Cameroun, l’Allemagne, le Brésil, etc..

Depuis mon élection à la tête de la FFRIM, j’ai tenu à améliorer ces recettes et en optimiser la gestion, à travers le strict contrôle des dépenses et à travers les organismes de contrôle aussi bien nationaux qu’ internationaux qui ont effectué des missions de contrôle chez nous et qui nous accordent toujours des quitus assortis très souvent de félicitations pour la bonne gestion de nos fonds.

Au jour d’aujourd’hui, notre Fédération est citée comme exemple par la FIFA et la CAF en matière de bonne gestion et pour avoir adopté le principe du <smart investissement> dans le domaine de la conception et de l’exécution des projets.

Personnellement, j’ai été invité plusieurs fois par la FIFA et la CAF à des rencontres et symposiums sur le développement, pour y exposer notre expérience aux représentants de fédérations continentales et internationales dans plus de deux cents pays de par le monde.
Pour illustrer cette crédibilité, les Présidents de la FIFA et de la CAF ont effectué trois visites chez nous en l’espace de 3 ans. Notre pays a abrité le Sommet Exécutif de la FIFA en février 2018, toujours dans cette mouvance de crédibilité retrouvée.

Je n’ai cessé de dire et de rabâcher que les bons résultats et la gabegie ne font jamais bon ménage pour être fondamentalement et foncièrement opposés.

La bonne gouvernance que nous avons instaurée a été claire pour tous et efficiente en termes des résultats très satisfaisants que nous avons obtenus. Si la gabegie avait été permise, nous aurions fait du sur-place en restant, comme nos étions, à l’avant-dernière place du classement mondial et la risée du monde entier.

Tout en tenant à ne pas vous importuner plus avec les réalisations accomplies par la Fédération dans le domaine des équipes nationales, des clubs, des joueurs j’aimerais, cependant, vous rappeler très brièvement certaines des actions que nous avons menées et qui pourraient bien échapper à bon nombre parmi vous:

Quand je prenais service, le 29 Juillet 2011, à l’issue de mon élection par la majorité des membres de la famille du football national, le siège la Fédération ne disposait d’aucun moyen de travail, ni logistique, ni matériel et encore moins humain.

Nous nous sommes empressés de fournir des meubles, des moyens logistiques et nous avons doté l’administration de cadres et personnel compétents.

L’étape suivante a consisté à construire un nouveau siège aux normes internationales, pourvu de tous les moyens dignes d’une institution respectable.

Ont vu le jour après les locaux de l’Académie, la mosquée et le local de la FFRIM TV, qui a constitué le noyau de la chaîne ARRIYADIYA, connue et largement suivie aujourd’hui.

Mais la plus grande réalisation en matière d’infrastructures demeure incontestablement le stade Cheikha Ould Boidiya, aujourd’hui utilisé pour toutes les compétitions nationales et internationales. D’autres pelouses synthétiques ont été acquises et posées.

A présent, la réalisation du café-restaurant et de la boutique de vente des produits dérivés de la Fédération se trouve à un stade très avancé. D’autres réalisations d’infrastructures ont été accomplies.

Au niveau de l’Equipe Nationale, nous avons progressé de la 206ème place mondiale en 2012 à la 81ème place (classement du mois de septembre 2016). Une telle prouesse s’est matérialisée par la qualification, par deux fois, au CHAN (2014 et 2018), avant la qualification historique- la 1ère du genre dans l’histoire de notre pays- à la CAN (Égypte 2019). La même année, notre Équipe Nationale a été sacrée meilleure Équipe d’Afrique, à l’occasion des AWARDS de la CAF, organisés à Dakar. Une année avant, j’ai été élu meilleur dirigeant d’Afrique au CAFAWARDS, organisé à Accra en 2017.

Quant aux récompenses de notre Championnat, elles ont été majorées de 2 millions MRO à notre arrivée à 140 millions MRO, alloués annuellement à tous les Clubs.

La dimension sociale n’a jamais été absente des priorités de la Fédération comme en témoigne l’assistance octroyée à tous les clubs et à tous les pratiquants et employés, d’un montant de 120 millions MRO, en pleine crise de la pandémie du Covid-19.

Je voudrais ici louer hautement le précieux apport de l’Etat, à travers les plus hautes autorités du pays qui n’ont cessé et continuent de consentir aide et assistance au football national depuis le lancement de notre projet à ce jour, ce qui a contribué considérablement aux résultats obtenus.

Enfin, je rassure toutes les personnes bienveillantes qui nous suivent et partagent avec nous ce projet que mon équipe fédérale et moi-même sommes, plus que jamais, décidés à aller de l’avant dans notre démarche de promouvoir et de développer notre projet, car ce projet a pour finalité primordiale d’assurer la réalisation de l’objectif majeur, celui de la qualification de notre pays à la Coupe du Monde. Nous sommes conscients de l’ampleur et de l’enjeu d’un tel projet, mais tout autant décidés à le réaliser. Aucune tentative de déstabilisation ou campagne de dénigrement n’ébranlera notre ferme volonté d’y parvenir.

Je vous exhorte tous à continuer, comme par le passé, à soutenir les équipes nationales, les clubs et les joueurs, afin de réaliser ensemble, la main dans la main, les projets que nous nous sommes tracés.

Quant aux détracteurs et autres fauteurs en eau trouble, nous leur disons que nous n’avons point le temps de leurs manœuvres dilatoires.

Ahmed Ould Yahya
Président de la FFRIM