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Eiffage plaide pour « des consortiums compétitifs face aux groupes chinois »

Troisième groupe français de BTP derrière Vinci et Bouygues, Eiffage a étendu son empreinte ouest-­africaine à partir du Sénégal, où il est établi depuis près d’un siècle. Alors qu’il achève les travaux du TER Dakar-Diamniadio, il commence ceux du mégaprojet gazier de Grand-Tortue, au large du Sénégal et de la Mauritanie.

Présent au Sénégal depuis 1926, le groupe français a étendu sa présence en Afrique de l’Ouest, sa principale zone d’activité à l’international. Il vise particulièrement les chantiers liés à l’énergie.

Troisième groupe français de BTP derrière Vinci et Bouygues, Eiffage a étendu son empreinte ouest-­africaine à partir du Sénégal, où il est établi depuis près d’un siècle. Alors qu’il achève les travaux du TER Dakar-Diamniadio, il commence ceux du mégaprojet gazier de Grand-Tortue, au large du Sénégal et de la Mauritanie.

À Abidjan, il poursuit ceux du pont Félix-Houphouët-Boigny, après avoir livré, à la fin de 2019, le terminal portuaire ghanéen de Tema. Pour poursuivre sa croissance, le groupe mise sur le développement d’infrastructures liées à l’électrification, indiquent à JA Ludovic Duplan, son directeur général international à l’énergie, et Guillaume Sauvé, son président de la branche génie civil.

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Jeune Afrique : Le Sénégal constituait, il y a quelques années encore, le seul bastion d’Eiffage en Afrique. Estimez-vous avoir réussi votre développement au-delà ?

Guillaume Sauvé : La majeure partie de nos revenus à l’international est réalisée en Afrique. Ces marchés sont complexes et de plus en plus concurrentiels. C’est projet par projet que nous nous développons dans les pays, chaque fois sur des ouvrages qui nous permettent de combiner une technicité particulière avec du génie civil : usines de dessalement, de traitement d’eau et de déchets, barrages hydrauliques…

Les projets prospectés sont représentatifs de ceux sur lesquels nous avons déjà travaillé. Après le barrage ivorien de Singrobo-Ahouaty, nous regardons de près tous les projets liés à l’hydroélectricité. Notre développement dépend de notre capacité à, chaque fois, associer des équipes locales avec des experts venus d’ailleurs. C’est ce que nous réalisons avec succès sur le chantier de la digue du projet gazier Grand-Tortue, pour laquelle nous devons immerger à 10 km en mer une vingtaine de caissons aussi gros que l’Arc de Triomphe.

Réservé aux abonnés – 17 juin 2020 à 15h44 – Par Rémy Darras

© Jeune Afrique