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Mauritanie : Mohamed Ould Bouamatou, l’homme qui cristallise tous les espoirs

Dès son retour au pays natal, Bouamatou avait clairement affiché ses intentions : contribuer à relever l’économie de son pays. Il avait commencé par décaisser un milliard d’Ouguiyas pour faire face à l’urgence, la crise du coronavirus. Aujourd’hui, il s’attèle à remettre à flot son empire industriel, autrefois attaqué de toute part par son cousin Abdel Aziz.

Mohamed Ould Bouamatou, le tout puissant patron du groupe BSA, est rentré en Mauritanie le 11 mars 2020, après dix années d’exil. Ce retour au pays natal du riche banquier et homme d’affaires suscite de l’espoir chez une bonne partie de la population, qui n’a pas oublié son empreinte économique et sociale dans le pays.

Après dix années d’exil sous le régime liberticide d’Abdel Aziz, Mohamed Ould Bouamatou a fait son retour en Mauritanie le 11 mars dernier. Ce, grâce à l’abandon, par le nouveau pouvoir de Ghazouani, du mandat d’arrêt international lancé il y a trois ans contre lui.

Deux mois après son retour au pays natal, le riche banquier a recouvré définitivement sa liberté à la faveur d’un non-lieu du tribunal de Nouakchott dans une affaire de corruption présumée en 2017. Ayant définitivement soldé ses comptes avec la justice mauritanienne, Bouamatou peut désormais se tourner vers les problèmes que vivent ses compatriotes.

Relancer une économie moribonde

La Mauritanie fait partie des pays les plus pauvres de la planète, selon un rapport de l’ONU daté de 2017. Les trois quarts de la population vivent dans une extrême pauvreté avec un revenu par ménage inférieur à 1,34 dollar par jour. Egalement, les Mauritaniens doivent composer avec les difficultés d’accès à l’eau, à une bonne alimentation, à l’éducation, à la justice ou encore à la santé.

En outre, la jeunesse doit faire face à un chômage de plus en plus important. Une situation aggravée par la pandémie du coronavirus, qui impose à cet Etat d’Afrique du Nord-Ouest, des mesures drastiques. Ces dernières pénalisent sérieusement une économie déjà à la traine sous Abdel Aziz.

Dès son retour au pays natal, Bouamatou avait clairement affiché ses intentions : contribuer à relever l’économie de son pays. Il avait commencé par décaisser un milliard d’Ouguiyas pour faire face à l’urgence, la crise du coronavirus. Aujourd’hui, il s’attèle à remettre à flot son empire industriel, autrefois attaqué de toute part par son cousin Abdel Aziz.

Son groupe BSA, présent dans de nombreux secteurs d’activité (banque, pêche, agroalimentaire, construction, mines, téléphonie etc.), entend multiplier les investissements et mobiliser les partenaires internationaux. Ce qui permettra de créer des emplois pour les jeunes.

Un défenseur des droits de l’Homme et de la démocratie

Mohamed Ould Bouamatou est aussi attendu sur le volet social. Le philanthrope doit venir en aide aux plus démunis, dont le nombre devrait se multiplier avec le coronavirus. Le riche banquier surtout continuer ses œuvres dans la santé, à travers notamment sa clinique ophtalmologique, sise à Nouakchott. Depuis 2000, cet hôpital soigne gratuitement de la cataracte des millions de personnes menacés de cécité, un véritable fléau en Afrique.

Enfin, le milliardaire va appuyer davantage les actions des organisations non gouvernementales, des associations et des militants des droits de l’Homme. En effet, si le nouveau pouvoir de Ghazouani est plus ouvert et conciliant, il y a encore un gros travail à effectuer pour l’instauration de la démocratie. A ce niveau, sa Fondation pour l’égalité des chances en Afrique continuera à jouer un grand rôle.


Journal Economique