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Mauritanie

Editorial: Propositions pour un deconfinement en Mauritanie

La pandémie reculera chez nous au moins d’ici la fin de l’année en cours, d’où la nécessité de cohabiter avec la maladie, de sorte à préserver les mesures préventives et la poursuite du travail pour empêcher l’effondrement de l’économie et permettre aux gens de vivre de manière quasi-naturelle, afin de limiter la hausse des décès dus à la négligence des patients souffrant d’autres pathologies que le Covid.

Après plus de 3 mois après la fermeture des routes entre toutes les wilayas du pays, afin d’endiguer la propagation de la pandémie du Covid-19, force est de reconnaitre que cette stratégie n’a pas donné les résultats attendus, surtout le nombre limité des cas de contaminations au coronavirus déclarés à l’intérieur du pays s’explique essentiellement par l’absence de tests à la pandémie dans ces contrées éloignées de la capitale Nouakchott.

Nous devons en conséquence créer les conditions indispensables pour sécuriser la reprise des transports, de sorte à permettre aux citoyens bloqués ici et là, de circuler là où ils veulent, notamment en dotant les structures sanitaires décentralisées des équipements et de la formation des ressources médicales pour assurer une parfaite et efficace interaction avec la maladie.

Il faut à ce stade soumettre obligatoirement tout citoyen qui souhaite se déplacer entre les wilayas ou les villes, voire vers l’étranger, au test préférentiel comme condition sine qua none pour traverser pour les habitants de la capitale Nouakchott ainsi qu’à ouvrir la route dans un seul sens pendant deux jours pour parer aux accidents routiers meurtriers et plus dangereux que la pandémie du Covid-19

Il faut également annuler le couvre-feu nocturne qui n’a plus de sens, dés lors où il n’a pas limité la propagation du coronavirus.

Le prochain hivernage peut être par contre une occasion pour sortir des villes vers les brousses (sous les tentes) ; où la distanciation sociale serait plus fréquente conformément à la pyramide d’âge qui avait joué par le passé un rôle principale dans l’éradication de la peste

La pandémie reculera chez nous au moins d’ici la fin de l’année en cours, d’où la nécessité de cohabiter avec la maladie, de sorte à préserver les mesures préventives et la poursuite du travail pour empêcher l’effondrement de l’économie et permettre aux gens de vivre de manière quasi-naturelle, afin de limiter la hausse des décès dus à la négligence des patients souffrant d’autres pathologies que le Covid.

Le monde entier reconnait cette vérité et a commencé à agir en conséquence, mais suivant des actions différentes…

Ahmed Ould Bettar