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Vidéo. Mauritanie: musiciens en détresse face à la pandémie du Covid-19

Lamine Kane, musicien et promoteur d’autres artistes, parle d’une situation caractérisée par la fermeture de tous les endroits et l’arrêt de toutes les activités. C’est le cas notamment de l’Institut français de Mauritanie (IFM), des maisons des jeunes, des hôtels et restaurants. Plus de cérémonies de mariages de baptême, pas d’activités nocturnes.

 La pandémie de Covid-19 qui sévit depuis fin 2019, et dont le premier cas sur le territoire mauritanien a été déclaré le 13 mars 2020, impacte durement toutes les activités économiques et sociales, longtemps placées en un arrêt total et forcé, pendant les mois de confinement.

Avec 5700 cas, environ, pour à peine 4,5 millions d’habitants, la Mauritanie est le 17e pays le plus touché sur le continent africain.

Cette maladie très contagieuse, attaquant plusieurs milliers de personnes, est une immense catastrophe pour les métiers de la musique, dont la vocation est de drainer les foules pour une communion collective.

Lamine Kane, musicien et promoteur d’autres artistes, parle d’une situation caractérisée par la fermeture de tous les endroits et l’arrêt de toutes les activités. C’est le cas notamment de l’Institut français de Mauritanie (IFM), des maisons des jeunes, des hôtels et restaurants. Plus de cérémonies de mariages de baptême, pas d’activités nocturnes.

Bref, tous les endroits qui permettaient aux musiciens de gagner leur vie. Il présente une situation difficile. Les maigres activités se limitent à quelques rares ateliers organisés à domicile avec des amis, histoire de garder la main, comme on dit.

Il lance à un appel aux mécènes et à toutes les bonnes volontés, pour venir en aide aux musiciens, tout en reconnaissant que les temps sont durs pour tout le monde et notamment pour les autres métiers liés à l’expression culturelle.

Lamine Kane dit avoir appris que le président Mohamed Cheikh El Ghazouani a débloqué une enveloppe de 20 millions d’anciens ouguiyas au profit de tous les musiciens du pays.

Une goutte d’eau dans un océan de besoins, qui pourrait provoquer la frustration de nombreux professionnels de la musique qui seraient éventuellement oubliés.

Pour sa part, Tyfa Diaw, musicienne, parle d’une situation de blocage affectant durement toutes les activités.

Oumou Sy, chanteuse, tient le même discours. Elle lance un appel aux autorités pour venir en aide à un secteur d’activités durement impacté par la pandémie.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Le360 Afrique