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Hommage à la CEP-Par Sidi Mohamed Maham

Malgré son importance certaine, le côté juridique du dossier ne revêt à mes yeux qu’une importance moyenne, parce que chamboulé dés le départ, par ses retombées politiques, et morales, exposées à travers le contrat social qui nous liait au peuple, par les slogans que nous avons été nombreux à brandir, et à défendre, tout ce temps, alors qu’à l’oreille du boss et de son oligarchie, ils ne faisaient que sonner creux.

Hommage à la CEP/Par Sidi Mohamed Maham

Après ce qu’il a véhiculé comme fonds détournés et malversations commises, dans des secteurs extrêmement sensibles, qui sont le nerf, névralgique, de l’économie nationale, le plus important dans le rapport de la CEP est, ces messages politiques, adressés avec une certaine solennité à toutes les parties concernées. Le doute n’est plus permis, la forte présence d’une gabegie sournoise, sponsorisée et exécutée dans ses moindres détails par le Numéro UN du pays, qui en tire les ficelles, et amplement profit, lui qui se ventait à sa manière de tout centraliser, de détenir tous les pouvoirs, d’être le seul aussi à prendre les décisions économiques.

Et à exercer grâce à ses pouvoirs, inouïs, à mettre à nue tous les dessous de la gestion financière de façon à ce qu’il serait impossible que quelque chose puisse se faire sans son feu vert, surtout lorsque les héros de ces scènes ubuesques font partie de son cercle familial, restreint, qu’il prenait soin de placer aux premières loges, sans motif valable, ou la moindre gêne, qui résulte ordinairement d’une situation délicate.
Malgré son importance certaine, le côté juridique du dossier ne revêt à mes yeux qu’une importance moyenne, parce que chamboulé dés le départ, par ses retombées politiques, et morales, exposées à travers le contrat social qui nous liait au peuple, par les slogans que nous avons été nombreux à brandir, et à défendre, tout ce temps, alors qu’à l’oreille du boss et de son oligarchie, ils ne faisaient que sonner creux. Je déclare mon refus ici-même de prendre part à la polémique qui tourne en ce moment autour de l’immunité de quiconque, en m’affichant pour ou contre, et ce, pour la simple raison qu’elle constitue, c’est vrai, une protection contre les poursuites judiciaires, mais ne signifie absolument pas grand-chose dans la perspective politique, où tous les éléments d’une condamnation politique sont réunis.
La manière dont se clôt aujourd’hui les travaux, de la commission, le respect du calendrier fixé, et les résultats probants mis à jours, le tout dans une parfaite symbiose entre ses différentes composantes constituent un message fort qui appelle à l’inauguration d’une ère nouvelle dans la vie parlementaire du pays. Ils constituent aussi un nouveau départ dans les relations entre les différents pouvoirs, et un espoir fou d’ériger des institutions dont l’allégeance première va sans partage à la République. La position du Président de la République marquée par son refus catégorique de s’ingérer dans les travaux de la commission, sa loyauté à tenir ses promesses de faire disparaître de son chemin tous les obstacles qui l’entravent, ainsi que sa volonté manifeste d’astreindre le gouvernement à entretenir une coopération sans équivoque avec ses membres, sont autant de message, et de nouvelles méthodes pour instituer l’uniformité, et la symphonie entres les pouvoirs d’une part, et la complémentarité entre les institutions de la République de l’autre.
Je ne peux, avant de terminer, que soulever mon chapeau, en signe de profond respect, à l’endroit de la commission parlementaire, membres et président inclus, pour la qualité du travail fait, tant dans sa forme que dans son fond, et également pour les efforts effectués, le moment est merveilleusement choisi pour dire qu’ils sont venus épouser le niveau des aspirations. Je souhaite à cette première commission d’enquête qu’elle ne soit pas la dernière au cours du mandat parlementaire actuel. Je souhaite enfin qu’elle soit suivie de près par d’autres, et d’autres encore, toutes animées du même objectif, pour arriver aux mêmes fins, qui concourent au renforcement continu de l’outil de contrôle parlementaire.
Traduit par : Deddah Abd-Daim.

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