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Grattez-vous exactement là où ça vous démange- Par : Sidi Mohamed Maham

Sidi Mohamed Ould Maham
Sidi Mohamed Ould Maham

Grattez-vous exactement là où ça vous démange/Par : Sidi Mohamed Maham
Les mercenaires de la plume affiliés à l’ex président (faux blogueurs, journaleux, et loups enragés), à l’intérieur comme à l’extérieur, sont en train de remuer ciel et terre dans l’espoir de découvrir un indice infime soit-il, n’importe quoi pour vu qu’ils puissent souiller ma réputation d’homme aux mains propres.

Un conseil d’ami, avant qu’il ne soit trop tard, sachez que vous allez droit dans le mur. Reposez-vous monsieur l’ex, vous en avez grandement besoin. Exténuez comme vous l’êtes, et avec en perspective, vos ennuis avec la Justice, vous avez besoin de toutes vos forces, qui d’ailleurs ont commencé à montrer leurs limites. Tenez surtout votre meute en laisse, elle risque de vous ouvrir des nouveaux fronts qui se révéleront par la suite incontrôlables, sinon mortels, pour vous, monsieur l’ex.
Vous avez, vous-même, toujours sur le qui-vive, comme à chaque fois qu’il s’agit de sommes d’argent en jeu, montré que vous tenez à veiller personnellement au grain, en tenant à gérer par vous-même le budget du parti, et ses recettes provenant de sa campagne d’adhésion, et celles provenant des campagnes du référendum constitutionnel, des élections communales, des conseils régionaux, et des députations. Et à toute fin utile, et pour rappel de mémoire, vous vous êtes entourés de deux de vos ministres, que vous avez délégué à cette fin, et le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont mené rondement l’opération pour votre compte. Un dernier conseil, sachez que cela ne vous mènera nulle part, de céder chaque fois à cette manie de vous gratter là où ça ne vous démange pas.
Je ne dirais pas lors de ma réception de la présidence du parti de mon prédécesseur Isselkou Ould Ahmed Izid Bih, que les signaux étaient tous au rouge, mais avec une dette de un milliard cent millions de nos anciennes ouguiyas, c’est tout comme. Lors de ma cérémonie de remise du parti, celui-ci avait une dette avoisinant 800 millions de nos anciennes ouguiyas, dont j’ai veillé à payer une partie, et j’ai convaincu les autres créanciers d’éponger le reste. Et quitus en main, je ne vois pas pourquoi on m’aurait demandé à moi, ou au bureau exécutif du parti que je présidais à l’époque d’apporter des explications, sur toute gestion ultérieure à la mienne, n’est-ce pas empiéter sur les prérogatives de l’ex président de la République, seul mandaté d’apporter les éclaircissements nécessaires pour équilibrer les recettes et dépenses du parti, sur la période postérieure à mon passage à la tête du parti. Même si nous le dispensions temporairement d’une telle corvée, vu les difficultés qu’il a déjà à ce mettre à jour avec les dossiers, sujet des enquêtes à caractère parlementaire et judiciaire, cela ne le dédouanera pas entièrement. Et il doit satisfaire tôt ou tard, à ce sacro-saint devoir.
Tout de suite après ma démission de la présidence du parti, début mars 2019, furent limogés sans sommation, et sur ordres de l’ex président le directeur financier du parti, et son comptable. Un comité chargé de passer au peigne fin tous les comptes bancaires du parti, toutes ses recettes et toutes ses dépenses, et cela de manière à ce que la direction sortante du parti se sente visée.
Je vous convie monsieur l’ex président à diffuser le rapport de ce comité, à condition bien sûr que cela ne menace pas de vous faire un nouveau trou de mémoire, le premier concernait le montant de votre salaire mensuel. Et pour connaître en détails la situation financière du parti référez-vous aux procès-verbaux de passation et, de prise de service, entre d’une par Isselkou Ould Ahmed Izid bih, et moi-même, (nombre de pages du procès verbal, une seule feuille) et d’autre part, le nombre considérable de procès-verbaux de passation et de prise de service, cette fois entre la direction sortante du parti représentée par moi-même, d’une part , et Seyidna Ali Ould Mohamed Khouna, de l’autre. Retenez avant que votre mémoire ne se prend à vous jouer des tours, que les deux hommes sont aux dernières nouvelles, toujours à vos côtés. Je vous suggère, à vos journaleux et à vous-même de vous enfermer dans les archives, et de visionner toutes les vidéos en rapport avec les meetings, et au cas où quelques-unes ne répondent pas à l’appel, contactez-moi je vous en ferais l’offre, comme d’habitude, sans contrepartie, aucune.
Traduit par : Deddah Abd-Daim