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Sit in de rappel du collectif des veuves devant la présidence de la République

Sit in de rappel du collectif des veuves devant la présidence de la République

Houleye Sall - Le collectif des veuves des militaires victimes des exécutions extrajudiciaires en 89 et 90
Houleye Sall – Le collectif des veuves des militaires victimes des exécutions extrajudiciaires en 89 et 90

Le collectif des veuves des militaires victimes des exécutions extrajudiciaires intervenues dans les casernes militaires entre 89 et 90, présidé par Houleye Sall va organiser, le jeudi 24 septembre, un sit-in devant la présidence de la République.

L’objectif, indique Aissata Alassane Diallo, responsable de communication dudit collectif est interpeler le président Ghazwani sur le sort des nombreuses veuves et orphelins ayant perdu leurs être les plus chers sans toutefois connaître les raisons. ‘’Nous voulons connaître les commanditaires et les auteurs de ces exactions, connaître également où ils sont enterrés pour enfin faire notre deuil‘’, dit-elle. Une revendication derrière laquelle elles courent depuis 30 ans.

Venue dans les locaux du Calame, ce mardi, matin, 22 septembre, la responsable de la communication du collectif, tout en saluant la mise en place par le gouvernement de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion des deniers publics, estime que le dossier du passif humanitaire mérite lui aussi d’être élucidé parce qu’il y a eu mort d’hommes, et que les tueries ont fortement contribué à la dégradation des rapports de cohabitation entre les communautés du pays, installé une méfiance entre elles et que seuls les devoirs de vérité et de justice sont de nature à séparer le grain de l’ivraie, de décrisper la tension et partant contribuer à la réconciliation nationale.

‘’Nous tenons donc par ce sit-in à demander au président de la République, à qui nous avons adressé deux courriers successifs depuis qu’il est entré en fonction, avec décharge en notre possession, de faire preuve de compassion à l’égard des veuves qui entretiennent leurs familles et élèvent dans des difficultés énormes la progéniture qu’on leur a laissée ; nous osons croire qu’il fera enfin bouger les lignes sur ce dossier dont la solution n’a que trop tarder‘’, conclut Aissata Alassane Diallo.

Le Calame