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L’Espagne entame le premier vol de déportation d’immigrants depuis le début de la pandémie

Le SER a eu accès aux images de l’arrivée en Mauritanie des 22 expulsés de la CIE de Gran Canaria
Peu avant deux heures de l’après-midi, l’avion du voyagiste EVELOP, engagé par le ministère de l’Intérieur, a atterri à l’aéroport de la ville de Nouadhibou, qui a effectué le premier vol d’expulsion des immigrés depuis le début de la pandémie en Espagne.
L’appareil a quitté Madrid dans la matinée et a fait escale à Gran Canaria peu avant midi, où les personnes qui ont finalement constitué ce vol de retour sont montées à bord à 22 heures où elles ont été gardées par une cinquantaine de policiers nationaux.

Durant quelques heures, 23 rapatriés étaient attendus mais finalement un citoyen malien, interné au CIE de Barranco Seco dans la capitale de Gran Canaria, a été libéré.
Parmi le groupe des 22, un seul d’entre eux est originaire du pays où l’avion est arrivé, la Mauritanie, un citoyen de Guinée Bissau, deux de Gambie et 18 du Sénégal ont également voyagé.

L’accord bilatéral entre l’Espagne et la Mauritanie permet le retour de ressortissants de ce pays ou de tiers ayant transité par le sol mauritanien pour arriver irrégulièrement sur le territoire espagnol. Il se trouve qu’à cette occasion aucun observateur indépendant du mécanisme national de prévention de la torture, dépendant du Médiateur, n’a voyagé à bord de l’appareil, comme l’ont confirmé des sources de cet organe au SER. Ces activités d’observation sont généralement effectuées sur bon nombre de ces vols de retour. Cependant, ces sources soulignent que, bien qu’elles n’aient pas participé en personne à l’opération, elles ont demandé des informations au ministère de l’Intérieur sur les détails du vol d’aujourd’hui.
Ces vols ont été particulièrement critiqués en début d’année, lorsqu’ils ont amené des citoyens maliens à bord en Mauritanie, car selon le HCR, le CEAR ou le Médiateur, entre autres, leur droit de demander l’asile et le principe de non-refoulement sont violés. Parce qu’ils ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays, toujours en proie à des divers conflits, ou dans un autre pays comme la Mauritanie, laquelle à son tour les places ans protection à la frontière malienne.

Alors que le SER avançait la semaine dernière, il est prévu qu’après la Mauritanie, les vols vers le Maroc seront réactivés, ce qui pourrait se concrétiser à la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine, selon des sources proches de ces opérations.

Traduit par Rapide info source : cadenaser.com

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