45ème anniversaire de la proclamation de la RASD: l’Algérie renouvelle…

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…son soutien au Polisario

Ce 27 février marque le 45ème anniversaire de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD) proclamée, en 1976, sur le territoire d’une ancienne colonie espagnole disputée par le Maroc et le Polisario et qui n’a toujours pas de statut juridique. Enjeu de rivalités entre le Maroc et l’Algérie, territoire «non-autonome», selon l’ONU, le Sahara occidental est un dossier diplomatiquement gelé.

Le président algérien Abdelmajid Tebboune dont le pays finance et soutient le Front Polisario, a reçu cette semaine pour la première fois, Ibrahim Ghali, le président de la RASD. Le président algérien a renouvelé, à l’occasion de cette rencontre, son soutien au Front Polisario.

Le sujet du Sahara occidental est omniprésent dans les déclarations officielles algériennes. Il figurait dans le discours d’investiture du président Abdelmajid Tebboune ainsi que dans son intervention du 17 février. Le président algérien avait alors déclaré qu’il « n’y a pas de solution à la question sahraouie en dehors de l’autodétermination de son peuple. Le dossier du Sahara est un cas de décolonisation », a t-il affirmé.

La Maison Blanche ne semble pas vouloir bouger sur ce dossier

Cependant, la reconnaissance par les États-Unis, en décembre dernier, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, a mis le Polisario dans une position délicate. Pour mémoire, Donald Trump a annoncé le 10 décembre dernier que les États-Unis reconnaissaient la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ; une annonce qui ne fuit suivie d’aucune réaction du côté des Nations unies.

Lors d’une conférence de presse vendredi dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, au sud de l’Algérie, un responsable du Front Polisario, Khatri Addouh, a fustigé l’ONU qu’il accuse d’être responsable de la situation au Sahara occidental, rapporte l’AFP. « Le Maroc n’aurait pas pu faire ce qu’il a fait sans le soutien de la communauté internationale, le soutien de l’ONU, du Conseil de sécurité ainsi que le secrétaire général de l’ONU », a déclaré ce responsable, Khatri Addouh.

L’administration Biden ne semble pas non plus vouloir revenir sur cette décision de Donald Trump. Le porte-parole de la Maison Blanche a récemment affirmé qu’il « n’y a pas de mise à jour pour le moment » sur ce dossier.

Le 13 novembre dernier, le Polisario avait annoncé la suspension de l’accord de cessez-le feu, en cours depuis 1991. Il se dit en « état de guerre de légitime défense » et menace le Maroc d’une escalade. Les négociations de paix quadripartites (Maroc, Polisario, Algérie et Mauritanie), menées sous l’égide de l’ONU, sont au point mort depuis mars 2019.

RFI