J’appécie personnellement ton choix à sa juste valeur…
Entre la peste et le choléra tu as bien raison de ne choisir aucun de ces fléaux. Si je dois faire un choix je n’hésiterai pas une seconde de faire le même choix que toi.
C’est surtout une urgence vitale pour les Mauritaniens, et surtout la diaspora mauritanienne 
Je demande à la diaspora zone Europe de saisir cette opportunité et d’ouvrir les yeux et de voir combien nous souffrons et à quand mettre fin à ce calvaire qui a tant duré. Pourquoi avoir choisi le refus de regarder la réalité en face ?. 
C’est partant de cette réalité quotidienne sordide que nous devons tirer des enseignements. D’ailleurs quel est le citoyen conscient qui ne rêve pas d’une vraie démocratie ? Mais malheureusement nos Etats centraux sont faibles, d’où la corruption, le détournement des deniers publics, le clientélisme, le favoritisme, le népotisme, l’injustice etc….
Nos concitoyens sont à moitié analphabètes, pauvres, d’où l’achat de conscience, et surtout la persistance du tribalisme et du clanisme.
La Mauritanie une fois de plus paye sa schizophrénie de vouloir appartenir exclusivement au monde arabe en refusant aux populations noires le droit de voir leur pays appartenir aussi au moins à la CEDEAO depuis que la Mauritanie l’a quittée. Mais, posez- vous des questions ? Bon Dieu !
Mais qui sommes-nous ? 
D’où venons- nous ? 
Où allons-nous ?
Combien sommes-nous ?
Quelles langues parlons-nous ?
Où s’arrêtent nos frontières ?
Ne sommes-nous pas maîtres de notre destin ? Est-ce vrai ?
Des questions qui résument notre mal être depuis plus de 50 ans. Aucun gouvernement, civil ou militaire, n’a jamais cherché réponse à ces questions de peur sans doute de rompe un équilibre fragile ou de froisser une communauté. 
La meilleure manière de rectifier le tir ne serait-il pas de pousser l’Etat à prendre au sérieux sa mission publique (Ecole, Sante, Culture, dispositions sociales envers les plus défavorisés) et de veiller à ce que tous les mauritaniens soient égaux ? Ils le sont de droit mais, hélas, pas toujours de fait.
Voila l’origine du crime en Mauritanie partout dans les rouages de l’Etat jusqu’à figurer sur nos documents d’identité, carte et passeport biométriques, documents du dernier recensement, pièces de monnaie, billets de banque, documents administratifs pendant que cette langue a été retirée de la constitution sans que cela n’émeuve personne ? éviter d’être les instruments de la manipulation à caractère épidermique. Nous avons des preuves que certains négro-mauritaniens poussent les haratines à la faute parce tous noirs, comme certains extrêmistes beidanes l’ont fait lors du conflit Sénégal Mauritanie

Inutile de rappeler toute l’ingratitude que signifie cette haine de la langue française quand on sait que sans la France, il n’y aurait pas de Mauritanie. Cette volonté de haïr la langue française est une volonté manifeste de réviser, par l’imposture, l’histoire du pays comme si nos arabes en avaient tracé la moindre frontière, comme s’ils avaient créé ses institutions et même son armée, comme s’ils avaient été au moment de la création de l’état autrement que médaillés heureux de la Mauritanie pacifiée. La Mauritanie est née entre les deux cuisses de la France.

Il est temps de faire un débat national sur la nécessité de remettre le français dans la constitution mauritanienne et faire enfin une place officielle à une langue nationale que choisira le peuple comme première langue du pays, éloignée de la constitution par ces criminels complexés qui jouent avec tout ce qui leur tombe sous les mains par fanatisme, racisme, manque de discernement et de vision et ce, en toute impunité.
Quant aux solutions, elles passent par une lucidité active face à la folie que représente l’arabisation à tout prix sans méthode, sans efficacité et avec un parfait mépris des dramatiques conséquences sur la Mauritanie plurielle.

Mais c’est leur affaire si affaire il y a.Ceux qui attendent Ghazouni fuient leurs responsabilités. L’essentiel n’est pas Gazouani mais la constitution où le français devrait retourner comme deuxième langue de travail pour en finir avec la diversion qui consiste à s’en prendre à ceux qui veulent tout arabiser. Voilà pourquoi il faut militer haut et fort pour ça sinon il faut se taire.
En finir avec le français surtout de la sorte à coups de hache, c’est porter un coup criminel à un moyen de se comprendre tous sans parler du gâchis par rapport à l’acquis déjà largement malmené par des politiques délirantes qui mirent face à face les arabisants et les francisants pour la plupart négro-mauritaniens et hratines sans parler du peuple dont le plus grand nombre parle le hassanya méprisé par l’élite complexée qui lui refuse le statut de langue nationale au nom de la langue de la pure et lointaine Arabie où les fantasmes identitaires des racines schizophrènes puisent le ferment des miroirs trompeurs qui refusent tout reflet à la terre de leurs ancêtres berbères africains comme leurs frères nègres.
A cette occasion, tout le bien qu’on souhaite aux mauritaniens, à cet homme simple et cultivé, jaloux de la liberté, avide de réussite, c’est de poursuivre sa marche vers l’avenir en se débarrassant enfin de cette bombe sociale explosive qu’il porte en bandoulière depuis le 28 novembre 1960. Le peuple Mauritanien de toute sa composante souhaite bien signer l’acte de décès de l’infernale UPR/ARMÉE…

Dommoone Kagoro Camara‎