Afrique de l’ouest : Quatre projets pilotes d’agriculture intelligente face au climat

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Le secteur agricole qui emploie plus de 50 pour cent de la main d’œuvre ouest-africaine est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique.

Tunis (dpa) – Quatre « projets pilotes » d’agriculture « intelligente face au climat », ont été lancés, le 22 juin 2020, au Bénin, au Niger, en Mauritanie et au Tchad. Ces projets qui seront mis en œuvre, sur une période de 2 ans, sont initiés dans le cadre d’un partenariat entre la « Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest » (CEDEAO), « Expertise France » et le « Comité permanent inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel » (CILSS).

Selon la CEDEAO, il s’agit d’un projet de riziculture intelligente face au climat au Bénin, d’un projet de solutions solaires innovantes pour l’irrigation dans la commune de « Boghé » en Mauritanie, et d’un projet intégré d’agriculture et d’élevage pour une résilience renforcée des femmes et des jeunes au Niger. Il s’agit également d’un projet de soutien à une agriculture familiale écologique, autosuffisante, durable et adaptée aux changements climatiques en zone périurbaine par l’introduction de fertilisants biologiques, au Tchad.

Les quatre projets sont issus d’un appel à proposition de projets, lancé en septembre 2019, par l’« Alliance mondiale de lutte contre le changement climatique+ » (AMCC+), une iniitiative phare de l’Union européenne (UE). L’appel à propositions de projets avait pour thème : « Innovations pour une agriculture familiale intelligente face aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest ».

Lancée en 2008, l’AMCC+ aide les pays les plus vulnérables de la planète à relever le défi du changement climatique.
Les projets de l’AMCC+ en Afrique de l’Ouest sont dotés d’un budget de 12,1 millions d’euros. Ils sont mis en œuvre par « Expertise France » sous le leadership de la CEDEAO.

En Afrique de l’Ouest, le secteur agricole qui emploie plus de 50 pour cent de la main d’œuvre et contribue en moyenne à 35 pour cent du PIB de la région, est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique. Les conséquences économiques et humaines du dérèglement climatique constituent une menace régionale, a-t-on rappelé.

guineequotidien.com Avec dpa-news