Alerte terroriste nationale lancée après les violences au Capitole

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Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a publié un bulletin national sur le terrorisme mettant en garde contre le potentiel de violence de la part de personnes motivées par des sentiments anti-gouvernementaux après l’élection du président Joe Biden.

Le ministère n’a pas cité de menace spécifique, mais a souligné «un environnement de menace accrue à travers les États-Unis» qui, selon lui, «persistera» après la prise de fonction de M. Biden le 20 janvier.

«Les informations suggèrent que certains extrémistes violents à motivation idéologique et opposés à l’exercice de l’autorité gouvernementale et à la transition présidentielle, ainsi que d’autres griefs perçus alimentés par de faux récits, pourraient continuer à se mobiliser pour inciter ou commettre la violence», indique le bulletin.

Il ne mentionnait aucune affiliation idéologique ou politique, mais mettait plutôt en garde plus largement sur «les individus frustrés par l’exercice de l’autorité gouvernementale et la transition présidentielle, ainsi que d’autres griefs perçus et causes idéologiques alimentés par de faux récits».

Ces personnes «pourraient continuer à mobiliser un large éventail d’acteurs à motivation idéologique pour inciter ou commettre la violence», a déclaré le DHS.


Il n’est pas rare que le gouvernement fédéral avertisse les forces de l’ordre locales par le biais de bulletins et d’avertissements sur la perspective de violence liée à une date ou un événement particulier, comme le 4 juillet.

Mais ce bulletin particulier, publié par le biais du système consultatif national du terrorisme du département, est remarquable car il place effectivement l’administration Biden dans le débat politiquement chargé sur la façon de décrire ou de caractériser les actes motivés par l’idéologie politique et suggère qu’il voit la violence visant à renverser le élection comme du terrorisme.

Le libellé du document d’une seule page suggère que les responsables de la sécurité nationale voient un fil conducteur entre les récentes violences de l’année dernière motivées par des griefs antigouvernementaux, que ce soit à propos des restrictions de Covid-19, des résultats des élections de 2020 ou de l’utilisation de la force par la police.

Il identifie également les actes de violence à motivation raciste tels que le déchaînement de 2019 contre les Hispaniques au Texas, ainsi que la menace posée par les extrémistes motivés par des organisations terroristes étrangères.

L’alerte intervient à un moment tendu après l’émeute au Capitole par les partisans du président de l’époque, Donald Trump, qui cherchaient à annuler l’élection présidentielle.

Le DHS note également de violentes émeutes ces «derniers jours», une référence apparente aux événements de Portland, Oregon, liés à des groupes anarchistes.

L’alerte a été lancée par le secrétaire par intérim de la Sécurité intérieure David Pekoske. Le candidat de M. Biden au poste de cabinet, Alejandro Mayorkas, n’a pas été confirmé par le Sénat.

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