Algérie : la répression «s’intensifie», selon Amnesty

Dans l’Algérie post-Bouteflika, c’est la totalité du système qui doit partir, réclament les manifestants. Ramzi Boudina/X03844
A demonstrator holds up a sign during a protest demanding the removal of the ruling elite and prosecution of former officials linked to former President Abdelaziz Bouteflika, in Algiers, Algeria June 14, 2019. The sign reads: "System, get out". REUTERS/Ramzi Boudina - RC1123CBCBF0

Par Le Figaro avec AFP

Les autorités algériennes ont «intensifié leur répression des manifestations» à l’approche de la présidentielle du 12 décembre, en procédant notamment à des «arrestations arbitraires» et à l’emprisonnement de contestataires, accuse ce jeudi Amnesty International (AI).

 «Depuis le lancement de la campagne présidentielle (le 17 novembre), les autorités algériennes ont intensifié leur offensive contre la liberté d’expression et de réunion, signalant ainsi leur tolérance très limitée envers les Algériens et Algériennes appelant à un changement du système» politique, déclare Heba Morayef, directrice d’AI pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, dans un communiqué.

Arrestation arbitraires

L’organisation de défense des droits humains dénonce «des arrestations arbitraires», «la dispersion par la force des manifestations pacifiques contre l’élection présidentielle», «la poursuite en justice et l’emprisonnement de dizaines de militants pacifiques» ces dernières semaines.

Les Algériens sont appelés à voter dans une semaine pour élire un successeur au président Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission en avril par un mouvement («Hirak») populaire de contestation du régime inédit, après 20 ans à la tête de l’Etat.