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Le Président de la République reçoit le président du forum pour le renforcement de la paix dans les sociétés musulmanes

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a reçu, mardi au centre des conférences El Mourabitoune de Nouakchott, l’érudit Cheikh Abdallah Ben Boyé, président du forum de renforcement de la paix au sein des groupes musulmans et d’autres honorables oulémas prenant part au premier congrès des oulémas africains sur l’ancrage de la culture de la tolérance et de la modération, dont les travaux ont débuté, mardi, à Nouakchott.

La rencontre a été l’occasion de passer en revue le rôle qu’exerce la Mauritanie dans le renforcement et la consolidation de la culture de tolérance et de modération, ainsi que les efforts entrepris par le forum pour le renforcement de la paix dans les sociétés musulmanes, afin d’immuniser la oumma islamique contre les dangers de la radicalisation, de l’extrémisme violent, de la sédition et des luttes intestines.

Elle s’est déroulée en présence du ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel et du directeur de cabinet du Président de la République, respectivement, MM. Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb et Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine.

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Le Président de la République : « La Mauritanie a traduit concrètement le principe de tolérance, dans son acception religieuse, et a combattu avec énergie les groupes extrémistes

Le Président de la République : « La Mauritanie a traduit concrètement le principe de tolérance, dans son acception religieuse, et a combattu avec énergie les groupes extrémistes

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a affirmé, aujourd’hui mardi matin, que la responsabilité d’ancrage de la culture de tolérance et de modération qui incombe aux oulémas est très grande, exprimant sa certitude de voir les travaux du premier congrès international sur le rôle de l’islam en Afrique, couronnés de succès et d’avoir un impact positif sur le référentiel et la propagation de ses valeurs pour faire face au discours de l’extrémisme et de la division.

Le Président de la République a indiqué, lors du premier congrès des oulémas africains sur l’ancrage de la culture de la tolérance et de la modération, que la République Islamique de Mauritanie a fait face avec succès aux groupes extrémistes en adoptant une stratégie globale qui intègre les dimensions militaires, intellectuelles et de développement, et qui a aujourd’hui valeur d’exemple.

Le Président de la République a réitéré la détermination de la Mauritanie à poursuivre son action contre les groupes extrémistes dans la région des pays du G5 Sahel

Voici le texte intégral du discours du Président de la République :

« Au nom d’Allah, Le Clément, Le Miséricordieux

Paix et Salut sur le plus honorable de ses prophètes

Monsieur le Premier ministre ;

Monsieur le président de l’Assemblée nationale ;

Monsieur le président du Conseil constitutionnel ;

Monsieur le Chef de file de l’opposition démocratique ;

Messieurs les ministres ;

Messieurs les présidents de partis politiques ;

Honorable érudit, Cheikh Abdallah Ben Boyé, président du forum de renforcement de la paix au sein des groupes musulmans,

Excellences les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques ;

Messieurs les représentants des organisations internationales accréditées en Mauritanie ;

Honorables Oulémas participant au congrès ;

Mesdames, Messieurs ;

Honorable assistance ;

Il m’est agréable de vous adresser, tout d’abord à nos honorables invités, ministres, personnalités internationales et grands érudits, l’expression sincère de notre souhait de bienvenue, et de leur assurer qu’étant en Mauritanie, ils se trouvent, de fait, en terre de tolérance et d’ouverture. Ce pays est resté au fil des siècles un espace de rayonnement scientifique et de brassage culturel unique, un pays qui a accueilli les oulémas venus de diverses contrées pour y élire domicile et y puiser le savoir auprès de ses cheikhs, un pays qui a été d’un apport considérable dans la propagation en Afrique de l’Islam tolérant et des sciences juridiques islamiques.

Il m’est aussi agréable d’adresser mes vifs remerciements à l’illustre érudit Abdallah Ben Boyé pour son initiative d’organiser ce congrès, en droit ligne de ses nombreuses actions en faveur de l’ancrage de la culture de la paix et de la fraternité, et de sa volonté de faire connaitre la religion islamique dans toute la pureté de ses valeurs de tolérance, en comptant sur Allah, tout d’abord, puis sur ses connaissances immenses dans le domaine des sciences juridiques islamiques, et sa profonde compréhension des défis contemporains.

Excellences ; Mesdames, Messieurs ; Honorable assistance ;

La sécurité et la stabilité constituent des préalables indispensables à toute œuvre humaine, tout développement et toute prospérité.

Au cours des deux dernières décennies, le monde a connu un foisonnement considérable de groupes qui font l’apologie de la violence, sèment la discorde et la confrontation confessionnelle, confrérique et ethnique.

Les actions de ces groupes terroristes se sont intensifiées ces dernières années dans notre continent africain, et ont visé à attenter à notre sécurité et à notre stabilité.

En République Islamique de Mauritanie, nous avons fait face, avec énergie, à ces groupes en adoptant une stratégie globale qui intègre, à la fois, les dimensions militaire, intellectuelle et de développement. Cette stratégie a, aujourd’hui, valeur d’exemple.

Nous continuons à affronter les groupes terroristes dans le cadre du G5 Sahel.

Nos oulémas et nos imams ont joué un rôle essentiel dans la lutte contre le terrorisme, grâce à leur force de conviction qui a permis de prémunir notre jeunesse contre le discours de l’extrémisme et de la violence, et à certains de nos fils qui étaient d’anciens membres de ces groupes de se repentir, de recouvrer leur raison.

A ce titre, nos oulémas et nos imams ont joué un rôle de premier plan, qui prouve l’efficacité de l’approche intellectuelle dans la lutte contre le terrorisme. C’est dire tout l’intérêt que revêtent les travaux de ce congrès sur la tolérance et la modération contre l’extrémisme.

Excellences ; Mesdames, Messieurs ;

La paix et la stabilité sont une demande essentielle et une condition préalable à la réalisation des obligations islamiques telles que la préservation de la foi, de l’esprit, de la vie et des biens.

De même, la paix et la stabilité ne peuvent prévaloir que là où la culture de la tolérance et de la pondération prend le pas sur celle de l’extrémisme et de la violence.

A ce titre, la responsabilité qui incombe aux oulémas dans l’ancrage de la culture de la tolérance et de la modération est très grande, et je suis certain que les travaux de votre congrès auront un impact positif, en termes de promotion des référentiels et valeurs de notre sainte religion.

Enfin, je déclare, avec la bénédiction d’Allah, ouvert le Congrès des oulémas africains sur la tolérance et la modération contre l’extrémisme et la violence meurtrière, et je souhaite plein succès à vos travaux.

Que la paix, la miséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur vous ».

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A la une Mauritanie

Abdel Aziz Ould Dahi,nommé Ministre de l’Économie et de l’Industrie

La Présidence de la République a rendu public, mardi, un décret portant nomination d’un nouveau Ministre de l’Économie et de l’Industrie, dont voici le texte intégral :

‘’ La présidence de la République communique :

Par décret en date de ce jour, Monsieur Abdel Aziz Ould Dahi, est nommé Ministre de Économie et de l’Industrie ’’.

Biographie sommaire du Ministre de l’Économie et de l’Industrie

52 ans
Abdel Aziz OULD DAHI
Administrateur des Régies Financières Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie

Présentation

Monsieur Abdel Aziz Ould Dahi, 47 ans, était, depuis septembre 2009, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie de Mauritanie. Il a occupé auparavant les fonctions de ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration du Gouvernement de Mauritanie entre 2007 et 2008 et de Directeur du Centre Internet du Gouvernement de 1999 à 2007.

Membre fondateur de la Communauté des Praticiens de la Gestion axée sur les résultats de développement en Mauritanie, Monsieur Abdel Aziz Ould Dahi, est également président du Think Tank Mauritanie perspectives (http://www.mp.mr).

Monsieur Ould Dahi est titulaire d’un master en e-gouvernance de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), et poursuit des recherches doctorales en économie du développement à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris sur le thème de l’impact des innovations technologiques sur le développement. Il est co-auteur de l’ouvrage collectif « Vers l’e-gouvernance, pour une nouvelle administration numérique » CNDP / SCEREN.

Expérience Professionnelle :

• Septembre 2009 – Janvier 2015 : Directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie de Mauritanie
• Mai 2008 – Septembre 2009 : Consultant avec plusieurs missions dans les pays en Afrique
• Avril 2007 – Mai 2008 : Ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration – Mauritanie
• Septembre 2000 – Avril 2007, Chargé de Mission, Directeur du Centre Internet du Gouvernement – Secrétariat d’État auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles – Mauritanie
• Janvier 1999 – Mars 2000, Coordinateur national du projet « Passage informatique à l’an 2000 » – Ministère des Finances – Mauritanie
• Mars 1998 – Septembre 2000, Directeur du Centre Internet de l’Administration – Secrétariat Général du Gouvernement – Mauritanie
• Septembre 1997 – 1998 : IT focal point – Programme des Nations Unies pour le Développement – Mauritanie
• Janvier 1992 –Septembre 1997 : Chef de projet de la Solde des Agents de l’Etat – Ministère des Finances – Mauritanie

Formation académique

Informatique et Organisation

• Master en E-Governance – École Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse)
• AEA Informatique – Université de Dakar (Sénégal)
• Maîtrise Informatique de gestion – Université d’Orléans (France)

Gestion et Économie

• Maîtrise de Gestion – Université de Nouakchott (Mauritanie)
• Doctorant en Économie du développement – Ecoles des Hautes Etudes en Sciences Sociales – Paris (France)

Baccalauréat Série Mathématiques

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A la une Economie Mauritanie

Cheikh El Kebir Ould Moulay Taher, nouveau gouverneur de la Banque Centrale

La Présidence de la République a rendu public, mardi, un décret portant nomination d’un nouveau gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, dont voici le texte intégral :

‘’ La présidence de la République communique :

Par décret en date de ce jour, Monsieur Cheikh El Kebir Ould Moulay Taher, est nommé Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie’’.

Profil du nouveau gouverneur de la Banque Centrale

Né en 1964-à Néma, Cheikh El Kebir Ould Moulay Taher est précédemment Ministre de l’economie et de l’industrie, il fut Gouverneur Adjoint de la Banque Centrale de Mauritanie (2014 – 2019), Ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de la Formation Professionnelle(2007 – 2008)

Banque Centrale de Mauritanie

  • Chef de service des Etudes et Visas
  • Directeur Adjoint des Etudes Economiques
  • Directeur chargé de la Balance des Paiements et de la Dette
  • Conseiller chargé de Mission du Gouverneur de la BCM
  • Directeur Général des Marchés et de la Gestion de la Liquidité
    Secrétariat d’Etat auprès du Premier Ministre chargé des Nouvelles Technologies
  • Directeur de la Programmation et de la Coopération
  • Coordonnateur du Projet Centre de Formation et d’Echange à Distance (CFED, IDA, Banque Mondiale)
  • Directeur des Projets Microsoft au SETN

PROCAPEC

  • Directeur Général des Caisses Populaires d’Epargne et de Crédit.

AUTRES

  • Directeur exécutif (conseil d’administration du Fond Monétaire Arabe – FMA)
    -Gouverneur suppléant à la Banque Islamique de Développement (BID)
  • Gouverneur Suppléant pour la Mauritanie, Groupe de la BAD
  • Président de la Communauté SWIFT Mauritanie, Swift Chairperson
  • Administrateur SNIM
  • Président du Conseil d’Orientation de la Procapec
  • Administrateurs au niveau de la CDD et de l’ANRPTS
  • Chargé de cours « Economie Monétaire » à l’ENA de Nouakchott

STAGES PRATIQUES

  • Leadership and Change Management Program – Yale School of Management,Université Yale (Etats-Unis)
  • Fonds Monétaire International (Département du Moyen-Orient et Département des Statistiques), Washington, Stage pratique de six mois (Avril- Septembre 1998)
  • L’Institut du FMI Washington ; – Deux mois : Obtention d’un Certificat de Politiques Afférentes au secteur extérieur (Avril 1995)
  • L’Institut de Développement Economique de la Banque Mondiale, Washington : Obtention d’une Attestation de « Rationalisation des choix budgétaires » ;
  • Département de la Trésorerie de la Banque Mondiale, Washington : Obtention d’une Attestation en matière de techniques de gestion des réserves extérieures ;
  • CERDI/CNRS France : Cours de Modélisation macro-économique, 1991
  • Fonds Monétaire Arabe en collaboration avec Merrill Lynch, Abu Dhabi : Obtention d’une Attestation de Stratégies d’investissement ;
  • Fonds Monétaire International : Obtention d’une Attestation de « Statistiques Monétaires et Bancaires » FMI/BCEAO/BEAC (2000)
  • Fonds Monétaire Arabe : Obtention d’une Attestation de Stratégies d’investissement en collaboration avec la Banque des Règlements Internationaux, Abu Dhabi
  • Stage d’un mois au Centre National d’Informatique (CNI) Tunisie : Techniques de simulations Septembre 1990
  • Société GAPSET France, Stage en Informatique – Novembre 1994
  • Banque Centrale de Tunisie (BCT) : Stage d’un mois, Avril 1994

DOMAINES DE COMPETENCE

• Politique monétaire
• Politique de changes
• Gestion des réserves
• Systèmes de Paiements
• Modélisations micro et macroéconomique
• Stratégies sectorielles (TIC, Emploi, Pêche, Mines et Energies)
DIPLÔMES

  • 1987 à 1990 Faculté des Sciences Econo miques et de Gestion de TUNIS
    – DEA en Gestion
  • Doctorat de 3 eme Cycle Ancien régime
  • 1996 à 1998 Centre d’Etudes et de Recherche
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Santé

Un millier de Mauritaniens évacués chaque mois pour des soins en Tunisie (parlementaire)

Le député à l’Assemblée nationale mauritanienne, El Ghotob Ould Lemmatt a affirmé, la nuit dernière à Nouadhibou (470 kilomètres au nord de Nouakchott), qu’un millier de malades quittent le pays chaque mois pour recevoir des soins médicaux en Tunisie.

Ces évacuations occasionnent un coût global de près d’un milliard d’ouguiyas (26 millions de dollars), a ajouté le député qui intervenait au cours d’une réunion entre le ministre de la Santé mauritanien, Mohamed Nedhirou Hamed, et les autorités administratives.

Le parlementaire Lemmatt a exigé que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour améliorer le système de santé local afin de limiter le nombre de malades évacués à l’extérieur.

De telles mesures sont d’autant plus urgentes que beaucoup de malades n’ont pas les moyens de couvrir les charges d’un voyage et d’une hospitalisation à l’étranger, a souligné le parlementaire.

Dans le même cadre, le maire de Nouadhibou, El Ghassem Ould Bellali, a décrié les performances de l’hôpital des spécialités médicales dans la ville, communément connu sous le nom « hôpital de Cuba », le qualifiant de « catastrophe » pour les citoyens, préconisant au passage le développement de l’hôpital régional de Nouadhibou.

Dès sa désignation parmi le premier gouvernement du nouveau président Mohamed Ould Ghazouani, le ministre de la Santé mauritanien a engagé une vaste réforme visant à rehausser le niveau des prestations sanitaires dans le pays.

De notre correspondant : Mohamed Moctar

APA-Nouakchott (Mauritanie)

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International

Conférence internationale sur l’extrémisme : Une délégation de Médina Baye à Nouakchott

Ziguinchor, 20 jan (APS) – Cheikh Mahy Aly Cissé, porte-parole du khalife général de Médina Baye dirige la délégation chargée de représenter la communauté « niassène » à la conférence internationale à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, sur « le terrorisme et l’extrémisme », annonce un communiqué reçu lundi à l’APS. La conférence se poursuivra jusqu’à ce jeudi, à l’initiative du savant et islamologue mauritanien Cheikh Abdallah Ibn Beyye, président du Forum de la vulgarisation des normes de paix et d’entente, dont le siège se trouve à Abou Dhabi, la capitale des Emirats Arabes Unis. Mohamed Ould El-Ghazaouani, le président de la Mauritanie, est le parrain de cet évènement auquel prendront part d’éminentes personnalités, dont des ministres, des experts et des chefs musulmans du monde arabe et d’Afrique.Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahima Niass, le khalife général de la cité de Médina Baye et président de l’Union islamique africaine, fondée en 1973 par son père, Cheikh Ibrahima Niass (1900-1975), fait partie des personnalités invitées à cette conférence. Il y sera représenté par une délégation dirigée par son porte-parole, Cheikh Mahy Aly Cissé.
Selon le communiqué, des petits-fils de Cheikh Ibrahima Niass prendront part à la conférence internationale, aux côtés de Cheikha Mariama Niass, fille du défunt guide musulman, fondateur de la cité de Médina Baye, dans la commune de Kaolack.

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Fiasco monumental de la Conférence de Berlin sur la Libye.

Tout d’abord faisons un rappel historique de cet impair diplomatique de la Chancelière allemande, Angela Merkel, lié à l’annonce, le 14 janvier 2020, de la tenue à Berlin, le 19 janvier 2019, d’une Conférence dédiée au règlement du conflit Libyen à laquelle ont été invités des représentants, dont des Chefs d’Etat,  de Russie, d’Algérie, du Royaume-Uni, d’Égypte, des Émirats Arabes Unis, de Chine, des États-Unis d’Amérique, de Turquie et de France, ainsi que de l’Union Européenne et de l’Organisation des Nations-Unies avec la participation du Chef du Gouvernement d’Union Nationale Libyen, Fayez Al-Sarraj, et le Maréchal Khalifa Haftar, Commandant de l’Armée Nationale Libyenne.

Mais voilà, le Maroc n’était pas présent à cette Conférence dirigée par le nouvel axe Alger-Berlin alors que Rabat a toujours été à l’avant-garde pour la résolution de la crise libyenne et ce, au moment même où les organisateurs de cette Conférence étaient inscrits aux abonnés absents.

Il serait bon de rappeler à Angela Merkel et à son Chef de la diplomatie que le Maroc a joué un rôle décisif dans la conclusion des Accords de Skhirat qui restent, toujours, le seul cadre politique, appuyé par le Conseil de Sécurité de l’ONU et accepté par tous les protagonistes libyens en vue de la résolution de la crise dans ce pays maghrébin ; une décision incompréhensible qui explique que le Roi du Maroc ait reçu, le 18 janvier 2020, un appel téléphonique du Président français, Emmanuel Macron, au cours duquel les deux Chefs d’Etat se sont entretenus de la crise libyenne au cours duquel le Président français a souligné le rôle important du Maroc et de ses efforts reconnus depuis de longues années en vue de la résolution de la crise dans ce pays maghrébin.

La déclaration finale de cette Conférence de Berlin, publié le 19 janvier 2020, fait finalement état d’un cuisant échec diplomatique pour la Chancelière allemande, puisque les conséquences des engagements pris lors de cette Conférence, à savoir respect de l’embargo sur les armes et non interférence dans les affaires intérieures de la Libye sont plus qu’incertaines ; un échec total de cette rencontre marquée par la non rencontre entre les deux rivaux directs, Fayez Al-Sarraj, Chef du Gouvernement d’Union National (GNA), et Khalifa Haftar, Chef de l’Armée Nationale Libyenne.

Ce fiasco de la réunion de Berlin démontre que l’Allemagne d’Angela Merkel ne dispose d’aucune capacité à transformer un rendez-vous en opportunité de paix pour le peuple libyen.

Cette réunion fut lamentablement transformée en instrument de promotion des propres intérêts allemands en Libye et en zone sahélo-saharienne avec la complicité des autorités algériennes.

Il est évident que la crise en Libye a des conséquences dans la région sahélo-saharienne, livrée à des attaques incessantes de groupes terroristes dirigées par des éléments du polisario et d’autres à la solde des autorités algériennes, tel Mokhtar Belmokhtar, que ce soit au Tchad, au Mali, au Niger, au Burkina Faso ou en Mauritanie.

C’est pourquoi, il est fortement conseillé aux responsables algériens de résoudre leur propre crise sociale qui ruine l’Algérie sur le plan économique et diplomatique en trouvant une solution avec le Hirak que de s’entêter à vouloir gérer le problème interne libyen avec l’aide de l’Allemagne ; deux pays, sans oublier d’autres pays européens, particulièrement intéressés par les richesses pétro-gazières et minières libyennes.

D’ailleurs, des centaines d’algériens établis en Allemagne et ailleurs en Europe ont organisé, le 19 janvier 2020, un rassemblement dans la capitale allemande pour réitérer leur soutien au Hirak en Algérie et ce, au moment même où le Président algérien participait à ce Sommet.

Concernant l’Algérie, force est de remarquer qu’elle y a joué le rôle de parfait de figurant à cette Conférence et fait la démonstration qu’elle n’a aucun poids diplomatique sur la scène internationale.

De plus, il y a lieu de noter que la Conférence de Berlin a accouché d’une souris puisqu’il n’y a pas eu d’accord fort mais tout simplement des rappels de principes sans aucune garantie d’exécution.

Farid Mnebhi.

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Aux nostalgiques du putsch de 2008 par Me Sidi Mohamed Ould Maham

D’entrée en matière la plume de Sidi Mohamed Ould Maham revient à la charge et point après virgule, elle dérange, met à nu, pourfend, et prend d’assaut les préjugés et autres idées reçues que ceux qui s’en sont laissés imposer ont pris pour de l’argent comptant. Elle démontre sans recourir au langage de carrefour, pourquoi le régime issu des élections de 2007 ne mérite pas d’être pleuré. Rafraîchit les mémoires sur la nature des relations qui ont lié Sidioca à son chef d’état major particulier, et sur l’injustice qui a frappé de plein fouet les trois autres candidats à cette élection. Elle soupçonne le retour des caciques du régime Taya, et les querelles des parlementaires d’être les véritables causes qui ont porté le ver jusqu’au cœur du fruit. Elle démontre en martelant ses mots comment les parlementaires avaient évité de tremper dans le coup d’Etat, et assure que le manifeste signé dans le but de retirer leur confiance au gouvernement n’était qu’une tentative d’intimidation des parlementaires qui bataillaient encore pour prendre le taureau par les cornes. Et toujours selon la plume de Ould Maham, l’œil pour œil d’Aziz aurait certainement échoué, si Sidioca n’avait pas limogé le général Ghazouani dont la révocation fut prise pour une offense à l’endroit de l’armée elle-même.  Et de continuer sur sa lancée en susurrant  au lecteur que ce sont ses interminables controverses l’opposant aux parlementaires qui ont passé Sidioca à la casserole, avant de poursuivre, :que de 1978 à 2007 la mode était au soutien des coups d’Etats, et les hommes politiques n’étaient pas trop regardant sur leurs causes et motifs, l’essentiel serait pour eux de trôner au prochain conseil de ministres à côté du chef du nouveau comité militaire. Elle termine sans trop comprendre pourquoi les deux compères se donnent-ils la main sans crainte d’être inquiétés, alors que les autres restent suspects peu importe l’attitude qu’ils adoptent, même quand ils divulguent des vérités contraires aux convictions ambiantes et qui ne manqueront pas de porter un coup…

    Aux nostalgiques du putsch de2008

‘’De 1 : Dire du régime secrété par les élections de 2007 qu’il était un système civil et démocratique, et qu’il mérite d’être pleuré, relève tout simplement de l’outrance dans les propos. Je ne peux manquer de faire remarquer que nonobstant à mon indéniable respect pour la personne du président Sidi Ould Cheikh Abdellahi dont la situation, et l’expérience ne sont plus à prouver, qu’il est encore assez tôt pour oublier qu’il fut imposé de manière flagrante par le chef du bataillon de la sécurité présidentielle de l’époque. La vérité est que ces élections furent un véritable coup d’Etat contre le président Ahmed Ould Daddah, contre Zeine Ould Zeidane, et contre le président Messaoud Ould Boulkheir qui ont fait les frais de pression et d’ingérence déclarées du colonel Mohamed Ould Abdel Aziz, qui, à un an et demi de là conduira lui-même le putsch qui coûtera son fauteuil à Sidi Ould Cheikh Abdellahi.’’

‘’De Deux : Entamé en douce par les soins du pouvoir en place de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi,  le retour par vagues sur le devant de la scène des caciques du système du président Maaouiya Ould Taya,  dont la chute fut accueillie par une large euphorie populaire, et par un consensus national débouchant sur la nécessité de la mise en place d’un changement radical, contribua à mettre le ver dans le fruit. Il s’en suit que la déviation de la ligne de conduite initiale créée par le retour inopiné des caciques du système Taya a provoqué un terrible choc dans les rangs de ceux qui étaient aux premières loges de ce changement, et particulièrement au rayon des parlementaires des deux chambres, élus par la majorité du peuple à partir d’élections  dont l’intégrité et la transparence faisaient l’unanimité autour d’elles. Beaucoup parmi ces élus n’ont à ce jour pas encore décidé de passer la main, et sont régulièrement réélus dans leurs circonscriptions respectives. ‘’

‘’De Trois : Les parlementaires dont j’en suis un n’ont en particulier participé à aucun coup d’Etat visant à déstabiliser ou à renverser ce régime, ou un autre. Il est vrai que les mésententes qui nous opposaient à notre révéré  Sidi Ould Cheikh Abdellahi avaient à l’époque atteint leur zénith. Cependant il serait exagéré de les faire passer pour autre chose qu’un désaccord purement politique. La force qu’on nous prêtait à l’époque d’être à même de renverser le régime en place, n’était en vérité qu’une manière de nous faire apparaître sous un mauvais jour. Tout autant que nous, la partie adverse qui n’est pas seulement constituée d’enfant de chœurs, sait que le manifeste introduit dans le but de retirer à l’aide d’un vote anti confiance le crédit qu’accordaient encore les députés au gouvernement, est tout au plus une leurre sans grand effet. Il s’agit d’un procédé démocratique en usage dans toutes les démocraties du monde auquel peuvent recourir les députés dans des situations extrêmes. Pour ce qui est du cas qui nous occupe c’était l’unique carte maîtresse que nous gardions en main, et que nous agitions comme un épouvantail, tout en sachant que son effet est désespérément limité, ou même nul. ‘’

‘’De Quatre : Le limogeage par le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi  de son chef d’Etat-major particulier le général Mohamed Ould Abdelaziz, fut le véritable catalyseur du putsch de 2008. Sans prendre la peine d’aviser qui que ce soit ce dernier décida d’en finir une fois pour toutes avec son protégé Sidioca. Et pour justifier son fait, il dit avoir été obligé de se défendre en rendant œil pour œil… La loi du talion quoi ! Mais tout ceci aurait pu être évité si le président n’avait pas par le même décret limogé le chef d’Etat-major le général Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani qui lui n’était pas spécialement chaud pour un tel revirement. Le général Mohamed Ould Ghazouani n’était pas un cas isolé parmi les officiers supérieurs au sein desquels il jouit d’une grande popularité, puisque la plupart de ces hauts soutachés de la grande muette partageaient sont avis. Et c’est certainement ce qui explique l’élan de solidarité observé au sein de l’institution militaire qui prit très mal le limogeage de son chef.  On peut donc déduire que si le décret de limogeage s’était limité à la personne du chef d’état-major particulier, l’armée qui tient la situation bien en main n’aurait pas permis que les choses se gâtent et prennent la tournure désastreuse qui a accouché des événements que l’on sait.

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi a sans doute fait exprès, pendant tout le temps passé à la tête de la magistrature suprême du pays, de traîner comme de casseroles les dissensions l’opposant à la majorité des élus, et plusieurs autres forces politiques, ce qui finit à la longue par lui devenir fatal. Ceux-ci au lieu de récuser le fait accompli, ou seulement réclamer du bout de lèvres que Sidi soit  réhabilité, et rétabli dans ses droits, s’empressèrent, dés que l’occasion se fut présentée à eux, de lui rendre avec une générosité excessive la monnaie de sa pièce. Ils se rangèrent du côté de la junte militaire qu’ils sommèrent de ramener le plutôt possible le pays et ses institutions à la vie constitutionnelle, en organisant dans les plus bref délais des élections, avec un plafond maximum d’intégrité, et de transparence. Ce sur quoi ont veillé, avant de tourner définitivement cette page, les accords de Dakar, sous une ample supervision et un contrôle strict de la communauté internationale.’’

‘’De Cinq : Attendu que, la mode était à l’époque au soutien des coups d’états militaires, et des révolutions du palais, il convient d’exclure de facto que c’est là une dominante des parlementaires de ma génération qui, il faut le dire n’ont pas innové dans ce domaine. C’est un secret de polichinelle de révéler que dans ce pays les politiques de tout poil ont épaulé des fomentateurs de coups d’états avant de prendre part à des gouvernements issus de ces mêmes coups d’états. Vous ne me trouverez certainement pas renversant  si je vous apprendrais que ce coup d’état-ci a reçu le soutien de plus des deux tiers des élus de l’assemblée nationale et du sénat, en plus du soutient de partis importants comme le R.F.D, Hatem, et l’UDP, sans compter le soutien d’autres partis non moins importants, et plusieurs centrales syndicales de la place.’’

‘’De Six : De quel droit notre honoré président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi puisait-il sans réserve dans le soutien que lui apportait le colonel Mohamed Ould Abdelaziz qui l’a imposé contre l’avis de tous, et qui à son tour l’a manipulé de la manière la plus machiavélique pour parvenir à ses fins, en neutralisant les forces, et les personnalités politiques qui pourraient déranger ses plans, tandis que nous autres on continue à nous dénier le plus élémentaire des droits humain, qui est tout bonnement celui de nous tromper ? Et dussions nous avaler notre langue, ou simplement donner notre bénédiction lorsque par le fait du prince il l’a déboulonné, quitte à lui dire ensuite son fait.

Traduit par : Deddah Ould Abd-Daim. 

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Retour du Président de la République en provenance du Royaume Uni

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a regagné Nouakchott, lundi soir, en provenance de Londres après avoir pris part au sommet Royaume Uni – Afrique sur l’investissement.

A l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsy, le Président de la République a été accueilli par le Premier ministre, Monsieur Ismaïl Bedde Cheikh Sidiya, le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, M. Mohamed Salem Ould Béchir, des membres du gouvernement, le Chef d’Etat-major particulier du Président de la République, la directrice adjointe de cabinet du Président de la République, le wali de Nouakchott Ouest et la présidente du conseil régional de Nouakchott.

Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani était accompagné, au cours de son voyage par une importante délégation comprenant :

  • La Première Dame, Mariem Mint Dah ;
  • Cheikh El Kébir Moulaye Taher, ministre de l’économie et de l’industrie ;
  • Mohamed Ould Abdel Vettah, ministre du pétrole, de l’énergie et des mines ;
  • M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, directeur de cabinet du Président de la République ;
  • SEM Isselkou Ould Ahmed Izidbih, ambassadeur de Mauritanie à Londres ;
  • M. Ahmed Ould Bah dit H’hmeïda, conseiller à la Présidence de la République ;
  • M. Ahmed Ould Bahine, chargé de mission à la Présidence de la République ;
  • Sidi Ould Domane, chargé de mission à la Présidence de la République ;
  • El Hacen Ould Zein, chargé de mission à la Présidence de la République ;
  • M. Hassen Ould Ahmed, directeur général du protocole d’Etat.
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Audience avec le Président de la République : Communique

J’ai eu l’honneur d’être reçu en Audience par son excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République lors de sa récente visite en France.

L’entretien a porté principalement sur les préoccupations de nos compatriotes établis en Europe.

Dans ce cadre j’ai porté à sa haute attention les questions d’état civil, de double nationalité, de visa d’entrée en Mauritanie et d’aide au retour au pays aux retraités immigrés mauritaniens.

Sur l’état civil :

Le président m’a informé avoir instruit les différents services concernés par la question (Etat civil, intérieur et commission Diombar) en vue de créer la synergie nécessaire pour lever les blocages entre services, qui empêchent certains de nos concitoyens d’accéder à leurs documents d’état civil.
Dans ce cadre les services d’état civil mettront davantage d’information à la disposition des usagers. Et les délais de traitement des dossiers seront raccourcis.
S’agissant de nos compatriotes non recensés en 98, des commissions ont été déjà mises en place dans Chaque wilaya pour le règlement de leurs cas. Quant aux mauritaniens établis à l’étranger et en Europe en particulier, son excellence Monsieur le président de la République m’a informé qu’un dispositif spécifique pour répondre au cas particulier des Mauritaniens établis en Europe sera mis en place.
Voilà décrit les premières mesures prises en matière d’état civil. Toutefois le Président de la République a ajouté qu’il réunira régulièrement les services concernés par la question pour une évaluation continue des progrès qualitatifs réalisés et si besoin pour apporter les améliorations qui s’avèreront nécessaires.

Sur la double nationalité :

Sur ce point le président de la république a d’abord affirmé ses convictions quant à l’importance qu’il accorde aux membres de la diaspora en tant qu’acteurs importants du développement national, en ce qu’ils créent des partenariats multidimensionnels, participent à l’essor de l’économie nationale par des investissements et l’injection des devises et qui s’impliquent à tous les niveaux de la coopération, qu’elle soit, multilatérale, internationale ou décentralisée pour l’intérêt du pays.
Il dit apprécier fortement cet apport et que c’est ainsi qu’il est disposé à accorder à la diaspora toute la place qu’elle mérite. Après quoi il a déclaré avoir évalué l’efficacité des dispositions actuelles relatives à la double nationalité, et que conformément à ses engagements électoraux, il a instruit les départements compétents à lui soumettre une étude sur les aspects techniques visant à définir les conditions d’application du principe d’automaticité de la double nationalité dans les meilleurs délais.

*Sur le visa d’entrée en Mauritanie :

Le président de la république dit comprendre les préoccupations des familles d’origines mauritaniennes soumises à cette formalité, tendant à demander l’allègement des conditions de son obtention, voire de sa suppression. Le président de la République considère qu’aussitôt que la mesure du principe d’automaticité sera mise en vigueur, les personnes concernées seront dispensées de visa.
En attendant si les délais le justifient, des mesures transitoires d’allègement des frais de visa pourraient être envisagées.

Sur l’aide au retour aux immigrés retraités d’origine mauritanienne :

Sur la question de l’aide au retour au pays, aux immigrés retraités d’origine mauritanienne sous forme d’une exonération à faire valoir sur une voiture à rapatrier au pays, sur présentation d’un certificat de déménagement, comme cela était le cas il ya quelques années, son excellence Monsieur le président de la république a promis d’examiner favorablement cette proposition dans les meilleurs délais.
De façon plus générale, ont été abordées avec le président de la république, la définition et l’élaboration d’une politique sur la place de la diaspora dans les politiques nationales à laquelle il s’est montré très favorable.
Il est important de faire noter enfin que lors de l’audience, le Président de la République a montré un intérêt certain à l’exposé des problématiques citées et que les réponses qu’il a données sur chacun de ces points, étaient marquées par le sceau de la clarté et de la précision.

Fait à Paris le lundi 20 janvier 2020

Diawara Issa Mansega, Député de la diaspora Mauritanienne d’Europe .

RMI-info.com