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Réforme des retraites : Plusieurs milliers de manifestants défilent à Paris

MOBILISATION Des cortèges de plusieurs centaines de manifestants se sont également rassemblés à Marseille, Rennes ou encore Rouen

20 Minutes avec AFP
Publié le 04/01/20 à 20h47 — Mis à jour le 04/01/20 à 23h47
Des manifestants marchent à Paris, le 4 janvier 2020, pour réclamer le retrait de la réforme des retraites.
Des manifestants marchent à Paris, le 4 janvier 2020, pour réclamer le retrait de la réforme des retraites. — Christophe Ena/AP/SIPA
La grogne persiste dans la capitale. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris, et dans d’autres villes de France, pour demander le retrait de la réforme des retraites, à l’appel des unions départementales CGT, FO, Solidaires et FSU. Selon la préfecture de police, le cortège parisien a rassemblé 3.500 personnes, dont 550 identifiés comme « gilets jaunes », qui sont assez peu présents dans les cortèges depuis le début de la contestation sur les retraites.

Derrière une banderole réclamant « Macron, retire ton projet, sauvegardons et améliorons nos retraites », le défilé s’est déroulé tranquillement entre la Gare de Lyon et la Gare de l’Est. Place de la Bastille, les manifestants, parmi lesquels aussi quelques blouses blanches et des enseignants, ont salué l’Opéra en scandant « la clause du grand-père, on en veut pas ! », en référence à la proposition qui a été faite aux danseurs de l’Opéra que seuls les nouveaux entrants ne bénéficient plus d’un départ à la retraite à 42 ans, proposition qu’ils ont rejetée. Beaucoup d’opposants portaient pancartes et boîtes en carton tentant de collecter de l’argent pour aider les grévistes.

Nouvelles manifestations les 9 et 11 janvier
A Marseille, également, quelques centaines de personnes ont manifesté au départ du Vieux Port (600, selon la police). Des « gilets jaunes » ont pris la tête du cortège sous un grand soleil, suivis par des militants CGT et Solidaires principalement. A Rouen, 850 manifestants selon la police, 2.000 selon la CGT ont manifesté dans le centre-ville. Au Havre, 200 manifestants, selon la CGT, ont fait 37,5 fois le tour de l’Hôtel de Ville à vélo ou trottinette pour réclamer le retour aux 37,5 annuités de cotisation nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein, en vigueur avant 1993. A Rennes, entre 200 manifestants, selon la police, et 400 selon les syndicats, dont des « gilets jaunes » ont défilé en centre-ville.

La grève dans les transports, SNCF et RATP, est entrée samedi dans son deuxième mois, une durée inégalée qui a dépassé le précédent record de 28 jours consécutifs, établi en 1986-87. Une intersyndicale CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU demande le retrait de la réforme des retraites, qui prévoit la fusion des 42 régimes existants en un seul, universel et par points. Une prochaine manifestation est prévue le 9 janvier, ainsi qu’une autre, deux jours plus tard, le samedi 11 janvier.

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International

Espagne : Pedro Sanchez défend le dialogue avec la Catalogne

Le socialiste espagnol a défendu samedi devant les députés sa candidature pour être investi président d’un gouvernement d’union de la gauche inédit, avec l’aval d’indépendantistes catalans.

Par Isabelle Piquer Publié aujourd’hui à 00h01, mis à jour à 00h26 Monde
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Le socialiste Pedro Sanchez lors du débat d’investiture au parlement espagnol à Madrid, le 4 janvier.

Pedro Sanchez s’attendait à une investiture compliquée. Il a été servi. Lors d’un débat houleux au parlement espagnol samedi 4 janvier, le premier ministre socialiste a vigoureusement défendu sa candidature face aux attaques virulentes de la droite qui une fois de plus l’a accusé d’être l’otage des indépendantistes catalans.

« Ni l’Espagne, ni la Constitution ne vont se briser, c’est le blocage qui va se briser », a lancé M. Sanchez au début de son intervention, revendiquant la voie du dialogue pour sortir la Catalogne de l’impasse. « Nous n’allons pas résoudre du jour au lendemain un problème vieux de dix ans, a-t-il ajouté, mais nous pouvons y arriver [avec] générosité et empathie. »

Formule ambiguë sur la Catalogne
Le responsable socialiste défendait ainsi l’accord conclu quelques jours auparavant avec la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) qui a mis en place un processus de négociations entre les gouvernements de Madrid et de Barcelone sur le futur de la région.

Au cœur de la polémique, la clause selon laquelle le résultat des pourparlers devra être « validé démocratiquement » par les Catalans, une formule ambiguë qui a donné lieu à diverses interprétations.

ERC a affirmé que la consultation pouvait aller « au-delà » de ce qui était prévu dans la Constitution espagnole. Le Parti socialiste (PSOE) a expliqué de son côté qu’il ne s’agira en aucun cas d’un référendum d’autodétermination. « Voter, oui, mais en faveur d’un accord et non d’une rupture », a insisté M. Sanchez au parlement.

Conscient de détenir les clés de l’investiture, grâce à l’abstention de ses treize députés, le porte-parole d’ERC Gabriel Rufian a lancé un avertissement au premier ministre : « Si l’accord n’est pas respecté, il n’y aura pas de législature », a-t-il dit dans son intervention.

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Sport

Coupe de France: Toulouse enfoncé par les amateurs de Saint-Pryvé, 10e défaite de suite

Toulouse est au plus mal: le TFC a été piteusement éliminé en 32es de finale de la Coupe de France par les amateurs de Saint-Pryvé Saint-Hilaire (1-0), club de National 2 (4e division), enchaînant une 10e défaite d’affilée, samedi dans le Loiret.

Un but à la dernière seconde de Carnejy Antoine est venu éteindre les ambitions de Toulouse, fragilisant encore plus la position de l’entraîneur Antoine Kombouaré, déjà instable après cette série noire toutes compétitions confondues.
La lanterne rouge de Ligue 1, qui n’a pris que 12 points en 19 matches en championnat, a certes dominé son sujet dans le petit stade du Grand Clos de St-Pryvé-St-Mesmin, mais la qualification n’est pas volée pour le club de N2, déjà présent au stade des 16es de finale l’an dernier (éliminés par le futur vainqueur Rennes).
En effet, ceux-ci se sont procuré un penalty en début de match, frappé trop à gauche par l’attaquant Fabrice Seidou.
La performance a de quoi alarmer les supporters toulousains, surtout au vu de la colère ambiante qui accompagne chacun de leurs déplacements.
Samedi soir, les quelques dizaines de fans violets n’auront même pas vu le but de leurs adversaires du soir: après plusieurs jets de pétards et fumigènes, et des arrachages de barrières perpétrés par certains d’entre eux, les forces de l’ordre ont procédé à leur évacuation de l’enceinte sportive, gaz lacrymogène à l’appui, a constaté un photographe de l’AFP.
Ces événements, survenus en début de seconde période alors que le score était vierge, ont conduit l’arbitre de la rencontre et les officiels à interrompre la rencontre pendant une dizaine de minutes.
Ces événements pourraient valoir des ennuis au TFC si les autorités du football décident de se saisir de l’affaire. Des ennuis, c’est ce qui guette aussi Kombouaré, vainqueur de seulement deux rencontres (pour 11 défaites) depuis son arrivée mi-octobre.

Par Laurent BANGUET et Andrew MARSZAL – © 2020 AFP

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Mauritanie

Le président de l’Union Pour la République tient une conférence de presse, la première depuis son élection

Le président de l’Union Pour la République (UPR), M. Mohamed Ould Taleb Amar a tenu, samedi à Nouakchott, une conférence de presse, la première depuis l’élection des instances dirigeantes du parti.

Il a, tout d’abord, présenté une analyse politique du parti sur la situation politique à la lumière de l’option d’ouverture et d’engagement solidaire au service d’un pays qui fait la place à tous ses fils et ne laisse aucun citoyen sur le bord de la route.

Le président de l’UPR a, ensuite, exposé les principaux résultats issus du deuxième congrès ordinaire du parti, soulignant le niveau et la diversité de la présence que le congrès a connus. Cela constitue, a-t-il dit, un tournant décisif dans la vie politique du parti, notamment à travers le grand intérêt accordé par l’opinion nationale à cet important événement. Il a, à ce titre, félicité les structures de supervision, d’organisation et de préparation qui se sont investies pour la réussite éclatant du deuxième congrès ordinaire .

M. Mohamed Ould Taleb Amar a, en outre, développé les axes essentiels de la vision du parti pour la construction d’une Mauritanie démocratique dans laquelle prévalent la justice, l’équité et l’égalité.

Il a rappelé que ce deuxième congrès a permis l’élaboration de textes organiques qui vont fonder l’action à venir du parti, notamment les statuts, le règlement intérieur et les recommandations des congressistes. Ces derniers, a-t-il fait remarquer, ont adressé une motion de soutien à Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et le considèrent la seule et unique référence de leur parti.

Le président de l’UPR a ajouté que le congrès a adopté le programme « Taahoudati » en tant que source d’inspiration, facteur d’impulsion couvrant les préoccupations des citoyens et réponse appropriée aux principaux défis auquel fait face le pays, notamment les changements climatiques et les menaces liées au terrorisme, à l’extrémisme et au crime organisé.

M. Mohamed Ould Taleb Amar a exprimé la fierté de l’UPR et sa reconnaissance pour la valeureuse mission dont s’acquittent avec honneur et professionnalisme nos forces armées et de sécurité, soulignant l’importance de la contribution de tous les citoyens à la préservation de la sécurité.

Le président du parti a évoqué les priorités en matière de la préservation de la sécurité et de la poursuite des réformes dans les domaines de la santé, de l’enseignement et de la solidarité sociale qui sont au cœur des engagements du Président de la République.

Il a appelé à appuyer la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion dite ‘‘TAAZOUR’’ pour qu’elle puisse venir en aide à tous ceux qui vivent dans la précarité.

De même, il a souhaité un apaisement du climat politique et une accélération des plans d’action sectoriels issus du programme du gouvernement, aux fins d’améliorer rapidement les conditions de vie des populations.

M. Mohamed Ould Taleb Amara exprimé l’engagement résolu du parti à mobiliser les soutiens politiques nécessaires à l’exécution du programme du Président de la République et à la défense de l’action du gouvernement pour que les réformes soient conduites à terme et que l’option d’ouverture soit renforcée d’autant qu’elle a permis au parti de s’élargir quantitativement et qualitativement grâce à la crédibilité du programme « Taahoudati » et l’esprit d’ouverture et de tolérance qui prévaut actuellement.

Il a souligné qu’en tant que parti principal soutien politique du programme du Président de la République, sa formation œuvrera avec les autres partis de la majorité, les initiatives et les personnes ressources et de référence, pour la consolidation d’une forte majorité au pouvoir.

Le président a affirmé que son parti qui croit profondément aux principes de démocratie voue un grand respect pour l’opposition dont le rôle est de contrôler et de proposer, assurant que l’UPR partage avec elle les préoccupations sur les grandes questions nationales même si, par ailleurs, ils ont des visions et des choix différents.

Il a tenu à préciser qu’il s’agit bien de différences avec l’opposition et non de différend avec elle.

Les vice-présidents du parti et les membres de son bureau exécutif ont assisté à cette conférence de presse.

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Mauritanie

Justice : Coup dur pour le député Boijel Ould Houmeid

Justice – Coup dur pour le député Boijel Ould Houmeid, 66 ans, ancien syndicaliste et ancien ministre.

Celui qui fut le vice-président de l’Assemblée nationale se retrouve traîné en justice par le juge du tribunal de commerce de Nouakchott.

Il est accusé pour non-paiement des dettes d’un montant de vingt millions (20.000.000. MRU).

Nouveau coup dur pour Boijel Ould Houmeid qui devra donc s’expliquer jeudi 9 janvier devant la justice à propos de ses dettes.

Le député sera soumis à payer ses obligations à la Banque Populaire de Mauritanie ou un dépôt de ses propriétés pour couvrir son dû.

Il s’agit d’une première affaire de justice pour un homme ayant incontestablement un poids politique trop lourd.