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Présidentielle en Guinée-Bissau : le scrutin terni par des bagarres et accusations de fraude

Les Bissau-guinéens étaient appelés aux urnes pour espérer rétablir la stabilité du pays. Les premières tendances sont attendues en début de semaine.

Les Bissau-guinéens ont voté dimanche 24 novembre pour élire leur nouveau président et espérer tourner la page de l’instabilité chronique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Mais le scrutin a été terni par des échauffourées et des accusations de fraude lancées par le camp du président sortant.

Les opérations de vote se sont comme prévu terminées à 17 heures dans plusieurs bureaux de la capitale, où le dépouillement a immédiatement commencé. « La participation a été importante mais nous ne pouvons pas donner de chiffre pour le moment », a déclaré la porte-parole de la Commission nationale électorale. Les premières tendances sont attendues en début de semaine. La date du 29 décembre a été retenue pour un second tour hautement probable.
Des échauffourées entre militants de différents camps, suivies de l’intervention de la police, ont eu lieu, notamment à Bissora (nord), Canchungo (nord-ouest) et Empada (sud-ouest), ainsi que dans la périphérie de Bissau, selon des sources sécuritaires interrogées par l’AFP.

« Bourrage d’urnes »

Avant même la fermeture des bureaux, un proche du président sortant José Mario Vaz, qui brigue un second mandat en tant qu’indépendant, a accusé ses adversaires du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), formation historique qui domine le Parlement et le gouvernement, de s’être livré à des « fraudes ».

Le directeur de campagne de M. Vaz affirme qu’« il y a eu bourrage d’urnes dans des bureaux des régions de Bafata (est), Canchungo et Bisorra, avec la complicité du PAIGC et de la Commission régionale des élections » et qu’à Bissora, un responsable des jeunes du PAIGC a été « surpris avec une enveloppe pleine de bulletins » et « en train de distribuer du riz et de l’argent pour acheter des consciences ». Mis en cause, le PAIGC n’avait pas encore réagi à ces accusations en début de soirée.

Si la campagne s’est déroulée pratiquement sans heurts, la crainte de lendemains difficiles prévalait au moment où votaient les 700 000 électeurs pour départager les douze candidats dans un pays qui a connu quatre coups d’Etat (le dernier en 2012) et de nombreuses tentatives depuis son indépendance en 1974.

LeMonde

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Méditerranée: les corps de sept migrants retrouvés après un naufrage près de Lampedusa

afp, le 24/11/2019 à 13:09 Modifié le 24/11/2019 à 18:33

Les secours ont retrouvé les corps de sept migrants, dont cinq femmes, après le naufrage samedi d’une embarcation avec environ 150 personnes à bord au large de l’île italienne de Lampedusa, ont annoncé dimanche les garde-côtes italiens.

Les corps de trois femmes ont été récupérés en mer par un patrouilleur et ceux de deux autres migrantes ont été retrouvés à terre par des douaniers, indiquent les garde-côtes dans un communiqué.

Deux corps avaient été trouvés samedi soir aux abords de la plage de Cala Galera, sur la côte sud de Lampedusa, ont précisé les garde-côtes.

Les opérations de sauvetage ont été compliquées par les conditions de mer difficiles, avec des vagues atteignant deux mètres de haut, «mais aussi en raison du grand nombre de personnes tombées à la mer en même temps», selon la même source.

Les garde-côtes avaient annoncé samedi avoir secouru près de 150 migrants à un mille nautique (1,8 km) de Lampedusa mais, selon des témoignages de rescapés, une vingtaine manquaient à l’appel.

Deux hommes en particulier, un Érythréen et un Libyen, ont affirmé avoir perdu leur épouse, selon les médias italiens.

Le parquet d’Agrigente (Sicile, sud de l’Italie) a annoncé avoir ouvert une enquête pour aide à l’immigration clandestine et homicides.

Par ailleurs, 213 migrants secourus ces derniers jours à bord du navire humanitaire Ocean Viking ont pu être débarqué dimanche à Messine, en Sicile, ont annoncé dans un communiqué SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières.

Les deux ONG ont renouvelé leur «appel aux gouvernements européens pour qu’ils mettent fin à un système qui entrave les opérations de recherche et de sauvetage et garantissent une réponse continue et coordonnée à la catastrophe humanitaire en cours en Méditerranée centrale».

Samedi, l’Italie, l’Allemagne, la France et Malte avaient conjointement demandé à la Commission européenne d’activer la procédure de répartition pour migrants de l’Ocean Viking, selon le ministère italien de l’Intérieur.

«C’est la première fois que cela se produit» depuis la signature d’un pré-accord de répartition automatique des migrants secourus en Méditerranée, conclu en septembre à Malte par quatre pays de l’UE (France, Allemagne, Malte et Italie), avait précisé le ministère.

Un autre navire humanitaire, celui de l’ONG espagnole Open Arms qui a secouru 73 migrants il y a trois jours, a lancé dimanche un appel aux gouvernements européens pour qu’ils autorisent «immédiatement» leur débarquement dans un port sûr, indiquant que la situation à bord était devenue «critique».

«Nous continuons à demander que les droits des personnes, établis par les conventions internationales, et le droit maritime soient respectés», a déclaré sur Twitter Riccardo Gatti, chef de mission d’Open Arms.

Dans son message, il précise avoir adressé une demande pour débarquer à Malte, «qui n’a pas répondu», et à l’Italie, dont il attend «une réponse du ministère de l’Intérieur».

La Croix

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Mauritanie: le président Ghazouani rompt avec l’image de Medvedev

A Nouakchott, la drôle de crise n’aura pas duré plus de 48 heures. Apprenant qu’une réunion s’était tenue mercredi soir en son absence, entre son prédécesseur, Mohamed Abdel Aziz, rentré il y a peu à Nouakchott, et le comité directeur du parti au pouvoir, l’Union Pour la République (UPR), le président Mohamed Ould Ghazouani n’a pas tardé à réagir lors d’une rencontre restreinte, vendredi 22 novembre 2019, à laquelle ont participé le Premier ministre, Ismaïl Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, le ministre du pétrole, Mohamed Ould Abdel Vettah et le président du Groupe parlementaire de l’UPR, Habib Ould Diah.

Une déclaration énergique et sans ambivalence qui a poussé les ministres présents à la réunion “informelle” à présenter leurs excuses. Prenant les choses en main, le président Ghazouani a profité de la situation pour définitivement rompre avec l’image de Medvedev que lui collait une certaine presse. “C’est moi le chef “.
S’il n’a pas scandé cette phrase par dessus les toits de Nouakchott, l’ex Général l’a exprimé suffisamment lors de la réunion, rappelant aux uns et aux autres qu’il est la référence du parti de l’Union Pour la République (UPR). Ceux parmi les inconditionnels de l’ancien président, qui imaginaient celui-ci président du parti et, indirectement, maître de la majorité parlementaire, dans une sorte de transposition bédouine du tandem Poutine-Medvedev devront déchanter. Dans sa mise au point sévère et méthodique, le président mauritanien a dit qu’il n’acceptera plus aucune atteinte directe ou indirecte à l’égard de l’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. Rentré depuis peu à Nouakchott d’un long séjour en Europe, celui-ci intrigue à plus d’un titre et subit une campagne de presse orchestrée par des intérêts politico-économiques . Jeudi dernier, une marche a été organisée pour dénoncer l’intrusion de l’ancien président dans les affaires du pays. Un geste qui n’a pas été du goût de la présidence.

Adama WADE

financialafrik.com/

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Mauritanie

La CNSS à Akjoujt : Une dimension sociale avérée au service du monde du travail

Les différentes prestations sociales que fournit la Caisse Nationale de Sécurité Sociale représentent un service indispensable pour le monde du travail, particulièrement dans une cité ouvrière comme c’est le cas de la ville minière d’Akjoujt.

Si, auparavant, les travailleurs étaient obligés de se déplacer à Nouakchott pour percevoir leurs allocations, accéder aux prestations, l’ouverture d’une agence de la CNSS en 2015 à Akjoujt a permis de rapprocher cette institution de ses usagers, de leur fournir des prestations de proximité, de traiter plus rapidement leurs dossiers et de leur faire éviter les nombreux désagréments auxquels ils étaient confrontés pendant de longues années.

Au niveau de la wilaya de l’Inchiri, l’agence régionale gère 850 dossiers d’employés et 72 autres de pension de retraite qui lui ont été transférés par le siège.

Le chef d’agence de la CNSS à Akjoujt, M. Mohamed Lemine Ould Mohamed Jiddou, a fait remarquer que la représentation régionale de cette institution assure tous les services et prestations que celles du siège central à Nouakchott. Ceux-ci couvrent les prestations familiales, les allocations de vieillesse, et d’handicap, les primes d’accouchement et de maternité, les accidents de travail…

L’affiliation au régime de sécurité sociale est obligatoire pour tous les travailleurs régis par le code du travail et celui de la marine marchande, les stagiaires et les apprentis ainsi que les auxiliaires de l’Etat.

Le taux de cotisation destiné au financement du régime de sécurité sociale est fixé à 14% dont 13% à la charge de l’employeur et le 1% restant à la charge de l’employé.

Le paiement des allocations sociales constitue une source importante de revenus qui contribue à l’économie locale, particulièrement dans les villes ouvrières comme Akjoujt où les personnes actives travaillent essentiellement dans le secteur formel et bénéficient à ce titre des prestations de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

La création d’un guichet de l’emploi à Akjoujt et le démarrage de nombreux programmes de développement dans les différents secteurs vont impulser une dynamique de recrutement de nouveaux employés qui accroîtront considérablement le nombre des bénéficiaires des prestations sociales, et partant, induire d’avantages d’impacts positifs sur la vie économique et sociale de la wilaya.

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Santé

Inchiri : est l’une des mieux couvertes du pays sur le plan sanitaire (un taux de couverture de 80%)

La wilaya de l’Inchiri qui est l’une des mieux couvertes du pays sur le plan sanitaire (un taux de couverture de 80%), dispose d’une infrastructure de santé acceptable. Elle dispose d’un hôpital régional à l’instar des wilayas du pays, de deux centres de santé de type A dont l’un se trouve à Akjoujt et le second à Bénichab, en plus de 5 postes de santé répartis entre Louebda, Bellawakh, Lejouad, Demane et Al Asma.

L’Hôpital régional comprend notamment des salles de consultations externes et de soins, un bloc de chirurgie, un laboratoire et une pharmacie. Il est doté d’équipements et de matériel pour répondre à toutes les situations dont la prise en charge peut être assurée par ce type de structure.

Le personnel médical est composé de médecins dont un chirurgien et un gynécologue, deux anesthésistes, deux laborantins, un technicien dentiste, trois infirmiers d’Etat et plusieurs infirmiers medico-sociaux.
Les deux centres de santé de la wilaya disposent d’un personnel de santé naturellement moins étoffé.
Dans l’ensemble, les structures de santé de la wilaya manquent encore de complément de personnel, en particulier pour certaines spécialités comme la pédiatrie et la Gastro-entérologie.

Le bâtiment du centre de santé d’Akjoujt, qui est la plus ancienne structure de santé de la wilaya, est en état de vétusté avancée, nécessitant une réhabilitation tout comme il ne dispose pas de groupe électrogène pour prendre le relais dans les cas fréquents de rupture d’électricité.
Dans les cas de rupture d’alimentation en électricité, le centre est dans l’obligation de transférer les antigènes vers l’Hôpital régional, ce type de produit nécessitant son stockage au froid.

Les deux centres de santé de la wilaya procèdent aux consultations et soins, offrent un service de vaccination constant ouvert tous les jours au profit des enfants de leur naissance à 11 mois en plus d’un programme de nutrition infantile au bénéfice de tous les enfants sous-alimentés, assurent le suivi prénatal et néonatal pour les femmes et prodiguent des conseils en matière de planification familiale, notamment sur les bienfaits de l’allaitement maternel. Ils fournissent également les médicaments les plus couramment utilisés tels que les antibiotiques, les antalgiques, les antihistaminiques…

La situation sanitaire des populations de la wilaya ne suscite aucune inquiétude particulière, car depuis plusieurs années aucune épidémie n’a été enregistrée et le nombre de malades reste faible et la nature des pathologies sans dangers. Le nombre moyen de consultations reste relativement faible : à titre d’exemple ; le centre de santé d’Akjoujt fait en moyenne 20 consultations par jour et en général pour des maladies bénignes telles que les diarrhées et les infections respiratoires. Seuls 3 cas de tuberculoses ont été enregistrés dans la wilaya et les patients qui en souffrent sont pris en charge gratuitement par le programme de lutte contre la tuberculose dont une composante est active dans les structures médicales.
Par contre le programme de lutte contre le paludisme est en arrêt depuis quelques mois.

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La ministre des affaires sociales prend part, au Rwanda à un Sommet mondial sur le genre

La ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille, Dr. Nene Omou Deffa Kane a quitté Nouakchott dimanche pour se rendre à Kigali.

Dans la capitale rwandaise, la ministre aura à prendre part à un Sommet mondial sur le genre organisé par la Banque Africaine de Développement au cours de la période entre le 25 et le 27 novembre courant.

L ‘organisation de ce sommet constitue une étape importante dans la mobilisation à entrepreneuriat féminin et à l’autonomisation économique des femmes.