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Le Bénin intègre avec le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad le projet Swedd

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé le projet d’Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd) le vendredi 25 janvier 2019. Le coût global est de 50 milliards de francs Cfa. Son objectif est d’améliorer le niveau d’autonomisation des femmes, des adolescentes et des jeunes filles. Le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, en apporte les détails dans cet entretien.

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé le  projet Swedd Bénin le 25 janvier2019. Quel est le processus qui a permis au Bénin de décrocher ce projet ?

Abdoulaye Bio Tchané : Le projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd) est à l’initiative de la Banque mondiale et du Système des Nations-Unies, en particulier le Fnuap pour permettre aux pays, notamment 6 pays du Sahel (le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad), de s’attaquer aux problèmes importants  liés aux femmes et surtout au dividende démographique dans nos pays. Nous avons eu connaissance de ce projet ; et tout de suite, le Chef de l’Etat a souhaité que le Bénin puisse adhérer à l’initiative. Compte tenu des efforts qui étaient déjà entrepris par notre gouvernement dans cette direction, les Nations-Unies et la Banque Mondiale ont tout de suite accepté de nous intégrer.Le Chef de l’Etat m’a instruit  pour travailler avec l’équipe du ministère du Plan,  afin de nous permettre d’adhérer pleinement au projet. C’est ainsi que le Conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé le financement de 90 millions de dollar US, c’est-à-dire un peu plus de 50 milliards de francs Cfa. Ils vont permettre d’appuyer des secteurs aussi importants que la Santé et l’Education des femmes dans les 12 départements de notre pays.

 Le Gouvernement tient beaucoup au Swedd. Quel est l’intérêt de ce projet pour notre pays ?

Ce projet est  important pour notre pays parce qu’il va nous permettre de nous attaquer à des problèmes majeurs de développement. D’abord, l’autonomisation des femmes ; ensuite et surtout le dividende démographique. La problématique, c’est  comment permettre à notre population qui est relativement  jeune, d’accéder à des besoins aussi importants que ceux de l’éducation, de la santé, en particulier la santé de reproduction et la santé maternelle dans tous nos départements. Ce sont des cibles primordiales pour notre gouvernement, (la jeunesse et les femmes) et deux secteurs cruciaux pour le développement de notre pays (l’éducation et la santé).

Concrètement, qu’est-ce que ce projet va changer aux conditions de vie des filles et femmes du Bénin?

Le projet démarre tout de suite. Nous avons commencé déjà un certain nombre de travaux.  Il y a certaines personnalités de la société civile de nos communautés qui se sont déjà impliquées. Dans quelques jours, nous allons accélérer le processus avec la décision du Conseil d’administration de la Banque Mondiale qui met les ressources à notre disposition. Qu’est-ce que ce projet va changer dans la vie de nos populations ? C’est très important de le savoir. Les jeunes seront impactés pour l’éducation, les jeunes filles pour tout ce qui concerne la santé, la santé de reproduction, le planning familial, les mariages précoces. Pour les femmes, c’est leur autonomisation en plus des sujets que je viens d’aborder. Tous ces sujets affectent une grande partie  de nos communautés. Nous n’avons pas toujours eu les moyens de trouver les solutions. Non seulement, avec les ressources financières, nous allons pouvoir nous y attaquer, mais dans le cadre de cette initiative qui est partagée avec d’autres pays, nous allons pouvoir tirer  avantage de ce que les autres ont fait, et qui marche.

Votre mot de fin

Nous nous sommes investis pour rendre le projet « Swedd » possible sur les instructions du Chef de l’Etat. Désormais, la balle sera dans le camp des bénéficiaires et nous allons veiller à ce que les communautés et organisations dans nos villes et campagnes puissent en tirer le meilleur avantage. Il y a déjà un certain nombre d’associations qui sont en contact avec les équipes qui travaillent sur le projet  et nous allons multiplier le nombre de ces associations dans quasiment tous les départements de notre pays. Je veux dire à ceux qui sont déjà intéressés et qui travaillent sur les domaines couverts par le projet que la porte leur est ouverte au ministère du Plan, pour discuter et voir comment elles peuvent contribuer à sa mise en œuvre.

Propos recueillis par Abdourhamane Touré

A propos du Swedd

Le Conseil d’Administration de la Banque  Mondiale a approuvé le  Projet « Swedd »Bénin, le vendredi 25 janvier 2019. Le coût global est de 90 millions de dollars US, autour de 50 milliards de francs Cfa.        A l’origine, le projet d’Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd) est une initiative du partenariat entre les Nations Unies et le Groupe de la Banque mondiale, destinée à six pays de la région du Sahel : le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.Le Bénin a formulé une requête pour rejoindre les six pays initialement cités. La crédibilité de notre pays, l’engagement du gouvernement et le leadership du président Patrice Talon ont convaincu  le Comité Régional de Pilotage du Projet Swedd et la Banque mondiale, qui y ont répondu favorablement. Ce qui s’est traduit entre autres, par l’approbation du projet par le Conseil d’administration de la Banque mondiale. Son objectif est d’améliorer le niveau d’autonomisation des femmes, des adolescentes et des jeunes filles. D’une part, la finalité est d’accroitre leur accès aux produits et services de santé sexuelle et reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle de qualité. De l’autre, il s’agit de renforcer leurs capacités à prendre des décisions qui contribueront de manière durable au développement harmonieux de leurs communautés. Le Swedd est un projet important pour notre gouvernement car il vient en appui aux nombreuses actions que nous menons en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations en l’occurrence celle de la gent féminine. Il trouve d’ailleurs pleinement son ancrage dans le Pag. Le projet vise à renforcer le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes en vue d’accélérer la transition démographique. Le concept de Dividende démographique étant en cours d’appropriation dans notre pays. 

Le projet démarre immédiatement.  La prochaine étape, c’est le  recrutement d’un point focal permanent pour l’assistance à l’Unfpa et, à la mise en place de l’Unité de gestion du projet (Ugp).        Le projet Swedd s’étend  aux 12 départements de notre pays. Il se décline en trois composantes principales :

– Générer de la demande pour les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle (Srmnin) en favorisant les changements sociaux et comportementaux et l’autonomisation des femmes et des filles ;

– Renforcer les capacités nationales pour la mise à disposition des produits de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle et de personnel sanitaire qualifié;

– Renforcer l’engagement politique et la capacité d’élaboration des politiques liées au dividende démographique et la mise en œuvre du projet;

Il prend en compte les secteurs de l’éducation, de la santé, de la planification familiale. Le Swedd est un projet assez participatif. Dans sa mise en œuvre, il accordera une place de choix aux Ong locales ou régionales qui ont fait leurs preuves dans les domaines que le projet couvre. De même, les leaders d’opinions et chefs religieux sont associés dans l’exécution des activités.

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برلمانيون وفاعلون سياسيون يناقشون إيجاد « ذراع سياسية » للنظام

لأخبار (نواكشوط) – عقدت مجموعة من البرلمانيين والبرلمانيين السابقين والفاعلين السياسيين اجتماعا البارحة في مجلس القاضي فاضيلي ولد الرايس، تركز النقاشات خلاله على « ضرورة وأهمية وجود أداة حزبية فعالة تشكل ذراعا سياسيا لنظام » الرئيس محمد ولد الغزواني.

وأكدت المجموعة في تصريح وصل الأخبار أن هدف اللقاء هو « بلورة رؤية موحدة سعيا إلى التوصل لموقف عملي يمكن من استيعاب كل القوى التي دعمت الرئيس محمد ولد الغزواني والتي سبق أن عبرت عن رغبتها في الانخراط في الحزب الذي يتبناه ».

واتفقت المجموعة – وفقا للتصريح – على مواصلة النقاش حول الموضوع والعمل على توسيع دائرة اتصالاتها عبر انتظامها في لقاءات دورية.

وشددت على ضرورة أن تشكل الأداة الحزبية الجديدة « جسرا متينا بينه مع الجماهير »، وأن « يتخذ من الرئيس مرجعيته ».

وحضر الاجتماع:

1. جبريل ولد عبد الله – وزير سابق.

2. محمد المختار الزامل – نائب برلماني عن حزب الاتحاد من أجل الجمهورية.

3. محمد يحي حرمه – وزير سابق.

4. محمد ولد ديدي – نائب برلماني.

5. حمادي ولد اميمو – نائب برلماني عن حزب الاتحاد من أجل الجمهورية.

6. سيدنا سوخنا – نائب برلماني عن حزب الاتحاد من أجل الجمهورية.

7. يحي ولد سيد المصطف – وزير سابق.

8. محمد ولد ارزيزيم – نائب برلماني ووزير سابق.

9. الناجي ولد محمد محمود.

10. د. غلام ولد أحمد.

11. اقريني ولد محمد فال – وزير سابق.

12. يحي ولد لبات.

13. إدومو ولدعبدي ولد اجيد.

14. صمب ولد السالك.

15. أحمد ولد بدي.

16. احبيب ولد اجاه – نائب برلماني عن حزب الاتحاد من أجل الجمهورية.

17. عبد الرحمن ولد الصبار – نائب برلماني عن حزب الاتحاد من أجل الجمهورية.

18. جمال ولد اليدالي – نائب برلماني عن حزب الاتحاد من أجل الجمهورية.

19. د. الطيب ولد اخيارهم.

20. جدو ولد خطري ولد جدو.

21. فاضيلي ولد الرايس.

22. الخليل ولد الطيب – نائب برلماني سابق.

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ROGEP: Validation du Rapport de l’Etude sur l’Evaluation du Marché Solaire Photovoltaïque hors réseau au Mali.

Le Centre Régional d’Energie Solaire  de Bamako (CRES) a servi de lieu pour abriter ce jeudi 10 Octobre, la cérémonie de lancement des travaux du 2e Atelier National du Projet Régional d’Electrification Hors Réseau (ROGEP) consacré à la Validation du Rapport de l’Etude sur l’Evaluation du Marché Solaire Photovoltaïque hors réseau au Mali. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de la CEDEAO sur l’accès aux services d’électricité durables. 

Le Centre Régional d’Energie Solaire  de Bamako (CRES) a servi de lieu pour abriter ce jeudi 10 Octobre, la cérémonie de lancement des travaux du 2e Atelier National du Projet Régional d’Electrification Hors Réseau (ROGEP) consacré à la Validation du Rapport de l’Etude sur l’Evaluation du Marché Solaire Photovoltaïque hors réseau au Mali. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de la CEDEAO sur l’accès aux services d’électricité durables. 

Présidé par le représentant du ministre de l’énergie et de l’eau Dr Famakan kamissoko, du représentant de l’ECREEE Monsieur Hamadou TCHIEMOGO ainsi que les participants des différentes entreprises, l’objectif de cet atelier vise à présenter l’état d’avancement du projet et procéder à la validation du marché du solaire photovoltaïque hors au Mali.

La République du Mali, est l’un des pays ayant très tôt (vers la fin des années 90), avec l’appui de ses partenaires au développement, mis en œuvre un vaste programme de réformes dont entre autre la mise en place de nouveaux cadres législatifs et réglementaires dans tous les secteurs, tout en créant des conditions ternaires ou favorables à la participation du secteur privé. Cette réforme a concerné le secteur de l’électricité à travers l’Ordonnance n°00-19/P-RM du 15 Mars 2000 et aussi le Décret portant exonération des équipements d’Energies Renouvelables (ENR) à l’importation. Le Mali est ainsi l’un des premier pays à se doter d’une agence dédiée à l’électrification (AMADER), dont la mission principale est la maîtrise de la consommation d’énergie domestique et le développement de l’accès à l’électricité en milieu rural et périurbain en vue de réduire la pauvreté et de favoriser la croissance économique du pays.

En effet, le projet ROGEP vient appuyer le pays de la CEDEAO et couvre les 15 pays de la CEDEAO et 4 autres pays non-CEDEAO dont: la Mauritanie, le Tchad, le Cameroun, et la République Centrafricaine et sa mise en œuvre est assurée par ECREEE et la BOAD  pour l’accélération de l’accès à l’électricité à travers l’utilisation des systèmes solaires photovoltaïques autonomes.

Aussi, le projet sera mis en œuvre par deux agences: ECREEE et la Banque Ouest Africaine pour le Développement (BOAD). Les deux agences d’exécution s’emploient maintenant à rendre le projet efficace et à lancer les activités de mise en œuvre.

Cependant, le ROGEP mettra l’accent sur le soutien et le développement d’écosystèmes commerciaux viables dans les pays du projet  par le biais d’une initiative au niveau régional.

En vue du développement d’un marché régional le projet identifiera les barrières politiques affectant la croissance du marché solaire autonome et sensibilisera les décideurs politiques aux avantages de la suppression de ces barrières et donner un accès au financement aux entreprises et aux bénéficiaires de ce nouveau secteur d’activité en apportant un soutien financier aux entrepreneurs.

Selon le représentant du ministre Dr Famakan kamissoko, cette rencontre s’inscrit parfaitement dans la vision stratégique du ministère en charge de l’Energie, consistant à créer un environnement plus favorable à l’intervention des acteurs du secteur privé dans la mise en œuvre des différents plans d’électrification du pays et à développer des synergies entre les acteurs institutionnels, du secteur privé et de la société civile. 

A noter que ce projet est financé à hauteur de 225 millions de Dollars US et cette activité constitue l’une des acteurs d’assistance technique à apporter aux 19 pays bénéficiaires pour l’amélioration de l’écosystème du marché régional hors réseau. 

Diaka Sanogo Stagiaire Malijet.comCopyright Malijet © 2008 – 2019. Tous droits réservés

Source: Malijet

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Un nouveau Gouvernement marocain avant-gardiste

Le Roi Mohammed VI, a reçu, le 09 octobre 2019, le Chef du Gouvernement, Saad El Othmani, et les membres du Gouvernement dans sa nouvelle mouture, après restructuration de l’architecture gouvernementale resserrée à 23 portefeuilles ministériels.

Dans ce nouveau gouvernement, les Ministères régaliens conservent les mêmes titulaires (Intérieur, Affaires Etrangères, Affaires Islamiques), à l’exception du Ministère de la Justice. Par contre, six nouveaux font leur entrée dans ce Cabinet qui compte quatre femmes, dont trois Ministres (Aménagement du Territoire, Tourisme et Solidarité/Développement Social/Famille) et une Ministre déléguée (chargée des Marocains Résidant à l’Etranger). C’est donc une refonte en profondeur de l’Exécutif marocain qui a été opérée afin de répondre aux attentes du peuple et du Roi du Maroc.

Des Ministères ont été regroupés en grands pôles (Economie/Finances/ Réforme de l’Administration – Culture/Jeunesse/Sports – Droits de l’Homme/Relations avec le Parlement) afin d’éviter toutes redondances. Quant à l’Economie Verte, elle est jointe au Ministère de l’Industrie dans l’objectif d’en faire un levier effectif d’innovation et de création de valeurs.

Il y a lieu de noter que la moitié des membres du nouveau Gouvernement marocain est composée de nouveaux Ministres avec une ouverture sur la société civile, y compris par des profils atypiques nouveaux pour apporter une fraîcheur et exprimer une ouverture sur les compétences là où elles se trouvent.

Ce format resserré et recentré du nouveau Gouvernement marocain constitue, par conséquent, un acquis pour l’expérience politique et démocratique marocaine et a pour finalité la modernisation et la rationalisation de l’architecture gouvernementale, tout en respectant le cadre constitutionnel et en renforçant la pratique démocratique marocaine et le rôle politique des partis.

C’est un acte fort de rationalisation de l’action publique et un message clair pour focaliser les efforts sur les dossiers prioritaires, d’autant plus que le resserrement de l’organigramme gouvernemental marocain permettra de gagner en cohérence et en lisibilité de l’action gouvernementale, de clarifier les responsabilités, de supprimer les redondances et de favoriser les économies.

Il est plus que certain que ce remaniement gouvernemental imprimera, sans nul doute, un nouveau rythme de travail basé sur l’action sérieuse et le sens des responsabilités et ce, dans l’esprit des récents discours du Roi Mohammed VI, dont celui de la Fête du Trône du 29 juillet 2019.

Il traduira une ouverture sur toutes les compétences, abstraction faite des orientations politiques, et sera appelé à agir avec efficacité et en parfaite cohérence au service des chantiers prioritaires du Maroc et des attentes des citoyens marocains.

Au final, ce nouveau Gouvernement est un Gouvernement politique, et non pas un Gouvernement de technocrates, mais il est aussi un Gouvernement de compétences ; les critères de compétences et de mérite ont ainsi prévalu au sein des partis politiques et en dehors, mais également, et il faut le souligner, les nominations ont été faites sur la base de compétences avérées et reconnues qui s’appuient sur une majorité démocratique.

Ce Gouvernement conçu, en véritable « Task Force », tourné vers l’efficacité, dont les secteurs sont organisés sur une logique de grands pôles, est le plus ramassé de l’histoire du Maroc.

Célérité, sens de responsabilité et sérieux dans la réalisation des objectifs seront donc les maîtres-mots de cette équipe gouvernementale « commando ».

Farid Mnebhi.

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Un 31ème vendredi effervescent pour les algériens

Il est acquis qu’Amnesty International ait exhorté, le 19 septembre 2019, le commandement algérien de ne point interdire l’accès à Alger aux manifestants venus des autres régions algériennes et surtout de mettre un terme aux arrestations arbitraires.

Un message clair et net, transmis par cette organisation des Droits de l’Homme, qui arrive à point nommé après que le fanfaron de Général Gaïd Salah ait menacé les transporteurs acheminant des manifestants vers Alger et, surtout, donné ses fermes instructions à la Gendarmerie algérienne à plus de rigueur et de fermeté envers ceux qui viennent à la capitale les vendredis.

A ce propos, l’ONG a tenu à appeler les autorités algériennes à mettre fin aux arrestations arbitraires dans un contexte de répression croissante qui a conduit à l’arrestation de dizaines de manifestants ces 10 derniers jours.

Ainsi, Amnesty International appelle à la libération sans condition de toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, d’association ou de réunion pacifique.

Pour Amnesty International, toutes ces répressions et arrestations indiquent que le droit à la liberté de réunion et d’expression reste toujours une donne entre les mains des décideurs algériens depuis 1962 pour assouvir leur soif de pouvoir et surtout d’argent.

Il est à souligner fortement qu’au lieu de piétiner les droits des Algériens, les autorités algériennes devraient respecter le droit de réunion pacifique et apprendre à écouter les manifestants.

Cependant, pour ce 31ème vendredi de manifestations, la capitale algérienne s’est réveillée devant un dispositif policier impressionnant déployé au cœur d’Alger. Un épiphénomène sécuritaire Gaïdien observé dans de très nombreuses villes algériennes.

Aussi, de nombreuses interpellations de manifestants pacifiques ont eu lieu au niveau de la place Maurice Audin d’Alger mais aussi du côté de la rue Didouche Mourad où plusieurs arrestations ont été opérées.

Force est de noter que les menaces de Gaïd Salah n’ont pas eu raison des centaines de milliers de manifestants qui sont sortis depuis les premières heures de ce vendredi 20 septembre 2019 afin d’exprimer de nouveau leur ras-le-bol du système en place et leur rejet du gouvernement de Bidaoui dont ils exigent le départ.

Des manifestations qui ont eu lieu dans toute l’Algérie et même à l’étranger et dont les slogans sont plus parlants que tout autre chose. N’est-ce pas monsieur Gaïd Salah ? Les mots d’ordre scandés étaient « pas d’élections avec la bande », « on est venu harragas à la capitale », « le peuple veut la chûte de Gaïd Salah », « Ali la Pointe, l’Algérie ouellat (L’Algérie est de retour) ».

Ces manifestations se sont déroulées alors que le gouvernement algérien avait annoncé la date du 12 décembre 2019 pour les élections présidentielles en Algérie. Mais le peuple algérien vient d’exprimer son refus catégorique à l’organisation de l’élection en scandant « pas d’élections tant que les figures de l’ancien système sont en place ».

Des élections présidentielles algériennes, prévues le 12 décembre 2019, placées dans le viseur de la communauté internationale, tout particulièrement française, qui craindrait une vague d’immigration causée par une crise politique accentuée en Algérie.

Farid Mnebhi.

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G5 Sahel: les promesses de financement tardent à se concrétiser

Le G5 Sahel cherche toujours les 2,4 milliards d’euros de promesses de dons de ses partenaires pour financer son premier programme d’investissement prioritaire 2019-2021.

Ces promesses tardent à se concrétiser. C’est pourquoi, une réunion de relance des requêtes s’est tenue mardi à Nouakchott avec l’ensemble des partenaires.

Les donateurs de l’organisation sahélienne avaient pris l’engagement de décaisser les 2,4 milliards d’euros en décembre 2018 à Nouakchott. Promesse engagée à l’issue de leur première réunion sur le financement du programme d’investissement prioritaire du G5 Sahel.

Le Nigérien Maman Sidikou, secrétaire permanent du G5 Sahel révèle les premiers montants décaissés. « Nous pouvons déjà vous dire que les fonds arabes nous ont accompagnés avec 323 millions de dollars US, en cours d’encaissement vers les pays directement. »

A Nouakchott, les responsables du G5 ont émis l’espoir de voir les autres partenaires suivre les premiers en termes de mobilisation de fonds. Maman Sidikou, secrétaire permanent du G5, demande un engagement clair.

« Il y a eu beaucoup de promesses. Nous avons eu une grande réunion à Bruxelles en février 2018 concernant la force conjointe. Les choses ne se sont pas passées comme on l’aurait souhaité, les financements ne sont pas arrivés assez rapidement pour que notre force conjointe ait les équipements qu’il faut à temps pour la bataille. Nous n’allons pas répéter la même chose avec le développement. »

Le programme d’investissement prioritaire s’articule autour d’une quarantaine de projets ciblant divers secteurs dont l’électrification rurale, les infrastructures routières et portuaires et l’hydraulique villageoise.

RFI