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Mauritanie: l’opposition reporte la marche citoyenne

Au lendemain de la victoire provisoire de Mohamed Ould Ghazouani à la tête de la Mauritanie, les quatre candidats de l’opposition font encore front commun pour contester les résultats.

Ils ont reporté la marche citoyenne qu’ils avaient annoncée dans la nuit de dimanche à ce lundi 24 juin.

Après une courte nuit, passée d’abord au ministère de l’Intérieur où ils avaient été convoqués, puis en conférence de presse commune, les quatre candidats de l’opposition se sont réunis vers 14h30 au QG de Biram dah Abeid. Là, ils se sont entretenus pendant près de deux heures pour, au final, décider de reporter la marche de protestation. Celle-ci devait avoir lieu en fin de semaine.

Ils ont évoqué une première raison politiquement correcte à savoir le match d’entrée des Mourabitoune pour leur première sélection à la Coupe d’Afrique des Nations qui devrait mobiliser la jeunesse. Mais, plus en creux, c’est l’absence d’organisation réelle de cette marche qui semble être une des raisons de ce report. 

En se laissant deux ou trois jours pour mobiliser au niveau national, ils espèrent pouvoir manifester légalement. Car c’est aussi là que les choses n’étaient pas claires, ce lundi. Selon le ministère de l’Intérieur, aucune demande d’autorisation de manifester n’a été déposée auprès des autorités.

Dans le camp de Biram, on reconnaît que cette annulation s’est faite tardivement alors qu’environ deux cents jeunes attendaient à côté de son QG pour marcher vers la Céni.

Dimanche, de nombreuses arrestations ont eu lieu, et les leaders de l’opposition ont annoncé vouloir négocier leur libération auprès des autorités.

RFI

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Le Président de la République assiste au Caire pour assister au premier match de l’équipe nationale contre le Mali

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, est arrivé, lundi, au Caire pour assister au premier match de l’équipe nationale contre le Mali, dans le cadre des phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019.

Ce match aura lieu lundi soir.

Le Président de la République a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international du Caire par le Général Mahmoud Charaoui, ministre égyptien du développement local, l’ambassadeur de Mauritanie au Caire, SEM. Weddady Ould Sidi Haiba, le personnel de l’ambassade mauritanienne, celui de la délégation permanente de notre pays auprès de la Ligue des états arabes, les conseillers et les fonctionnaires mauritaniens travaillant dans les organisations internationales et régionales en Egypte.

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Le Roi Mohammed VI félicite le nouveau président mauritanien

APA-Rabat (Maroc)

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à Mohamed Cheikh Mohamed Ahmed El Ghazouany suite à son élection président de la République islamique de Mauritanie.

Dans ce message, le Souverain exprime ses chaleureuses félicitations et ses sincères voeux de plein succès à Mohamed Cheikh Mohamed Ahmed El Ghazouany dans ses hautes missions.

Le Roi félicite également M. El Ghazouany pour la confiance placée en lui par le peuple mauritanien frère, « en reconnaissance de la sincérité dont vous avez fait preuve pour servir ses intérêts et pour votre ferme détermination à aller de l’avant sur la voie de la réalisation du développement global, dans le cadre de la sécurité, la quiétude et la justice sociale ».

Le Roi saisit cette occasion pour exprimer sa ferme détermination à oeuvrer de concert avec M. El Ghazouany pour donner une forte impulsion aux relations de coopération fructueuse unissant le Maroc et la Mauritanie et renforcer les moyens de tirer le meilleur des opportunités et des potentialités dont disposent les deux pays, en consécration des liens de fraternité, de solidarité et d’estime mutuelle liant les deux peuples voisins et pour réaliser la complémentarité, la rapprochement et l’intégration auxquels ils aspirent en vue de relever les différents défis communs.

HA/APA

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Mauritanie: le candidat Ould Abeid appelle au calme pour ne pas faire le jeu du pouvoir

Des Mauritaniens fêtent la victoire à la présidentielle du candidat du parti au pouvoir, Mohamed Cheikh El- Ghazouani, le 23 juin 2019 à Nouakchottafp.com – Sia KAMBOU

Le militant antiesclavagiste et député mauritanien Biram Ould Dah Ould Abeid, un des candidats de l’opposition contestant la victoire de l’ancien chef d’état-major à l’élection présidentielle, a appelé lundi ses partisans à s’abstenir de toute violence, dénonçant des « provocations » du pouvoir.

Les quatre opposants en lice dans ce scrutin ont rejeté les résultats provisoires accordant la victoire au premier tour au candidat du pouvoir, l’ex-général Mohamed Cheikh El-Ghazouani. Ils ont annoncé leur intention de les contester par tous les moyens légaux et de manifester pacifiquement pour obtenir satisfaction.

« J’appelle tous les Mauritaniens, en particulier ceux qui me suivent, à faire preuve de retenue et à respecter la loi et la tranquillité, ainsi que la sécurité des personnes et des biens », a déclaré M. Ould Abeid lors d’une conférence de presse.

« Notre mobilisation est pacifique et populaire », a-t-il réaffirmé, accusant le pouvoir du président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz de manoeuvres de « désinformation » visant à faire passer une contestation électorale pour une confrontation entre communautés.

Quelques heures avant l’annonce par la Commission nationale électorale indépendante (Céni) des résultats de l’ensemble du pays, des heurts ont éclaté entre manifestants et policiers à Nouakchott, la capitale, et à Nouadhibou (nord-ouest).

La société mauritanienne est marquée par des disparités persistantes entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d’esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d’ethnies subsahariennes.

« Nous lançons un appel à tous les Mauritaniens, surtout nos militants, à se méfier de ces provocations des autorités », a ajouté M. Ould Abeid, juste avant de recevoir Mohamed Ibn Chambas, représentant du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

Ce scrutin doit marquer la première transition entre deux présidents élus dans ce vaste pays du Sahel secoué par de nombreux coups d’Etat de 1978 à 2008, date du putsch qui a porté Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, avant son élection en 2009. Réélu en 2014, il ne pouvait se représenter après deux mandats.

Les Mauritaniens ont voté samedi nombreux – 62,66% de participation – pour désigner leur président, qui devra préserver la stabilité chèrement conquise par le pays, mais aussi en assurer le développement économique et y faire progresser le respect des droits humains. AFP

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Le nouveau président mauritanien sera-t-il autonome ?

Mohamed Ould Ghazouani, candidat de la majorité au pouvoir et crédité de 52% des voix, est déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de samedi dernier. Pourra-t-il s’affranchir de son mentor, le président sortant ?

« Au début, il lui sera très compliqué de se défaire du devoir de reconnaissance » – Lô Gourmo Abdoul

Après l’élection de samedi, la Commission nationale électorale indépendante (Céni) a confirmé la victoire de Mohamed Ould Ghazouani. Il remporte 52,01% des suffrages, malgré les protestations de l’opposition. Mais déjà, en attendant que ces résultats soient validés par le Conseil constitutionnel, une partie de l’opinion s’interroge sur la marge de manœuvre qu’aura le dauphin vis-à-vis du président sortant.

Ces interrogations se justifient car celui qui est encore ministre de la Défense de la Mauritanie est un compagnon de longue date du président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz. Âgé de 62 ans, Mohamed Ould Ghazouani a participé à deux coups d’Etat, en 2005 et 2008, aux côtés du président sortant. 

Au regard de ces étroites relations, le nouveau président ne pourra pas s’affranchir de son mentor selon Lô Gourmo Abdoul, enseignant de droit public à l’université du Havre en France et originaire de Mauritanie. « Il lui sera au moins au début très compliqué et très difficile de se défaire du devoir de reconnaissance », estime-t-il. « Ce sont des pays où l’appareil d’Etat est très faible. Et donc, la fidélisation de l’administration n’est pas automatique. Mohamed Ould Abdel Aziz (le président sortant, ndlr) a encore des leviers de commande », explique-t-il.

Réalité de terrain

D’autres experts soutiennent aussi que Mohamed Ould Ghazouani – une fois confronté aux réalités du terrain – va vouloir changer de stratégie. « Je crois qu’il se détachera du giron d’Ould Abdel Aziz. Et je crois qu’il créera la surprise dans le cadre de la gestion de l’Etat. Ce n’est plus maintenant Ould Abdel Aziz qui va déterminer le choix de El-Ghazouani mais ça sera probablement l’environnement politique de l’opposition, qui a une nouvelle force, qui va le pousser, plutôt que simplement gouverner sur la base de ses relations avec Ould Abdel Aziz », déclare Ely Mustapha, analyste politique mauritanien.

« Il se détachera du giron d’Ould Abdel Aziz » – Ely Mustapha

Cette élection présidentielle doit marquer la première alternance entre deux présidents élus dans ce pays sahélien habitué aux coups d’Etat militaire de 1978 à 2008. C’est celui de 2008 qui a porté au pouvoir Mohamed Ould Abdel Aziz, avant son élection en 2009. Par ailleurs, si le Conseil constitutionnel valide les résultats de la Commission électorale, le nouveau président aura plusieurs défis à relever. Il lui faudra d’abord apaiser le climat politique marqué les soupçons de fraudes lors de cette élection présidentielle.

Mohamed Ould Ghazouani devra ensuite essayer de résoudre les vrais enjeux du pays : le racisme, la corruption et l’esclavage. La société mauritanienne étant marquée par des disparités persistantes entre communautés arabo-berbère, haratine (descendants d’esclaves de maîtres arabo-berbères, dont ils partagent la culture) et afro-mauritanienne, généralement de langue maternelle d’ethnies subsahariennes.

Enfin, le nouveau président devra préserver la stabilité chèrement acquise par le pays, assurer le développement économique et faire respecter et promouvoir les droits humains. Des chantiers qui ont été ignorés par Mohamed Ould Abdel Aziz, le président sortant.

Appel au calme

Le militant antiesclavagiste et député mauritanien Biram Ould Dah Ould Abeid, arrivé deuxième selon les résultats provisoires de la commission électorale, a appelé, ce lundi 24 juin, ses partisans à s’abstenir de toute violence, dénonçant des « provocations » du pouvoir.

« Le scrutin s’est déroulé dans le calme » – ONG For Mauritania

« J’appelle tous les Mauritaniens, en particulier ceux qui me suivent, à faire preuve de retenue et à respecter la loi et la tranquillité, ainsi que la sécurité des personnes et des biens », a déclaré Biram Ould Dah Ould Abeid lors d’une conférence de presse.

Dimanche soir, les quatre opposants en lice ont rejeté les résultats provisoires accordant la victoire au premier tour au candidat du pouvoir, l’ex-général Mohamed Cheikh El-Ghazouani. Cependant, ils ont annoncé leur intention de les contester par tous les moyens légaux et de manifester pacifiquement pour obtenir satisfaction.

https://www.dw.com/fr/le-nouveau-pr%C3%A9sident-mauritanien-sera-t-il-autonome/a-49337335

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Mauritanie: le général Ghazouani se proclame vainqueur de la présidentielle

Selon la Ceni, la Commission électorale indépendante, le taux de participation de ce premier tour de l’élection présidentielle devrait être élevé.

Ce dimanche matin le candidat du pouvoir, le général Ghazouani, s’est proclamé vainqueur du scrutin alors que les résultats n’étaient pas attendus avant le début de la semaine.

C’est une sortie qui jette le trouble. Le général à la retraite, Mohamed Ould Ghazouani, a fait cette déclaration du Palais des congrès de Nouakchott, en présence du chef de l’État sortant Mohamed Ould Abdel Aziz, son principal soutien.

Ghazouani se fonde sur 80 % des résultats dépouillés par la Commission électorale nationale indépendante, qui lui donneraient plus de 50 % des suffrages.

Mais cette déclaration de Ghazouani jette le trouble d’autant que la Céni n’a pas encore communiqué les résultats officiels. Les résultats qui n’ont toujours pas été annoncés, ni à la radio, ni à la télévision. Les chaînes publiques ont installé leur studio au siège de la Céni.

Biram dah Abeid dénonce un « coup d’Etat »

Samedi, en fin d’après-midi, les quatre candidats de l’opposition ont dénoncé des fraudes recensées dans le pays, notamment dans la localité de Barkeol, à l’extrême-est du pays, où des éléments d’une unité de l’armée auraient voté dans plusieurs bureaux de vote, alors qu’ils n’étaient même pas inscrits dans ces bureaux. De même leurs observateurs, censés surveiller le bon déroulement des opérations, on été explusés des bureaux de vote. Ce que la Céni a démenti dans la soirée.

Tous les regards sont tournés vers la Céni, qui n’a pas encore réagi et vers les candidats d’opposition. Biram dah Abeid, candidat de l’opposition, a ainsi annoncé une conférence de presse dans la matinée. Après l’annonce du général Ghazouani, Biram dah Abeid s’est rendu, tôt ce dimanche matin, à la Commission électorale où il s’est entretenu avec le président de l’institution qui l’a rassuré sur l’a fait que la compilation des résultats se poursuivait. Il a ensuite faire une déclaration à la presse estimant que le parti au pouvoir était en train de faire « un coup d’Etat ».

RFI