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Conférence internationale sur l’extrémisme : Une délégation de Médina Baye à Nouakchott

Ziguinchor, 20 jan (APS) – Cheikh Mahy Aly Cissé, porte-parole du khalife général de Médina Baye dirige la délégation chargée de représenter la communauté « niassène » à la conférence internationale à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, sur « le terrorisme et l’extrémisme », annonce un communiqué reçu lundi à l’APS. La conférence se poursuivra jusqu’à ce jeudi, à l’initiative du savant et islamologue mauritanien Cheikh Abdallah Ibn Beyye, président du Forum de la vulgarisation des normes de paix et d’entente, dont le siège se trouve à Abou Dhabi, la capitale des Emirats Arabes Unis. Mohamed Ould El-Ghazaouani, le président de la Mauritanie, est le parrain de cet évènement auquel prendront part d’éminentes personnalités, dont des ministres, des experts et des chefs musulmans du monde arabe et d’Afrique.Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahima Niass, le khalife général de la cité de Médina Baye et président de l’Union islamique africaine, fondée en 1973 par son père, Cheikh Ibrahima Niass (1900-1975), fait partie des personnalités invitées à cette conférence. Il y sera représenté par une délégation dirigée par son porte-parole, Cheikh Mahy Aly Cissé.
Selon le communiqué, des petits-fils de Cheikh Ibrahima Niass prendront part à la conférence internationale, aux côtés de Cheikha Mariama Niass, fille du défunt guide musulman, fondateur de la cité de Médina Baye, dans la commune de Kaolack.

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Le Sommet de Londres ne sera pas différent des autres !

Publié le 19.01.2020 à 21h18 par AFP

Ce lundi 20 janvier, la boucle sera bouclée : avec le Sommet Grande-Bretagne/Afrique, tous les cinq membres du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie) auront donc eu chacun sa rencontre de très haut niveau avec le continent africain. Dans cette chronique exclusive pour APAC l’éditorialiste africain, Seidik Abba, estime que « le sommet de Londres est, en vérité, l’aboutissement d’un processus. ».Anticipant sur son départ de l’Union européenne, la Grande-Bretagne a lancé ces deux dernières années une offensive tous azimuts vers l’Afrique.

Au plan politique et diplomatique, les Britanniques, qui ont jusqu’ici confié leur politique africaine au Haut-Représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, ont veillé à enrichir leur réseau diplomatique et consulaire avec l’ouverture de nouvelles ambassades, notamment, en Mauritanie, au Niger et au Tchad. Trois pays qui n’étaient pas forcément dans leur sphère traditionnelle d’influence. En prenant pied au Sahel (Mauritanie, Niger, Tchad), la Grande-Bretagne post-Brexit souhaite demeurer un acteur incontournable dans le règlement des crises internationales brûlantes. A regarder près, l’offensive diplomatique vient en appui à une présence économique que la perspective du Brexit a conduit à consolider. Outre ses partenaires économiques africains privilégiés que sont le Nigeria et le Kenya, la Grande-Bretagne a signé en septembre 2019 un nouvel accord de partenariat commercial avec l’Afrique du Sud, le Botswana, l’Eswatini, le Lesotho, le Mozambique et la Namibie. Preuve de l’importance des échanges économiques avec l’Afrique, les investissements directs britanniques en Afrique atteignaient 38 milliards de Livre en 2018, selon l’Office national anglais de la statistique.

Le modèle allemand

Comme l’avait fait l’Allemand en lançant son initiative avec l’Afrique sous le nom « Compact with Africa », à la faveur du Sommet du G-20 en 2017, Londres entend miser sur les échanges commerciaux et les partenariats mutuellement profitables. Le Commonwealth Development Corporation, entité chargée des investissements du secteur privés sera la tête de pont de l’offensive anglaise en Afrique Avec un budget propre de près de 7 milliards de Livre. Sur l’ensemble du continent, les secteurs des finances, des nouvelles technologies, de l’agriculture, des énergies renouvelables sont dans le viseur de la Grande-Bretagne post-Brexit.

Dans la logique de la Grande Bretagne post-Union européenne, le paradigme n’est pas d’annoncer aux Africains à Londres de gros montants d’aide au développement, ni de procéder à une annulation de la dette, mais de faire progresser les échanges avec l’Afrique qui s’élèvent actuellement pour les seuls pays du Commonwealth à près de 9,8 milliards de Livre par an. Il est donc clair pour le Somment de lundi la Grande Bretagne a son agenda conçu de longue date avec des objectifs chiffrés et même une stratégie d’évaluation des progrès de sa politique africaine.

Les Africains sans agenda

En revanche, comme lors des autres sommets avec le reste du monde, les Africains viendront à Londres en ordre dispersé sans agenda commun. En effet, il n’y a eu aucune concertation africaine préalable (pré-Sommet interafricain), même pas entre les Etats du Commonwealth. Chaque Etat sera donc présent face aux Britanniques avec ses attentes spécifiques. Il y a finalement peu d’espoirs que le Sommet de Londres puisse faire avancer les grands projets continentaux tels le financement des routes transsahariennes, des liaisons ferroviaires continentales, de la Muraille verte. Ou même l’agenda des foyers de tensions majeurs : Bassin du Lac Tchad, Corne de l’Afrique, Sahel, Libye.

Toutefois, les dirigeants africains repartiront satisfaits d’avoir été reçus avec tous les égards et quelques annonces sur l’augmentation du volume des échanges commerciaux dont on ne sait pas à qui ils profitent surtout.

Parce qu’il s’inscrit dans la même tradition, le Sommet de Londres ne sera pas fondamentalement différent des grands rendez-vous que l’Afrique a déjà eus avec le reste : Chine, France, Russie, Japon, Allemagne, Turquie. Au mieux, ce sera une grand-messe qui n’apportera aucune valeur ajoutée à la mobilisation pour améliorer le bien-être des Africains.

Journal Du Sénégal

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Présence militaire américaine en Afrique, une décision d’ici deux mois

Les Etats-Unis prendront une décision sur le niveau de leur présence en Afrique, notamment dans la région où opèrent la France et le G5 Sahel, d’ici deux mois environ, a indiqué jeudi le chef d’état-major américain, le général Mark Milley. «Il n’y a pas de calendrier précis», a déclaré le général à un petit groupe de journalistes dans l’avion de retour vers Washington, après une réunion à Paris avec son homologue français, le général François Lecointre. «Nous aurons probablement des décisions au niveau du ministre de la Défense dans un mois ou deux, peut-être six semaines, quelque chose comme ça», a-t-il ajouté. Le ministre, Mark Esper, a annoncé son intention de mettre en oeuvre la stratégie de défense nationale définie par son prédécesseur Jim Mattis qui recentre les efforts du Pentagone vers les concurrents stratégiques des Etats-Unis — la Chine et la Russie —. Lundi, le général Milley avait prévenu que les Etats-Unis entendaient réduire leur présence en Afrique, au moment même où le président français Emmanuel Macron réunissait le G5-Sahel à Pau, pour relancer cette coalition qui rassemble le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie. L’Elysée avait immédiatement réagi. Le général Milley a assuré que les Etats-Unis n’avaient aucune intention de se retirer totalement d’Afrique. ‘’Beaucoup pensent que «nous nous retirons d’Afrique’’. C’est une description erronée et une exagération», a-t-il dit. «La question sur laquelle nous travaillons avec les Français, c’est le niveau de soutien que nous leur apportons. Est-ce trop? Est-ce trop peu? «, a-t-il dit, soulignant qu’il allait à Washington transmettre les demandes de Paris à M. Esper.
L’Expression

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L’Algérie et la Tunisie, les deux grands absents à la Conférence de Berlin?

AA / Mustafa Dalaa

Le gouvernement allemand a officiellement annoncé la liste des États et des organisations internationales invités à participer à la conférence de Berlin sur la crise libyenne, au niveau des chefs d’État et de gouvernement, qui comprenait quelques amendements à la liste originale du groupe 5 + 5, excluant certains pays voisins en plus du Qatar, et les deux parties au conflit libyen Et l’Union africaine.

** Les pays et organisations suivants sont invités à la Conférence de Berlin, selon une déclaration du Conseil du gouvernement allemand, rapportée par le site Web » Deutsche Welle »:

1- Le Groupe des cinq membres permanents du Conseil de sécurité: les États-Unis d’Amérique, dont la participation du président Donald Trump n’a pas encore été confirmée, la Russie et la France qui soutiennent le général à la retraite Khalifa Haftar, ainsi que le Royaume Uni et la Chine.

2- Pays régionaux: Outre l’Allemagne en tant que pays organisateur, la Turquie, l’Italie, ainsi que l’Égypte et les Émirats soutiens de Haftar, participeront à la conférence.

3- Algérie: elle n’avait pas été conviée à la conférence malgré ses longues frontières avec la Libye (environ un millier de kilomètres) en raison de la crise qu’elle a connue après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, le 2 avril, après des manifestations de masse contre sa candidature à un cinquième mandat présidentiel. Après l’élection du président Abdel Majid Tebboune, en décembre dernier, et son affirmation selon laquelle l’Algérie « restera active dans la crise libyenne, qu’on le veuille ou non », son pays a été invité à la conférence de Berlin avec le soutien de la Turquie et de la Russie, de l’envoyé des Nations Unies, Ghassan Salamé, ainsi que du gouvernement libyen.

4- Congo: Invité de dernière minute, l’Union africaine ayant mandaté son président, Dennis Sassou Angesso, il y a trois ans, pour présider un comité de haut niveau sur la crise libyenne. Brazzaville cherche à accueillir, le 25 janvier, une réunion africaine consacrée à la crise libyenne, et c’est dans cette perspective que le ministre congolais des Affaires étrangères a visité plusieurs pays d’Afrique du Nord, dont l’Algérie, l’Égypte et la Mauritanie.

5- Les parties au conflit en Libye: Plusieurs critiques ont été adressées à la conférence de Berlin pour ne pas avoir invité les deux parties au conflit libyen, premiers concernés par la résolution de la crise, mais il a été annoncé au dernier moment que Fayez al-Sarraj, président du Conseil présidentiel du gouvernement libyen internationalement reconnu, et le seigneur de guerre, Khalifa Haftar, ont été invités à participer à la conférence de Berlin.

6- Organisations internationales: avec à leur tête les Nations Unies et leur mission en Libye, l’Union Européenne, l’Union Africaine, ainsi que la Ligue Arabe.

** Pays absents de la conférence de Berlin:

1- Tunisie: Bien que ce soit le pays voisin le plus touché par la guerre en Libye, d’autant plus que les deux pays partagent près de 500 km de frontières, la Tunisie n’a pas été invitée à participer à la conférence, malgré l’insistance de la Turquie sur sa présence, et l’entretien de la chancelière allemande, Angela Merkel, avec le président tunisien, Kaïs Saïed, au cours duquel la chancelière a invité le président tunisien à visiter son pays sans participer à la conférence de Berlin, ce qui a incité l’ambassadeur de Tunisie à Berlin, Ahmed Blade, à exprimer « le grand étonnement et la surprise » de son pays face à la décision de « l’exclure » de la conférence.

2- Qatar: Considéré parmi les pays qui soutiennent le gouvernement libyen d’entente nationale, et malgré l’insistance de la Turquie sur sa présence pour faire l’équilibre face aux pays soutenant Haftar et participant à la conférence de Berlin, le Qatar n’a pas été convié. Le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed bin Abdul Rahman Al Thani, a expliqué que l’exclusion de son pays à de la participation à la conférence de Berlin peut être due à des considérations propres au pays hôte ou aux Nations Unies.

Anadolou, 16 jan 2020

Maghreb Online

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Au Mali et au Sahel, la situation sécuritaire se détériore à un rythme alarmant (ONU)

L’ONU a réitéré, mercredi, au Conseil de sécurité sa détermination à travailler avec tous ses partenaires pour lutter contre les causes profondes du terrorisme, de l’instabilité et de la violence au Mali et dans la région du Sahel.

« La situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région du Sahel se détériore à un rythme alarmant », a alerté le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, lors d’une réunion du Conseil consacrée à la situation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. .

La semaine dernière, 18 Casques bleus de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) ont été blessés lors d’une attaque contre leur camp à Tessalit, dans le nord du pays.

Jeudi, 89 soldats nigériens ont été tués à Chinagoder, près de la frontière malienne, dans une attaque revendiquée ce mardi par l’organisation terroriste État islamique au Grand Sahara.

Le 4 janvier, 14 enfants ont perdu la vie dans une attaque contre un autobus près de la frontière malienne dans le nord du Burkina Faso.

M. Lacroix a indiqué aux membres du Conseil que les groupes terroristes prolifèrent dans les régions de Ménaka et Gao, au Mali. « Nous avons assisté à une augmentation des attaques d’engins explosifs improvisés contre nos convois, attaques qui ont occasionné plusieurs blessés chez les Casques bleus », a -t-il dit, soulignant que ces incidents « se produisent presque quotidiennement ».

« Le terrorisme continue d’alimenter la violence intercommunautaire dans le centre du Mali », a alerté le chef des opérations de paix, précisant que l’on compte actuellement plus de personnes déplacées souffrant de la faim dans la région de Mopti que par le passé.

Pour le Secrétaire général adjoint, le redéploiement des unités reconstituées des Forces de défense et de sécurité maliennes dans le nord du Mali reste une priorité urgente. Le 6 janvier, les autorités maliennes ont entamé le déploiement du premier bataillon reconstitué de Bamako à Kidal via Gao. Il devrait arriver à Kidal d’ici la fin du mois. « Il s’agit d’une étape importante vers la restauration de l’autorité de l’État à travers le pays », a souligné M. Lacroix.

Besoin de ressources supplémentaires


Au cours des derniers mois, la MINUSMA a fait tout son possible pour mettre en œuvre sa deuxième priorité stratégique dans le centre du Mali, tout en continuant de s’acquitter de tâches à l’appui de sa principale priorité stratégique dans le nord du pays.

« La présence et les activités accrues de la MINUSMA dans la région de Mopti ont contribué à empêcher une nouvelle escalade de la violence intercommunautaire et des massacres à grande échelle », a déclaré le chef des opérations de paix de l’ONU.

L’accent accru de la MINUSMA sur le centre du Mali oblige cependant la mission onusienne à détourner des capacités clés, telles que des moyens aériens, sa force de réaction rapide et ses moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) de Gao à Mopti.

« Il n’est pas possible pour la MINUSMA de mettre en œuvre sa priorité stratégique supplémentaire au centre sans ressources supplémentaires », a prévenu M. Lacroix.

La MINUSMA « n’est qu’un élément d’une réponse collective plus large »


Devant les membres du Conseil de sécurité, le Secrétaire général adjoint, a rappelé que la MINUSMA « n’est qu’un élément d’une réponse collective plus large » pour lutter contre l’instabilité et la violence et leurs causes profondes au Mali et dans la région du Sahel et pour protéger les civils.

« Nous sommes encouragés par l’engagement ferme exprimé par les chefs d’État des pays du G-5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) de lutter contre le terrorisme au Mali et dans la région du Sahel avec d’autres présences internationales à leurs côtés », a dit M. Lacroix en référence à la déclaration conjointe faite lundi à Pau, en France, par les Présidents des cinq pays sahéliens lors d’une rencontre organisée par le Président français.

« Les forces nationales et internationales jouent un rôle essentiel et leur contribution reste essentielle, même si une solution militaire à elle seule ne sera pas suffisante pour résoudre les problèmes auxquels le Mali est confronté », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de son engagement dans le Sahel, la MINUSMA n’a ménagé aucun effort pour fournir à la Force conjointe du G5-Sahel un soutien opérationnel et logistique et a répondu favorablement à toutes les requêtes qu’elle avait reçues de la Force conjointe.

« Cependant, la Force conjointe n’a pas été en mesure de tirer pleinement parti de ce soutien, car elle n’a pas les moyens de transporter des articles consommables essentiels fournis par la MINUSMA à tous ses secteurs et contingents », a précisé le chef des opérations de paix de l’ONU.

Les Nations Unies se sont dit prêtes à mettre en œuvre des « solutions plus créatives et proactives » pour faire en sorte que l’appui nécessaire parvienne à la Force conjointe du G5 Sahel, dans le cadre du mandat existant.

Onu Info via Malijet.co

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Une nouvelle stratégie de lutte anti-djihadiste au Sahel

Lors du sommet de Pau, le président français Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel ont signé une déclaration commune dans laquelle, ils ont réitéré la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel.
Les présidents des cinq pays membres du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Mohamed Ould Cheikh el-Ghazouani (Mauritanie), Mahamadou Issoufou (Niger) et Idriss Déby (Tchad) ont convenu au cours du sommet de Pau de renforcer leur coopération militaire contre les djihadistes.

Les chefs d’Etat ont signé une déclaration commune dans laquelle ils ont exprimé leur « souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel ».

Nouvelle Coalition pour le Sahel

Le sommet de Pau a également décidé de la création d’un nouveau cadre de lutte contre le terrorisme baptisé Coalition pour le Sahel, rassemblant les pays du G5 Sahel, la France (à travers l’opération Barkhane et ses autres formes d’engagements), les partenaires déjà engagé ainsi que tous les autres pays et organisations qui voudront y contribuer.

Ce nouveau cadre reposera sur quatre piliers : stratégie militaire, formation des armées des pays du Sahel, retour de l’Etat et des administrations et développement.

Emmanuel Macron a également annoncé l’envoi de 220 hommes supplémentaires pour renforcer l’effectif des troupes françaises de l’opération Barkhane, composée de 4.500 hommes.

Reconnaissance africaine

En dépit des menaces de retrait des troupes américaines dans le Sahel, les pays du G5 Sahel ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont souhaité qu’il puisse continuer.

« C’est un allié important que nous devons sauvegarder » a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, le président du Burkina Faso, par ailleurs président en exercice du G5 Sahel. Leur désengagement « serait une mauvaise nouvelle pour nous », a ajouté pour sa part Emmanuel Macron. « J’espère pouvoir convaincre le président Trump que la lutte contre le terrorisme se joue aussi dans cette région ».

Colère d’Emmanuel Macron

Répondant á une question posée par un journaliste malien sur les critiques formulées par une partie de l’opinion malienne sur le manque d’efficacité des soldats français, Emmanuel Macron a dénoncé avec colère les discours hostiles à la politique française au Sahel.

« Les discours que j’ai pu entendre ces dernières semaines sont indignes » parce qu’ils servent d’autres intérêts, soit ceux des groupements terroristes, soit ceux d’autres puissances étrangères qui veulent simplement voir les Européens plus loin, parce qu’elles ont leur propre agenda, un agenda de mercenaires », a lancé le président français qui a ajouté: « Moi je sais qui est tombé pour la sécurité des Maliennes et des Maliens, des Nigériens et des Burkinabè: des soldats français », faisant référence aux 41 militaires français tués au Sahel depuis 2013.
Actions militaire conjointes

Les dirigeants présents au sommet de Pau ont décidé de coordonner avec plus d’efficacité leur action militaire en la concentrant sur la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina), et en visant en priorité l’EIGS (Etat islamique au Grand Sahara).

Cette coordination s’effectuera « sous le commandement conjoint de la force Barkhane et de la force conjointe du G5 Sahel », peut-on lire dans la déclaration commune.

Dîner de travail


Le sommet de Pau a pris fin par un dîner de travail auquel s’est joint le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

L’attaque de Chinégodar

La rencontre de Pau a eu lieu quelques jours seulement après la sanglante attaque djihadiste du camp de Chinégodar au Niger, près de la frontière avec le Mali.

89 soldats nigériens ont été tués. Selon l’ONU, plus de 4.000 personnes ont été tuées dans des attaques terroristes en 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

Un nouveau sommet réunissant les Etats membres du G5 Sahel et la France aura lieu en juin 2020 à Nouakchott pour évaluer les actions menées. C’est pourquoi le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, appelle à « des résultats probants et rapides »: nous jouons tous la crédibilité de chacun de nos pays et de la coalition ».

Deutsche Welle

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Mauritanie: l’expulsion d’un activiste anti-esclavagiste français fait des remous à Nouakchott

L’expulsion de Jean-Marc Pelenc, activiste français d’une ONG anti-esclavagiste, fait scandale. Mariam mint Aoufa, ambassadeur rattachée au ministère mauritanien des Affaires étrangères, a dû démissionner après un tweet antisémite et mensonger, contredisant les propos apaisants de son ministre.

L’expulsion, vendredi 10 janvier dernier, de Jean-Marc Pelenc, président de la branche française de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), une ONG anti-esclavagiste et de défense des droits humains, alors qu’il venait d’atterrir à l’Aéroport international Oum Tounsy de Nouakchott, dûment muni d’un visa, continue de faire des vagues en Mauritanie.

Ainsi, lundi 13 janvier, la presse mauritanienne a annoncé la démission de Mariam mint Aoufa, qui avait rang d’ambassadeur, et qui était la directrice du département Amérique, Asie et Pacifique, au ministère mauritanien des Affaires étrangères, de la coopération et des Mauritaniens de l’extérieur.

Cette diplomate avait en effet posté un tweet foncièrement antisémite, au mépris du devoir de réserve censé caractériser sa fonction, tout en accusant, à tort, cet activiste français d’être partie prenante de la société des rédacteurs qui compose l’actionnariat du titre satirique français Charlie Hebdo, dont les locaux à Paris avaient été la cible, à la fin de l’année 2015, d’une attaque terroriste.

LIRE AUSSI: Mauritanie: le président de la section IRA France refoulé de Nouakchott L’allégation de la diplomate a été formellement démentie ce mardi 14 janvier par IRA France, qui réfute tout lien entre Jean-Marc Pelenc et l’actionnariat de Charlie Hebdo, tout en citant les noms des actionnaires de ce journal satirique, une information d’ailleurs publique.

Un site mauritanien d’information électronique, Alwiam Info, avait, en effet, ajouté à la confusion générale, en annonçant que cet activiste d’IRA France en était l’un des actionnaires, précisant même que Jean-Marc Pelenc possédait 15% des actions de Charlie Hebdo.

Les confusions et amalgames de Mariam mint Aoufa ont été jugés surprenants de la part de celle qui était censée être une personnalité diplomatique de haut rang.

LIRE AUSSI: Vidéo. Libération du leader anti-esclavagiste Biram Dah Oulb Abeid Ses propos tenus sur Twitter sont d’ailleurs en totale contradiction avec une déclaration qu’avait faite, la veille, Smael Ould Cheikh Ahmed, ministre mauritanien des Affaires étrangères, son supérieur hiérarchique, qui avait reçu l’ambassadeur de France accrédité à Nouakchott, et avait mis l’accent sur une « erreur », en parlant de cette expulsion.

En tout état de cause, Mariam mint Aoufa aurait reconnu avoir outrepassé son devoir de réserve, et a décidé d’en assumer les conséquences par sa démission, ou, autre possibilité, a été contrainte de « prendre la porte » après cette bourde qui a entraîné un torrent de commentaires sur les réseaux sociaux.

De son côté, ce mardi 14 janvier, une autre ONG, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), présidée par Me Ahmed Salem ould Bouhoubeiny, ex-Bâtonnier de l’Ordre national des avocats (ONA), a présenté l’expulsion de Jean-Marc Pelenc, comme étant « un acte isolé, contraire au climat d’ouverture qui prévaut en Mauritanie depuis l’alternance démocratique née de l’élection présidentielle du 22 juin 2019 ».

La CNDH, institution consultative dans le domaine des droits humains, estime que cet événement « traduit la persistance de dysfonctionnements administratifs dont la prise en charge constitue un axe majeur de la politique du gouvernement. La République Islamique de Mauritanie, terre de rencontres, de brassage et d’hospitalité, est ouverte aux visiteurs quelques soit leur opinion, origine ou religion », a affirmé Me Ahmed Salem ould Bouhoubeiny.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Le360 Afrique 

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La France peine à convaincre les Européens de s’engager au Sahel

PARIS

Où sont les « amis de l’UE » au Sahel ? Lors d’une réunion à Pau lundi 13 décembre, les chefs d’État du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) ont exprimé leur volonté de lutter contre les groupes terroristes djihadistes dans la région et ont convenu de se concentrer sur la zone dite « des trois frontières », sous le commandement conjoint de l’opération Barkhane, en place depuis 2013.

Actuellement, 4 500 soldats français se trouvent dans la région et le président Macron prévoit d’en envoyer 220 de plus. Mais à Pau, lundi, ces annonces n’ont visiblement pas séduit les chefs d’Etat africains, qui ont boudé la conférence de presse qui a suivi la rencontre. La création de la task-force « Takuba », qui devrait rassembler toutes les contributions militaires de l’UE a certes été annoncée, mais sans contenu.

Bien que la France continue d’envoyer des troupes dans la région dans le cadre de l’opération Barkhane, elle a du mal à trouver des alliés européens pour soutenir ses efforts. Ainsi, l’Allemagne semble avoir décliné jusqu’à présent. L’Estonie et le Danemark sont les seuls pays à avoir envoyé des troupes sur le terrain au Mali, d’autres pays fournissant un effort logistique, comme le Royaume-Uni qui a envoyé des hélicoptères. (Euractiv France)

BRUXELLES

Toujours pas de fumée blanche. 233 jours après les élections fédérales, le Roi a prolongé la mission des informateurs qui mènent les pourparlers de coalition pour former un gouvernement, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD & V), jusqu’au 28 janvier. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VIENNE

Le Pacte des Nations Unies sur les migrations n’entrera pas en Autriche. En 2018, l’Autriche (alors dirigée par la coalition de droite ÖVP/FPÖ) avait déclaré qu’elle ne signerait pas le Pacte des Nations Unies sur les migrations pour empêcher la création d’un « droit humain à la migration », selon le vice-chancelier du FPÖ de l’époque, Heinz-Christian Strache.

Mais maintenant que les Verts, qui avaient soutenu le pacte de l’ONU sur la migration, ont remplacé le FPÖ – accablé par les scandales – dans la coalition au pouvoir, on aurait pu penser que celle-ci signerait l’accord intergouvernemental. Le ministre des Affaires étrangères, Alexander Schallenberg, a cependant clairement indiqué que l’Autriche s’en tiendrait à sa position antérieure. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

BERLIN

Une coopération « orientée projet » en Thuringe ? Après des mois d’impasse politique, une coalition gouvernementale pourrait enfin être formée dans le Land de Thuringe, car l’ancien ministre-président de la CDU, Dieter Althaus, a appelé à la création d’un « gouvernement centré sur les projet » avec l’ancienne coalition gouvernementale du Land, composée des sociaux-démocrates (SPD), des Verts et de la gauche.

Les tentatives de former une coalition en Thuringe durent depuis fin octobre 2019, après qu’aucune majorité n’a été atteinte lors des élections régionales. En partie à cause de la montée de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), l’ancienne coalition au pouvoir a perdu sa majorité, ce qui a obligé ces partis à chercher d’autres partenaires, tels que l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et le parti libéral-démocrate (FDP). Reste à savoir si tous les conservateurs soutiendront une telle collaboration, d’autant plus qu’il faudra collaborer avec le parti de gauche, Die Linke. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

DUBLIN

Relations futures entre l’Irlande et le Royaume-Uni. Le 13 janvier a constitué une « très bonne journée pour l’Irlande et le Royaume-Uni », a déclaré lundi le dirigeant irlandais Leo Varadkar, après sa rencontre avec le Premier ministre et le vice-premier ministre d’Irlande du Nord, alors que la coalition pour le partage du pouvoir à l’Assemblée d’Irlande du Nord à Stormont a été rétablie. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

MADRID

Le travail commence. Le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, tiendra son premier conseil des ministres mardi 14 janvier. L’une des premières mesures que la coalition constituée du PS et d’Unidas Podemos devrait adopter est une augmentation des pensions des retraités en fonction de l’inflation.

Mais le gouvernement minoritaire de Pedro Sánchez aura du mal à adopter un nouveau budget et des réformes importantes. Les partis d’opposition et les procureurs publics ont déjà critiqué la nomination de son ancienne ministre de la Justice, Dolores Delgado, au poste de procureur général. Ils ont déclaré que cette nomination mettrait en péril l’indépendance du pouvoir judiciaire. (Jorge Valero, Euractiv.com)

BRATISLAVA

Le procès pour meurtre de Kuciak commence. Le procès dans l’affaire du meurtre du journaliste Ján Kuciak et de sa fiancée Martina Kušnírová s’est ouvert dans la ville de Pezinok lundi 13 janvier. L’homme d’affaires controversé Marián Kočner a été accusé d’avoir commandité le double meurtre, tandis que quatre autres personnes sont poursuivies pour meurtre ou pour avoir servi d’intermédiaire.

L’homme accusé d’avoir tiré sur Kuciak et Kušnírová à leur domicile a plaidé coupable lundi, tandis que l’un des intermédiaires a coopéré avec la police et a déjà conclu un accord avec la justice. Selon cet arrangement, il écopera d’une peine de 15 ans d’emprisonnement. Kočner a plaidé non coupable. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

La part des énergies renouvelables augmente, mais pas assez. La part des ressources renouvelables dans la consommation totale d’énergie de la République tchèque augmentera jusqu’à 22 % d’ici à 2030, selon le plan énergétique et climatique exigé par l’UE et approuvé par le gouvernement le 13 janvier.

Cependant, l’année dernière, l’UE a déclaré que l’objectif du pays pour 2030 devrait être d’au moins 23 %, alors que la Chambre des ressources renouvelables du pays a déclaré le 13 janvier que les organisations écologistes et les municipalités notamment, avaient demandé une augmentation minimale d’au moins 24,4 %. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

Neutralité climatique, mais à certaines conditions. Le gouvernement s’est engagé à rendre la Hongrie climatiquement neutre d’ici à 2050, à condition que les coûts de la transition soient supportés par les plus grands pollueurs européens, selon la stratégie nationale de l’énergie et de la protection du climat que le cabinet a adoptée la semaine dernière.

Dans sa présentation de la stratégie, le ministre de l’Innovation et de la Technologie, László Palkovics, a souligné que le document contenait des mesures spécifiques destinées à atteindre cet objectif. La Hongrie fera notamment en sorte que 90 % de sa production d’électricité soit exempte de carbone d’ici à 2050, tout en s’efforçant de maintenir les coûts de l’énergie et des services publics au minimum et en encourageant les consommateurs à améliorer leur efficacité énergétique et à utiliser leurs sources d’énergie de manière judicieuse. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

BELGRADE

L’intégration européenne et le Kosovo, prioritaires pour Belgrade. La principale priorité de la Serbie en matière de politique étrangère est d’obtenir une adhésion complète à l’UE, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ivica Dačić, ajoutant que les pays qui ont ouvert plus de la moitié des chapitres de négociation, comme la Serbie, « devraient connaître la dynamique du processus et bénéficier d’un soutien politique clair ». Ivica Dačić a également déclaré qu’il espérait que Belgrade et Pristina allaient reprendre le dialogue. (Euractiv Serbie)

SARAJEVO

Sarajevo, à nouveau la ville la plus polluée du monde. Selon le classement du site Air Visuals du 10 janvier, Sarajevo est une nouvelle fois la ville la plus polluée du monde, après avoir déjà occupé cette position en décembre. La situation est devenue si critique que les médecins et les spécialistes recommandent aux gens de porter des masques de protection spécialisés avec filtres, ou de ne pas aller du tout à l’extérieur, en particulier les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques.

(Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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Washington veut réduire la présence militaire américaine en Afrique

Washington veut réduire la présence militaire américaine en Afrique et cette annonce, faite au moment où la France réunit les dirigeants du G5 Sahel pour tenter de resserrer le front anti-jihadiste, hypothèque les efforts déployés par les Européens pour aider la région.

Les ressources que le Pentagone consacre à l’Afrique ou au Moyen-Orient « pourraient être réduites et ensuite redirigées, soit pour améliorer la préparation de nos forces aux Etats-Unis soit vers le Pacifique », a déclaré le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, à son arrivée dans la nuit de dimanche à lundi à Bruxelles pour une réunion du Comité militaire de l’Otan mardi et mercredi.

« Nous sommes en train d’élaborer des options pour le ministre » américain de la Défense, Mark Esper, a expliqué le général Milley à quelques journalistes dont l’AFP.

Actuellement, près de 7.200 soldats américains se trouvent dans des dizaines de pays africains, notamment en Somalie, au Niger et en Libye

Cette réflexion se fait « en coordination avec nos alliés et nos partenaires dans les zones concernées », a-t-il précisé.

Le président français Emmanuel Macron réunit ce lundi les présidents de cinq pays du Sahel – Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali et Mauritanie – pour renforcer la légitimité contestée des militaires français déployés sur place et tenter de mobiliser les alliés européens.

Les Etats-Unis veulent réduire le nombre de leurs militaires déployés à travers l’Afrique au cours des prochaines années et se concentrer davantage sur la réponse aux menaces posées par leurs concurrents russes et surtout chinois.

L’armée américaine déploie par rotations en Afrique quelque 7.000 soldats des forces spéciales qui mènent des opérations conjointes avec les armées nationales contre les jihadistes, notamment en Somalie.

En outre, 2.000 soldats de l’armée de terre mènent des missions de formation dans une quarantaine de pays africains et participent à des opérations de coopération, notamment avec les forces françaises de l’opération Barkhane au Mali, auxquelles ils fournissent une assistance principalement logistique.

M. Esper envisagerait ainsi de fermer une base de drones à Agadez, dans le nord du Niger, dont le coût a été estimé à une centaine de millions de dollars et qui donne aux Etats-Unis une plate-forme de surveillance de premier plan au Sahel.

La perspective d’une réduction de la présence américaine inquiète, en particulier en France. « L’engagement américain est crucial dans la région car ils fournissent des capacités critiques de surveillance, de ravitaillement en vol et certaines ne sont pas substituables », avertit la présidence française. « Nous ne serions pas en mesure de les retrouver chez les autres partenaires, surtout en matière de renseignement. Nous faisons passer le message à tous les niveaux », ajoute l’Elysée.

  • « Aucune décision » –

Questionné, le général Milley a assuré que le chef du Pentagone n’avait encore « pris aucune décision ».

« Economiser nos forces ne veut pas dire les ramener à zéro », a-t-il assuré. L’examen des forces en Afrique « se poursuit ».

La question de la présence militaire américaine en Irak, remise en cause depuis l’élimination le 3 janvier par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani, figurera aussi au menu des discussions à l’Otan alors que les alliés s’inquiètent d’une résurgence du groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Le Parlement irakien a demandé l’expulsion des 5.200 soldats américains déployés en Irak, ce qui remet en cause la présence des troupes des 75 autres Etats membres de la coalition anti-jihadiste emmenée par Washington.

Sur ce point, le général Milley a rappelé que ce n’était pas lui qui prenait les décisions sur un maintien ou non des troupes américaines dans un pays, mais le président des Etats-Unis, Donald Trump.

« Tout ce que je peux dire, c’est ce que sont notre politique actuelle et nos plans actuels », a-t-il dit. « Et les instructions que j’ai reçues du ministre de la Défense et du président, c’est que nous restons en Irak ».

VOA Afrique

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Le président tchadien attendu en France pour le sommet de Pau

Alwihda Info – Par Info Alwihda – 13 Janvier 2020 modifié le 13 Janvier 2020 – 06:57

Le sommet de Pau qui réunit le président français Emmanuel Macron et les chefs d’État des pays membres du G5 Sahel, s’ouvre ce lundi au Château de la ville du Sud-ouest de la France.

Les chefs d’État des pays membres du G5 Sahel rejoindront Emmanuel Macron pour un dépôt de gerbe commun, en hommage à la mémoire des sept militaires du 5e régiment d’hélicoptères de combat, (RHC), morts en opération au Mali le 25 novembre dernier.

La cérémonie se tiendra en présence également de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Florence Parly ministre des Armées et Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées.

À 16 heures, le président français accueillera ensuite au château de Pau, le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kabore, le président de la République du Niger, Mahamadou Issoufou, le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani et le président de la République du Tchad, Idriss Deby.

La réunion de ce sommet du G5 Sahel débutera à 16h30, et traitera de la situation actuelle au Sahel. Un dîner de travail au Parlement de Navarre viendra clôturer la réunion, en présence de Charles Michel, président du Conseil européen, Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, Josep Borell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie.