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Le coronavirus, révélateur des défaillances de la santé publique au Maghreb

En Algérie, « la crise sanitaire a mis à nu les défaillances du système de santé »

La crise liée au nouveau coronavirus met en lumière les dysfonctionnements de la santé publique dans les pays du Maghreb, mais fait en même temps naître l’espoir d’un changement, le jour d’après.

Au Maroc, des vidéos tournées par des patients infectés par le virus dénonçant les conditions de séjour dans des hôpitaux publics ont relancé la polémique lancinante sur l’état du secteur de la santé, parent pauvre du budget de l’Etat.

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Journal de crise des blouses blanches : « Mais où sont passées les autres urgences ? »

« Le Monde » donne la parole, chaque jour, à des personnels soignants en première ligne face au coronavirus. Ils racontent « leur » crise sanitaire. Episode 9.

Ils travaillent à l’hôpital ou en médecine de ville, ils sont généralistes, infirmiers, urgentistes ou sage-femme : une quinzaine de soignants, en première ligne face à la pandémie de Covid-19, ont accepté de nous raconter leur quotidien professionnel. Chaque jour, dans ce « journal de crise », Le Monde publie une sélection de témoignages de ces « blouses blanches ».

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Le ministre de la santé appelle le personnel du département à faire preuve de retenue

Le ministre de la santé, Dr Mohamed Nedhirou Ould Hamed, a adressé une circulaire au personnel de son département. Suite au constat de la diffusion à large échelle d’informations nuisibles à l’effort national de contrôle de la pandémie Covid-19, le ministre a mis en garde le personnel de la santé contre des propos inconsidérés susceptibles de nuire à l’action des pouvoirs publics à cet égard.
Le ministre a loué l’engagement et le travail mené avec dévouement et sérieux par le personnel de la santé dès le début de cette pandémie.
Il appelle ses collègues médecins à faire preuve de retenue et à se garder de diffuser des informations ou des avis allant à l’encontre de l’action du gouvernement, unique source en matière de santé.
Le ministre a averti que, dorénavant, à compter de la date de publication de ladite circulaire, soit le 30/03/2020, la diffusion de toute information en opposition aux efforts gouvernementaux à travers les médias ou les réseaux sociaux, sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur.
Le ministre appelle les médecins à éviter de diffuser de tels avis ou informations, d’autant que les groupes restreints ne sont pas étanches. Il en découle le risque évident que cela parvienne aux réseaux publics.

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Covid-19: la Mauritanie passe commande de 5 millions de dollars USD pour la fourniture d’équipements médicaux


La Mauritanie a passé commande, les 27 et 28 mars 2020, pour la fourniture d’équipements médicaux d’un montant de 5 M$. Le ministère de la Santé a en effet passé commande moins de 24 heures après l’allocution du président de la république, Mohamed Cheikh Ould Ghazouani qui, dans un discours à la nation en date du mercredi 26 mars, a fait part de son intention d’allouer 64,88 M$ à l’acquisition d’équipements médicaux et de médicaments à fin de lutter contre la pandémie du coronavirus.

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Coronavirus (COVID-19) en Mauritanie : point de la situation au 30 mars 2020

COMMUNIQUE DE PRESSE

Coronavirus (COVID-19) en Mauritanie: point de la situation au 30 mars 2020

Le cumul de cas confirmés de personnes atteintes se chiffre, aujourd’hui,à 5 et la guérison des deux premiers cas a été enregistrée.

Nouakchott- Mauritanie , 30 mars 2020/ — Le cumul de cas confirmés de personnes atteintes se chiffre, aujourd’hui,à 5 et la guérison des deux premiers cas a été enregistrée, après un test négatif. L’état de santé des 3 autres cas restants demeure stable.

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Hydroxychloroquine : pourquoi l’étude du Pr. Raoult ne suffit pas à la mise sur le marché

Hydroxychloroquine : pourquoi l’étude du Pr. Raoult ne suffit pas à la mise sur le marché

VIDÉO Avant d’être prescrits au grand public, les médicaments doivent passer des tests rigoureux qui, selon certains chercheurs, font défaut dans le cas de l’étude du professeur Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine.

Par Joséfa Lopez Publié hier à 08h45, mis à jour hier à 12h24

Avant d’être prescrits au grand public, les médicaments doivent passer des tests rigoureux qui, selon certains chercheurs, font défaut dans le cas de l’étude du professeur Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine.

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Ministre de la santé : « le troisième cas du coronavirus n’a pas respecté le confinement et sa famille n’était pas avec lui »

Le ministre mauritanien de la santé Dr Nedhirou Ould Hamed a déclaré jeudi que le citoyen mauritanien victime du coronavirus avait séjourné dans sa résidence en compagnie de sa femme et que les autres membres de sa famille se trouvaient à l’intérieur du pays.

Dans un entretien avec la télévision nationale, le ministre a révélé que ce citoyen se proposait de se rendre à l’intérieur du pays mais qu’il a dû ajourner son voyage en attendant que son ami, arrivé un jour après lui, puisse sortir du confinement où il a été mis dès son arrivée.

Le ministre a ajouté que ce citoyen n’a pas respecté l’auto confinement, révélant qu’il avait reçu certains proches à son arrivée et qu’il s’est rendu dans une banque de la place.

Il a ajouté que les autorités ont mis en quarantaine l’équipe médicale qui a examiné le patient dans la clinique privée, son épouse, les personnes qui l’ont accompagné à la clinique et trois familles qui étaient à proximité de lui dans le même bâtiment.

Le ministre de la santé a dit qu’une enquête a été ouverte pour recenser les personnes que ce malade a rencontré depuis son arrivée et celles rencontrées dans la banque de la place où il s’était rendu en visualisant les caméras de service.

Saharamedias via cridem     

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Coronavirus : « L’hydroxychloroquine sera comparée comme les autres molécules. Ni plus ni moins »


Quatre questions d’internautes… au docteur Gilles Pialoux, infectiologue et chef du service de maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon, à Paris, sur l’hydroxychloroquine.

Publié hier à 13h30, mis à jour hier à 16h12

Ce dérivé de la chloroquine, une molécule antipaludéenne, est au cœur des débats depuis qu’un infectiologue, Didier Raoult, a affirmé qu’elle est efficace contre le coronavirus. Le Dr Gilles Pialoux, infectiologue et chef du service de maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon, à Paris, a répondu à vos questions sur l’hydroxychloroquine.

Pierre_Dog : Quel est le risque d’essayer le traitement à la chloroquine à grande échelle ? Le protocole d’essai est-il adapté à cette situation exceptionnelle ?

La recherche devrait déterminer les meilleurs critères d’évaluations et tenir pleinement compte de la faisabilité d’expériences, telles que la taille de l’échantillon. Ce qui n’a pas été le cas dans la petite étude de Marseille. Quatre essais au moins ont débuté avec l’hydroxychloroquine.

Rappelons que le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a recommandé de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine, « à l’exception de formes graves hospitalières, sur décision collégiale des médecins et sous surveillance médicale stricte » !

Lire aussi  Coronavirus : huit questions sur l’hydroxychloroquine, possible traitement du Covid-19

Vivien : Dans l’essai Discovery, pourquoi l’hydroxychloroquine n’est-elle pas associée à l’azythromicine, alors que c’est cette combinaison qui a l’air de produire les meilleurs résultats, selon le Dr Raoult ?

Lire aussi  Coronavirus : l’hydroxychloroquine, défendue par le Pr Didier Raoult, divise les chercheurs

Discovery est un essai européen coordonné par l’Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm) qui a démarré le 22 mars. Huit cents patients français atteints de formes sévères du Covid-19 seront inclus dans cet essai (3 200 en Europe). Plus d’une vingtaine d’hôpitaux français devraient y participer.

Cette recherche est un essai « randomisé » (tirage au sort) qui prévoit cinq modalités de traitement, appelées bras mélangeant l’approche antiviral et l’approche immunologique :

  • soins standard ;
  • soins standard plus Remdesivir (un antiviral dévéloppé contre Ebola, non commercialisé) ;
  • soins standard plus Lopinavir et Ritonavir (une molécule anti-VIH ancienne) ;
  • soins standard plus Lopinavir, Ritonavir et interféron bêta (un médicament utilisé pour lutter contre l’inflammation pulmonaire) ;
  • soins standard plus hydroxycholoroquine.

L’hydroxychloroquine sera comparée comme les autres molécules. Ni plus ni moins. Cet essai de recherche se fait en temps réel et est évolutif. Il possède un comité scientifique et un comité indépendant. Les investigateurs vont être réactifs aux poussées épidémiques et faire évoluer la recherche au fur et à mesure pour sélectionner les meilleures molécules le plus rapidement possible. En présence de trop peu d’efficacité, ils arrêteront un bras pour basculer vers d’autres molécules candidates.

Nono : L’étude Discovery a démarré. Quand peut-on espérer des résultats qui aboutiraient à la mise en place d’éventuels traitements pour la population ? Quel est votre perception actuelle sur l’efficacité des quatre traitements actuellement testés ?

A la date du 25 mars, sur le site du NIH, il existe plus de cent trente essais dans le monde en cours ou en préparation, dont Discovery, essai européen avec huit cents patients en France. Dont aussi sept avec l’hydroxychloroquine en Norvège, aux Etats-Unis, en France et en Chine. Et cela concerne le traitement des formes sévères de pneumonie dues au Covid-19 jusqu’à la prophylaxie postexposition chez une personne en contact étroit avec un malade, des soignants notamment.

Lire aussi  Covid-19 : le Maroc mise sur la chloroquine pour soigner les personnes contaminées

Loisach21 : Pouvez-vous nous expliquer quels sont les biais et faiblesses constatées dans les études menées par le Dr Raoult ? Si je comprends bien, il s’est basé sur des études chinoises, que nous disent-elles ?

Les principales critiques de l’étude publiée dans une revue – dont le rédacteur en chef est aussi signataire de l’étude –, au-delà de la communication, sont les suivantes telles qu’argumentées par le Pr Dominique Costagliola, membre de l’Académie des sciences :

  • Sur les vingt-six patients traités, on nous explique que six patients ont été perdus de vue – dont trois pour passage en réanimation à J2, J3 et J4 –, un pour décès à J2, un qui est sortie de l’hôpital (décision du patient) à J3 et un arrêt de traitement pour événement indésirable (nausée) à J3. Ces six patients sont exclus de l’analyse et leurs caractéristiques ne sont pas décrites, ce qui est contraire aux règles élémentaires de ce type d’étude. Une analyse rigoureuse aurait dû considérer ces cas comme des échecs. C’est par exemple ainsi qu’on analyse les essais dans le domaine du VIH ou le critère primaire est aussi un taux de charge virale en dessous du seuil de détection, toute donnée manquante, quelle que soit la cause étant analysée comme un échec ;
  • Il n’y a aucune donnée clinique hors décès et passages en réanimation ;
  • L’article ne porte que sur trente-six personnes dont vingt des vingt-six inclus dans l’essai (sur un nombre attendu de vingt-cinq selon le registre des essais européens) et seules ces personnes sont décrites ;
  • Les résultats portant sur l’ajout d’azitrhomycine, essentiellement sur des patients avec pneumonie (quatre des six recevant ce traitement), sont encore plus difficiles à interpréter, d’autant que peu de personnes non traitées sont atteintes d’une pneumonie et qu’aucune n’a reçu d’azitrhomycine ;
  • L’analyse semble avoir été conduite en vue de favoriser le bras « traité ».


le Monde

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L’OMS appelle les pays à assurer la continuité des services de prise en charge du paludisme dans le contexte de la pandémie de COVID-19

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’OMS appelle les pays à assurer la continuité des services de prise en charge du paludisme dans le contexte de la pandémie de COVID-19Compte tenu du lourd fardeau que le paludisme fait peser sur les populations vulnérables d’Afrique subsaharienne, l’OMS souligne qu’il est capital de continuer à prévenir, à détecter et à traiter le paludisme

GENEVA, Suisse, 25 mars 2020/ — La pandémie de COVID-19 met à l’épreuve la résilience de systèmes de santé solides partout dans le monde. Compte tenu du lourd fardeau que le paludisme fait peser sur les populations vulnérables d’Afrique subsaharienne et de la fragilité des infrastructures sanitaires de la région, l’OMS souligne qu’il est capital de continuer à prévenir, à détecter et à traiter le paludisme.

« Alors que la COVID-19 continue à se propager rapidement, l’OMS tient à adresser un message clair aux pays d’Afrique touchés par le paludisme. Ne réduisez pas vos activités prévues pour la prévention, le diagnostic et le traitement du paludisme. Si une personne vivant dans une zone impaludée a de la fièvre, un diagnostic doit être posé et elle doit être prise en charge dès que possible », dit le Dr Pedro Alonso, Directeur du Programme mondial de lutte antipaludique de l’OMS.

Pour alléger la charge des systèmes de santé, il est important de garantir l’accès aux mesures essentielles de prévention du paludisme, telles que les mesures de lutte antivectorielle (moustiquaires imprégnées d’insecticide et pulvérisation d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations) et la chimioprévention pour les femmes enceintes et les jeunes enfants (traitement préventif intermittent chez la femme enceinte et chez le nourrisson, et chimioprévention saisonnière chez les enfants de moins de cinq ans). D’autres mesures particulières pourraient soulager les systèmes de santé dans le contexte de la COVID-19, par exemple le traitement présomptif du paludisme et l’administration de masse de médicaments. 

Pour toute intervention, il faut se rappeler qu’il est tout aussi important de faire baisser la mortalité imputable au paludisme que d’assurer la sécurité des communautés et des soignants. L’OMS fournira aux pays des orientations pour qu’ils continuent à assurer les services de santé essentiels en toute sécurité dans le cadre de la riposte à la COVID-19. 

À propos de la COVID-19

La COVID-19 est la maladie infectieuse causée par le dernier coronavirus découvert. Ce nouveau virus et cette maladie étaient inconnus avant le début de la flambée à Wuhan (Chine) en décembre 2019. Les pages du site Web de l’OMS consacrées à la pandémie de COVID-19 comportent des informations essentielles.

À propos du paludisme

Le paludisme est une maladie qu’il est possible de prévenir et de traiter, causée par des parasites transmis à l’être humain par les piqûres de moustiques femelles du genre Anopheles. En 2018, il y a eu dans le monde, selon les estimations, 228 millions de cas de paludisme et 405 000 décès liés à cette maladie.

Distribué par APO Group pour World Health Organization (WHO).

SOURCE
World Health Organization (WHO)

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Coronavirus : la chloroquine testée avec prudence en Chine

Fabrication de chloroquine dans une usine pharmaceutique de Nantong, en Chine, le 27 février. FEATURE CHINA / BARCROFT MEDIA / GETTY IMAGES
Fabrication de chloroquine dans une usine pharmaceutique de Nantong, en Chine, le 27 février. FEATURE CHINA / BARCROFT MEDIA / GETTY IMAGES


Les chercheurs chinois ont été les premiers à rapporter des effets de l’ancienne molécule contre le SARS-CoV-2. Ils évaluent désormais l’intérêt d’une molécule proche, l’hydroxychloroquine.

Par Frédéric Lemaître Publié hier à 10h53, mis à jour à 02h17

Utilisée en Chine depuis les années 1950 essentiellement contre le paludisme, la chloroquine l’est également depuis quelques semaines pour combattre le Covid-19 mais avec précaution. En aucun cas, elle n’est présentée par Pékin comme le remède miracle contre l’épidémie. De fait, en février, un groupe de chercheurs de l’Académie des sciences a déclaré avoir utilisé avec succès la chloroquine contre la reproduction du SARS-CoV-2. Chen Caixian, un académicien, déclare le 12 février que la chloroquine « a de bonnes capacités antivirales contre le coronavirus évaluées in vitro ».

Elle a ensuite été testée auprès de 135 malades se trouvant dans une dizaine d’hôpitaux à Pékin et dans la province du Guangdong. 130 d’entre eux ne présentaient que des symptômes bénins ou modérés, cinq avaient des symptômes sévères. Selon Xu Nanping, vice-ministre des sciences et de la technologie, aucun des 130 patients n’a vu son état s’aggraver. Quatre des cinq patients gravement atteints ont pu sortir de l’hôpital et le cinquième a vu son symptôme régresser de « grave » à « normal ». Par ailleurs, un patient de 54 ans atteint du Covid-19 a été testé négatif après avoir reçu un traitement de phosphate de chloroquine a révélé, le 17 février, Sun Yanrong, la vice-directrice du centre de biologie du ministère des sciences et technologies.

Appel à la vigilance

Le 19 février, la Commission nationale de la santé a introduit la chloroquine parmi les remèdes préconisés pour combattre le coronavirus. Mais aucun des médicaments préconisés ne doit être pris durant plus de dix jours, précise-t-elle. Or, depuis, la Chine se montre prudente. Commentant les essais effectués, Zhong Nanshan, considéré depuis la crise du SRAS comme le principal épidémiologiste chinois, a expliqué que certes des patients avaient été testés négativement, mais que les résultats n’ont pas encore été confirmés par des expériences rigoureusement contrôlées et qu’il est trop tôt pour dire si le médicament est efficace.

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