Rejouer le même scénario, devant des salles pleines, avec quasiment les mêmes metteurs en scène, sans jamais se faire rétribuer en tant qu’acteur, c’est le sort du Mauritanien dans la comédie tragique qu’est l’élection présidentielle.

« Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. »

En écoutant les promesses des candidats et notamment celles du candidat du régime militaire, on pourrait se laisser aller à savourer les bons mots et les bonnes intentions qui se dégagent de leurs discours.

C’est si simple de croire sur parole, surtout quand on en a envie et besoin. C’est parfaitement humain. Offrir le bénéfice du doute à quelqu’un qui va diriger vos vies pendant 5 ans, ce n’est pas une mince affaire. Un tel choix devrait se baser sur l’expérience de l’exercice du pouvoir que vous avez eu auparavant.

Il ne suffit pas de vous fier à des réputations, qui sont pour la plupart construites sur des fondations mensongères. Qu’un individu se comporte bien avec sa famille et les membres de sa tribu ou avec d’autres entourages dépendants de lui, ce n’est pas une preuve de bonne conduite.

Dire ce que vous voulez faire c’est bien, mais comment vous allez le faire c’est beaucoup mieux.

Cela permet à ceux qui auraient l’idée de voter pour vous, de pouvoir distinguer dans vos actes, ce qui se rapporte à l’accomplissement des promesses faites.

Ensuite, parlons des personnes qu’ils choisissent pour les accompagner dans la conquête du pouvoir. Généralement, ce sont des individus dont on ne nous dit jamais quelles sont leurs compétences et leurs parcours. Ils sont dévoués aux candidats certes, mais le sont-ils aux Mauritaniens et à la Mauritanie ?

Nous autres de la diaspora Mauritanienne en France, nous savons ce à quoi madame l’ambassadeur de Mauritanie en France a servi. Elle était au service de la famille du général président Aziz. Femme à tout faire et dénuée d’une quelconque conscience politique, qui assiste au dîner du CRIF avec fierté. Non-contente de sa piètre prestation de représentation de la diplomatie Mauritanienne, elle agit aujourd’hui de concert avec un petit clan, pour contrôler et diriger la campagne présidentielle en France et en Europe.

Les opportunistes dont elle fait partie, ont pour plan de récupérer le travail de longue haleine effectué par le représentant du parti de l’UPR en France, nouvellement élu comme député des Mauritaniens de l’étranger (ISSA MANCEGA DIAWARA). Cette manœuvre qui en dit long sur les personnages que nous avons à notre tête, vous donne un échantillon de leur moralité. Madame l’ambassadeur et ses acolytes pensent qu’ainsi, ils pourront conserver les postes qu’ils ont déjà et en obtenir de nouveaux pour ceux qui n’en ont pas.

Dans des conditions pareilles, il me semble clair, que même au sein du parti de la majorité présidentielle, le changement ce n’est pas maintenant, ni demain, ni dans cinq ans.

Nayra Cimper

LAMORERIA.INFO