La gabegie est notre ennemi commun- Par Sidi Mohamed Maham

La gabegie est notre ennemi commun-/ Par Sidi Mohamed Maham

Il sera toujours temps de parler de désaccord politique, avec l’ex président, mais seulement quand il sera prouvé que celui-ci à bonne conscience, et blanchi de tous les chefs d’inculpation avérés, dont l’accablent ses anciens collaborateurs, lesquels versent dans des affaires de détournement, et de pots-de-vin. (Ce qui est notre souhait le plus ardent.)

Et partant, et sans trop vouloir nous pencher sur l’intention et, les objectifs des médiateurs, qui ne peuvent être que nobles dans leur principe, il serait en ce moment plausible d’envisage un arbitrage destiné à amener un accord de restitution des deniers publics, en sa possession, et non à faire disparaître les preuves de l’origine frauduleuse de l’enrichissement illicite du concerné, et son entourage.
L’essence du différend que nous vivions aujourd’hui, et son noyau ne sont ni politique, ni même sécuritaire, il s’agit plutôt d’une guerre sans merci, engagée au niveau national, contre la gabegie. Un combat permanent livré par une volonté politique inébranlable, incarnée en la personne du Président de la République, contre les forces de pillage, de spoliation, et contre le crime financier organisé. Cette guerre qui jouit d’un soutien indéfectible de la part des forces vives de la nation, exclut le neutralisme, et ses adeptes, de ceux qui ne prennent part ni pour l’un ni pour l’autre. Rien de bon ne se réalisera dans ce pays tant qu’il y aurait encore trace de la gabegie, tant que son héritage, et ses séquelles n’ont pas fait l’objet d’une liquidation définitive, et tant qu’une action sérieuse n’est pas entreprise en vue de son tarissement à la source même.
Nous sommes devant un sujet d’importance nationale, par excellence, qui touche, et continuera à toucher tous les points névralgiques des intérêts supérieurs de la nation, aussi longtemps que le trafic d’influence, qui consiste à faire rémunérer un membre de l’oligarchie qui évolue tout au tour du détenteur de l’autorité suprême, pour faire obtenir par son influence auprès de cette autorité même, un avantage dû ou non à un tiers. Le reste, soit-il aussi important que les sauts d’humeur qui traversent de haut en bas la relation d’amitié entre deux, est le moindre de nos soucis.
Traduit par : Deddah Abd-Daim.

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