La Mauritanie refoule un militant antiesclavagiste français

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Jean-Marc Pelenc, refoulé lors son arrivée à Nouakchott en Mauritanie. En effet, le militant français antiesclavagiste s’est refuser l’entrée en Mauritanie à cause d’une grossière erreur des autorités. Une information plus tard confirmée par le bureau officiel de la défense des droits de l’homme qui a ajouté que le directeur d’IRA France pourrait revenir sur le sol mauritanien, dès qu’il le souhaitera.


Sur place, le sujet lui fait débat. En effet, l’esclavage a été officiellement aboli en 1981, mais continue d’être pratiqué en toute illégalité. Selon Amnesty International, 43.000 personnes sont directement concernées, soit environ 1% de la population totale. Un véritable phénomène de société que ne cesse de dénoncer la principale association antiesclavagisme implantée en Mauritanie, l’IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), bien aidée, il est vrai par l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui a fait de la lutte en faveur des droits sociaux et de l’égalité, l’une des principales composantes de son programme.


Jean-Marc Pelenc, expulsé vers la France


Dans les faits, Pelenc lui, n’est autre que le président de la branche française de l’IRA. Ce dernier, après avoir obtenu son passeport pour la Mauritanie et passé tous les contrôles nécessaires, a eu la mauvaise surprise d’être arrêté net par des représentants des forces de l’ordre avant d’être finalement expulsé vers la France, et ce, sans avoir reçu quelconque explication de la part des autorités. Une source anonyme, entendue du côté du ministère de l’Intérieur affirme que les prises de positions franches et « hostiles à la Mauritanie » de ce dernier lui ont joué des tours.

Une vieille liste utilisée contre Pelenc ?


S’il n’est pas interdit de séjour, Jean-Marc Pelenc se sait donc surveillé. En effet, le directeur de l’IRA France a tous les droits de séjourner en Mauritanie, comme le rappelle le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Ahmed Salem Bouhoubeyni pour qui cette expulsion s’apparente donc à une erreur. Selon les explications fournies par le gouvernement à certains journalistes locaux, le nom de l’activiste figurait toujours sur une vieille liste de personnalités visiblement interdites d’entrer ou de séjourner sur place. Résultat, celle-ci n’ayant pas été révisée, les autorités ont appliqué la loi en vigueur. Une malencontreuse erreur qui ne devrait plus se reproduire.
Par Florian Guénet
La Nouvelle Tribune

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