La visite de la délégation US à Laâyoune et Dakhla marque une nouvelle étape dans le renforcement de la stabilité de l’Afrique du Nord (écrivain libanais)

l’écrivain libanais, Khairallah Khairallah



Le Caire – La visite d’une délégation américaine de haut niveau, conduite par le secrétaire d’État adjoint en charge des questions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, David Schenker, à Laâyoune et Dakhla marque une nouvelle étape dans le renforcement de la stabilité dans la région de l’Afrique du Nord, a affirmé l’écrivain libanais, Khairallah Khairallah.

Dans un article intitulé “Le Sahara marocain … une opportunité pour l’Algérie”, publié lundi par le journal “Al-Arab” basé à Londres, l’écrivain a souligné que cette étape constitue également une occasion de ramener l’Algérie à adopter le langage de la logique et du réalisme au lieu des slogans creux.

“On ne sait pas si l’Algérie profitera ou non de cette démarche … ou poursuivra-t-elle une politique qui n’a d’autre but que de nuire”, s’est interrogé M. Khairallah.

Washington a fait preuve d’une audace sans précédent en brisant le cercle vicieux dans lequel tourne la question du Sahara marocain depuis 1975, a-t-il poursuivi, rappelant que le dossier du Sahara est une “question montée de toutes pièces du début à la fin”.

L’écrivain et journaliste libanais a expliqué qu’il était nécessaire de briser ce cercle, comme l’a confirmé David Schenker lorsqu’il a déclaré, depuis Alger, que les négociations entre le Royaume et le “polisario” devraient avoir lieu dans le cadre du plan d’autonomie marocain.

Une initiative américaine courageuse était indispensable pour mettre fin à un conflit de longue date, fabriqué par un régime impuissant pour satisfaire son désir d’affaiblir le Maroc, a-t-il fait observer, relevant que “le régime algérien est incapable d’admettre que le monde a changé et qu’il devrait s’intéresser à son peuple au lieu de rester otage de thèses incompréhensibles”.

“L’Algérie, qui a utilisé le +polisario+ et y a investi, n’est qu’un pays du tiers monde qui a traversé une série d’expériences ratées depuis son indépendance en 1962, et peut-être la plus grande preuve en est que l’Etat algérien, avec toutes ses institutions, n’a rien fait depuis l’indépendance, sauf des incitations contre la France, qui constitue la destination phare d’immigration pour chaque algérien”, a-t-il fait valoir.

“Le plus dangereux actuellement c’est que l’Algérie adhère toujours à un langage de bois qu’elle a adopté depuis l’indépendance et depuis la fabrication de la question du Sahara, que le Maroc a réussi à récupérer du colonisateur espagnol par des moyens pacifiques”, a souligné l’écrivain libanais.

Il a, en outre, fait remarquer que le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum n’a rien trouvé à dire au secrétaire d’État américain adjoint si ce n’est son appel à la “neutralité” entre le Maroc et l’Algérie, ce qui démontre que la question est avant tout une question maroco-algérienne, a-t-il relevé.

Pour ce qui est du “polisario”, M. Khairallah a indiqué qu’il s’agit d’un groupe d’individus habitué à empêcher les Sahraouis de vivre dignement sous souveraineté marocaine, comme tout citoyen marocain, relevant que ce groupe vise à maintenir les Sahraouis dans les camps de la misère à Tindouf, en Algérie, pour continuer de détourner les aides internationales destinées aux Sahraouis séquestrés à Tindouf.

L’Algérie, a-t-il enchainé, continue de croire qu’elle peut recruter des forces en Afrique et dans le monde afin de soutenir une cause au contenu vide, soulignant qu’il est difficile de parier sur le régime militaire algérien, qui estime que l’exportation des crises algériennes internes lui évitera d’entreprendre un processus d’auto-évaluation.

Cette institution militaire croit pouvoir se réhabiliter et rajeunir un régime usé, a relevé l’auteur. Force est de constater que l’Algérie poursuit sa fuite hors de ses frontières au moment où elle doit se focaliser sur sa situation intérieure et reconnaitre la marocanité du Sahara, dans un monde où chaque pays est censé connaître sa vraie dimension, a noté l’écrivain libanais.

mapexpress