L’Algérie échoue à inclure la question du Sahara Marocain

conseil paix ua 65478
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Sommet du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine

par Marouane Kabbaj

L’Algérie et son allié le Kenya ont réussi à se faire humilier à un Sommet du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA dédié au changement climatique en tentant, en vain, d’exfiltrer la question du Sahara de l’ONU et à en débattre au sein de l’UA.

L’Algérie essuie, une fois de plus, un cuisant échec lors du Sommet du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine (UA), tenu le 9 mars 2021. Contrairement à ses desseins, ce Sommet a consolidé l’appui des pays africains au processus politique mené par l’ONU pour le règlement du différend régional autour du Sahara marocain et a coupé court, une fois pour toutes, aux manoeuvres sordides de l’Algérie.

Ce qui s’est réellement passé, c’est que, poussé par le président algérien Abdelmajid Tebboune, le Kenya, qui assure la présidence tournante du Conseil de Paix et de Sécurité, a pris d’abord l’initiative de convoquer un sommet de cet organe quinze jours à l’avance (le 9 mars au lieu du 25 mars). C’était dans le but de le tenir avant le départ du commissaire algérien en charge du Conseil de Paix et de Sécurité, et dont le mandat expire dans 3 jours.

Ensuite, le Kenya a tenté de glisser la question du Sahara dans les discussions du Sommet alors que ce dernier était dédié au changement climatique. Les choses ont mal tourné pour ce tandem Algérie-Kenya. Le président kenyan, qui a lui-même adressé des lettres d’invitation aux chefs des États membres au Conseil de Paix et de Sécurité, a vu l’écrasante majorité décliner l’invitation, signe de leur défiance. Seuls quatre dirigeants (dont Tebboune et le président sud-africain) sur quinze ont répondu présent.

Alors que la manoeuvre visait à exfiltrer la question du Sahara de l’ONU et à la ramener au Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA, les participants ont ainsi réitéré leur attachement à la décision 693 de l’UA qui reconnaît l’exclusivité du rôle de l’ONU dans la conduite des efforts de recherche d’une solution politique au différend régional autour du Sahara marocain.

L’ONU, cadre exclusif

Une décision adoptée à l’unanimité au sommet de l’UA de Nouakchott, en juillet 2018. Au terme de cette décision, seule une troïka de chefs d’État de l’UA peut aborder la question du Sahara, et uniquement en appui aux efforts de l’ONU qui demeure le cadre exclusif sur cette question. L’Algérie et son allié le Kenya ont ainsi réussi à se faire humilier.

Le Kenya a échoué, aussi, à faire adopter un «communiqué » évoquant la question du Sahara marocain à l’issue de cette réunion. Ayant eu vent de cette manoeuvre, le Maroc a décidé, dès l’annonce de cette réunion, de ne pas y participer.

maroc-hebdo

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