L’Algérie se joint au Maroc et à la Mauritanie pour admettre des migrants

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La Mauritanie a été le premier pays qui, en vertu d’un accord signé avec l’Espagne en 2003, a commencé à rapatrier des migrants.

L’Algérie est le dernier pays après la Mauritanie et le Maroc à avoir accepté avec l’Espagne de rapatrier des groupes de migrants de ce pays qui sont arrivés ces derniers mois sur la côte espagnole, principalement les îles Baléares et Murcie.

Des sources proches des opérations de rapatriement ont expliqué à Efe que plusieurs dizaines de citoyens algériens ont quitté la CIE de Barcelone où ils étaient détenus depuis longtemps pour rentrer dans leur pays, après que les autorités algériennes ont assumé ces rapatriements.

Quelque chose que le Maroc a déjà commencé à faire. En effet, ce mardi, la commissaire européenne à l’intérieur, Ylva Johansson, a discuté avec le gouvernement marocain de l’activation des rapatriements de ses ressortissants, tout comme le ministre espagnol de l’intérieur, Fernando Grande Marlaska, lors de son déplacement.


Route de l’Atlantique

Bien qu’aucun des deux dirigeants n’ait donné de chiffres sur le nombre de citoyens marocains qui ont pu être renvoyés, le commissaire européen a réitéré que la priorité est aux « nouveaux arrivants » aux îles Canaries, ce qui implique qu’ils seront les premiers à être expulsés.

Comme Efe l’a appris des sources impliquées dans ces opérations, les rapatriements vers le Maroc auraient commencé ces dernières semaines depuis les îles Canaries, mais en très petit nombre.

La commissaire a cité à plusieurs reprises la situation aux îles Canaries, où selon ses données les flux migratoires se sont multipliés par dix cette année sur «la route atlantique, la plus meurtrière» qui quitte les côtes du Sahara occidental, de la Mauritanie et du Sénégal, et a confirmé que la moitié des arrivées irrégulières sont de nationalité marocaine.

Selon les sources consultées, la Mauritanie a été le premier pays qui, en vertu d’un accord signé avec l’Espagne en 2003, a commencé à rapatrier des migrants, de sorte que, seulement au premier trimestre et avant la déclaration de l’état d’alarme, l’Espagne avait a affrété quatre vols depuis les îles Canaries.

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