L’ancien président refuse de signer les dossiers de l’enquête préliminaire

Mohamed Ould Abdel Aziz
L'ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à l'actuel président, le 1er août 2019 à Nouakchott Seyllou / AFP

Un bras de fer et une division dans l’arène politique mauritanienne sur l’enquête avec l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz dans ce qui est connu par les dossiers de corruption de la décennie.

Avec la fin de l’examen préliminaire  des dossiers déférés par une commission d’enquête parlementaire en juillet dernier, et évoquant une corruption entachée durant les deux mandats du pouvoir d’Ould Abdel Aziz, l’ancien président mauritanien a refusé de signer les dossiers préparés par la police des crimes économiques.

La défense d’Ould Abdel Aziz a expliqué son refus de signer que la constitution mauritanienne lui accorde l’immunité conformément à l’article 93, qu’il ne pouvait être jugé que par la haute cour de justice.. Estimant que l’enquête menée avec lui a un caractère politique, et vise à ternir son image d’ancien président.

La police  des crimes économiques avait convoqué l’ancien président pour signer les procès-verbaux, mais il a refusé de signer et a également refusé de répondre aux enquêteurs tout au long de la période d’enquête préliminaire, arguant que l’enquête menée avec lui est contraire à la loi, sur la base de son immunité en tant qu’ancien président de la république.

La convocation d’Ould Abdel Aziz  intervient dans le cadre de la convocation de tous ceux inclus dans les «dossiers de la decennie» par la Direction des Crimes Economiques et Financiers.

Ould Abdel Aziz a décrit à plusieurs reprises ce qui est pratiqué contre lui et certains de ses proches, comme étant  un ciblage personnel et un règlement de comptes politiques, après sa tentative de pratiquer la politique du parti au pouvoir , l’Union pour la République à la fin de l’année dernière.

Cependant, certains juristes estiment que l’immunité de l’ancien président prend fin avec son départ de ses fonctions, et le professeur de droit à l’Université de Nouakchott, Yacoub Ould Saif, estime qu ‘«il n’y a pas d’immunité pour le président de la République pour les violations qu’il a commises ou commises à titre personnel avant ou pendant son accession à la présidence.

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