Le candidat à l’élection présidentielle de 2019, M. Sidi Mohamed Ould Boubacar Ould Boussalef, a présidé un meeting, lundi soir à Aleg, capitale de la wilaya du Brakna, et ce dans le cadre de la campagne électorale préparant le scrutin du 22 juin 2019.

Le candidat a remercié, au début du discours qu’il a prononcé à cette occasion, les populations de la ville d’Aleg pour leur présence de leur propre gré malgré la chaleur et la sécheresse qui frappe la zone, sans aucune intervention de la part de l’Etat, a-t-il dit.

Il aussi remercié les jeunes chômeurs qui ont perdu l’espoir dans l’avenir pour leur présence à ce meeting et qui constitue un défi pour ceux qui veulent que la Mauritanie reste un prolongement de la dernière décennie qu’il a qualifiée comme étant une époque « qui a fait entrer le pays dans des crises graves et l’a conduit à la pauvreté, à la médiocrité de l’enseignement et la propagation des maladies, alors que les pouvoirs publics se contentés de se limiter à des slogans creux ».

Il a ajouté que l’Etat et les institutions souveraines de l’Etat sont tombés en faillite » soulignant que l’Etat de Droit ne peut exister sans une armée républicaine, une justice indépendante et une administration honnête impartiale et servant le citoyen quel qu’il soit, s’engageant, en cas de victoire, au retour de l’armée républicaine à sa noble mission, celle de défendre la patrie, de préserver l’intégrité territoriale et de s’éloigner de la politique pour se consacrer à la noble mission qu’elle s’est choisie, elle-même et que lui attribue la constitution.

Il a souligné que la justice, elle aussi a été empêchée d’être indépendante, bien que la loi stipule qu’elle doit être indépendante car devant assumer la mission du contrôle de l’action du gouvernement et du parlement et de veiller sur les droits des citoyens, s’engageant à garantir l’indépendance de la justice et de permettre aux magistrats d’agir selon leur conviction et non suivant ce qui leur est dicté, selon lui.

Le candidat s’est aussi engagé à réformer l’administration pour qu’elle soit un outil au service du citoyen et à oeuvrer aussi pour réorganiser les missions des walis et des hakems pour qu’ils jouent leur véritable rôle sans pression ou inquiétude.

Le candidat a enfin appelé ses sympathisants à se mobiliser pour voter le jour du scrutin et protéger leur vote de la fraude en vue de permettre le changement civique, selon lui.

Auparavant, les présidents des partis soutenant le candidat avaient affirmé dans leurs interventions le besoin pressant pour le pays de voir se réaliser le changement civique et de sortir de ce qu’ils ont appelé  » la situation difficile que vit la Mauritanie et qui s’est détériorée au cours de la dernière décennie ».

Ils ont enfin affirmé que « la Mauritanie a besoin d’un dirigeant sincère disposant de l’expérience et de la compétence lui permettant de gérer les affaires du pays avec honnêteté et sérieux », précisant que ces qualités se trouvent dans leur candidat, selon eux.