Le consulat du Maroc à Bruxelles organise une exposition sur le drame des femmes séquestrées à Tindouf

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Le consulat général du Maroc à Bruxelles a choisi de commémorer la journée du 8 mars sous le signe de la solidarité avec les femmes séquestrées dans les camps de Tindouf, en Algérie en organisant une exposition qui leur est dédiée. Tenue sous le thème « La femme marocaine en Belgique solidaire avec les séquestrées des camps de Tindouf », cette exposition a été inaugurée lundi en présence de l’ambassadeur du Maroc en Belgique et au Grand Duché de Luxembourg, Mohamed Ameur et du consul général du Royaume à Bruxelles, Abderrahmane Fyad.

Co-organisée avec les Associations « OMMI » et « Le monde de l’humanité », cette exposition constitue l’occasion de jeter la lumière sur le calvaire des femmes sahraouies détenues dans les camps de Tindouf et sur les graves violations de leurs droits fondamentaux. Dans ce cadre, des témoignages poignants sur les souffrances des femmes sahraouies séquestrées dans les camps de la honte ont été livrés par les actrices associatives Saâdani Malainine, membre du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), et Aïcha Douihi, présidente de l’Observatoire sahraoui pour la paix, la démocratie et les droits de l’Homme. Cet événement, qui s’inscrit dans le cadre des activités culturelles qu’organise le consulat au profit de la communauté marocaine à Bruxelles en coordination avec des acteurs de la société civile en Belgique, a aussi pour but de mettre en avant les différentes facettes du riche patrimoine des provinces du Sud à travers une « khaima sahraouie » installée au siège du consulat. Dans une déclaration à la MAP, le consul général du Maroc à Bruxelles, Abderrahmane Fyad, a indiqué que l’objectif de cette exposition est de montrer l’attachement de la femme marocaine, où qu’elle soit, à la défense des questions nationales centrales, à leur tête l’intégrité territoriale du Royaume. Abderrahmane Fyad a ajouté que le consulat veillera également à organiser une journée dédiée aux jeunes, en invitant des élèves des écoles, des collèges et des lycées relevant de sa circonscription à venir découvrir l’exposition qui se veut un voyage culturel symbolique de Laâyoune à Bruxelles, ayant pour but de promouvoir le patrimoine des provinces du Sud du Maroc. Selon le consul, le but de cette initiative est de permettre aux fils de la communauté marocaine en Belgique de connaître lestraits distinctifs de l’espace sahraoui marocain et ses caractéristiques à travers le temps, ainsi que de renforcer leur attachement à leur mère patrie et à la défense de l’intégrité territoriale du Royaume. Dans une déclaration similaire, Mariam El Hamidine, bourgmestre de la commune bruxelloise de Forest, a relevé que cette initiative entend mettre en exergue la place importante de la femme sahraouie en particulier et marocaine en général dans différents domaines, à la lumière des grands progrès enregistrés dans le cadre du processus de promotion de l’égalité hommes-femmes au Maroc. Dans ce sens, Mariam El Hamidine a affirmé que la femme marocaine occupe de plus en plus de hautes fonctions et brille dans de nombreux secteurs vitaux au moment où plusieurs pays demeurent à la traîne en matière d’égalité hommes-femmes. Pour sa part, le président de l’Association OMMI pour la valorisation du patrimoine sahraoui en Belgique, Houcine Oilil, a souligné que l’exposition, qui met en exergue certaines facettes de la vie des femmes sahraouies et des nomades, est marquée également par la projection de vidéos mettant à nu la détresse des femmes et des enfants dans les camps de Tindouf sur le sol algérien, afin de sensibiliser l’opinion publique en Belgique à la nécessité de mettre fin au conflit artificiel autour du Sahara marocain et d’accepter la proposition d’autonomie. Cette exposition a été l’occasion pour les membres de la communauté marocaine résidant en Belgique d’exprimer leur solidarité et leur soutien indéfectibles pour la libération des femmes et enfants emprisonnés dans les camps de la honte et de dénoncer les conditions de vie inhumaines et la situation dramatique des droits de l’Homme qui prévaut dans ces zones de non droit.

Libération