Les États-Unis et le Mexique ont trouvé un accord sur l’immigration vendredi 7 juin. La menace de droits de douane sur les produits mexicains est donc levée.

C’est le président américain lui-même qui l’a annoncé sur Twitter vendredi :« Les Etats-Unis sont parvenus à un accord signé avec le Mexique. Les tarifs douaniers prévus pour être appliqués lundi par les États-Unis, contre le Mexique, sont donc suspendus indéfiniment », a-t-il écrit.

Après trois jours de négociations difficiles, c’est donc l’épilogue. On ne connaît pas encore le détail de l’accord, indique l’AFP.

« Des mesures sans précédent »

On sait seulement que le Mexique s’est engagé à prendre des « mesures sans précédent » pour lutter contre l’immigration clandestine, ont affirmé les deux pays dans une déclaration commune.

Selon ce texte, parmi ces mesures figure « le déploiement de sa garde nationale à travers le Mexique, en priorité à sa frontière sud » précise la déclaration.

« Le Mexique va aussi prendre des mesures décisives pour démanteler les organisations de passeurs et de trafiquants, ainsi que leurs réseaux illicites de transport et de financement », selon ce texte.

Mexico évite la taxation de ses produits

Mexico a donc cédé face à la menace d’une guerre commerciale. Donald Trump menaçait d’appliquer dès lundi des droits de douane de 5% sur tous les produits mexicains, qui auraient pu augmenter progressivement, si son voisin du Sud ne s’engageait pas à prendre des mesures suffisantes contre l’immigration clandestine.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a rapidement salué l’accord, sur Twitter également : « Grâce au soutien de tous les Mexicains, nous avons pu éviter l’imposition de droits de douane sur les produits mexicains exportés aux Etats-Unis ».

Du côté des chefs d’entreprises, écrit notre correspondant à MexicoPatrick John Buffe, c’est aussi la satisfaction, comme l’a exprimé le président du Conseil de coordination patronale, Carlos Salazar, qui considère néanmoins que le Mexique doit régler un problème en suspens : « Pour le bien du pays, nous devrons mieux ordonner ces processus de migration en respectant, comme ça a toujours été le cas, les droits de l’homme que nous avons maintenu comme un principe ». RFI